Maïa Plissetskaïa, 1925 – 2015

Maïa Plissetskaïa

Le monde de la danse perd l’une de ses perles rares, la danseuse illustre Maïa Plissetskaïa.

Née le 20 novembre 1925 à Moscou, Maïa Plissetskaïa avait été consacrée « Prima ballerina assoluta » par le Bolchoï qui n’a décerné cette distinction que deux fois dans son histoire.

D’un père ingénieur, fusillé en 1938 sous Staline, et d’une mère actrice de cinéma, envoyée dans un camp au Kazakhstan, comme « membre de la famille d’un traître à la patrie », Maïa, orpheline, est recueillie jeune par son oncle et sa tante. Elle entre au Bolchoï en 1943, et y dansera pendant presque 50 ans, s’imposant comme l’une des meilleures danseuses de sa génération.

A sa maitrise parfaite de la technique classique – notamment une fluidité des bras divine, typique de la tradition russe – elle ajoutera une interprétation personnelle aux grands rôles du répertoire, parfois jugée scandaleuse dans la danse soviétique.

Un soir, Joseph Staline décide de célébrer son anniversaire au Bolchoï. « J’avais peur. J’étais morte de trac et le parquet était une véritable patinoire. Je scrutais sans cesse le public, cherchant qui était responsable du malheur de ma famille », se souvient-elle dans ses mémoires.

« L’essentiel est d’être une artiste et de comprendre pourquoi tu es sur scène. Il ne suffit pas de bien lever la jambe »

Rêvant de dépasser les frontière de la Russie pour se frotter aux talents de d’autres chorégraphes, elle donne sa démission du Bolchoï en 1990. Maurice Béjart crée alors pour elle le ballet Ave Maïa qu’elle dansera jusqu’à son 80e anniversaire, toujours en scène bien après l’âge de la retraite pour les ballerines.

Maïa Plissetskaïa

 

En savoir plus :

Lire notre article sur le Bolchoi 

 

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