Mathilde Monnier en bande dessinée – Parution de ‘Mathilde : danser après tout’

Mathilde, danser après tout

L’une danse, l’autre dessine : rencontre entre Mathilde Monnier et François Olislaeger

Denoël Graphic en co-édition avec le Centre national de la danse publient un magnifique ouvrage autour de la danseuse et chorégraphe Mathilde Monnier.

© MATHILDE

Par l’alternance des pages colorées et du noir et blanc, les soupirs de doubles pages silencieuses, ce livre danse, bouge, bouscule notre perception de la danse dessinée. L’adéquation est parfaite entre la sobriété élégante du trait de François Olislaeger et l’intensité créative de la chorégraphe.

Ce projet éditorial naît de leur rencontre en 2008 au Festival d’Avignon ; lui veut danser, elle, l’invite à dessiner pendant les répétitions de sa nouvelle pièce Pavlova 3’23.

Tiens on va se mettre là : c’est ainsi que l’histoire commence, dans le bureau de la chorégraphe au cœur du centre chorégraphique de Montpellier que Mathilde Monnier dirige depuis 1993.

C’est là qu’elle se raconte à travers un parcours choisi de 6 pièces que François Olislaeger traduit graphiquement et ça vibre !

© MATHILDE

Retour aux sources avec Pudique acide-Extasis, les kilts revisités façon punk par Mathilde et son complice Jean-François Duroure, New-York, Cunningham, Copenhague et ses oiseaux… Mathilde Monnier intime, se livrant avec pudeur : le choc du réel, la page de François Olislaeger qui se fragmente, l’espace qui perd ses dimensions. La vie est plus forte que l’art dit Mathilde.

Sans doute mais Danser après tout, c’est la grande force de Mathilde Monnier, capable d’affronter les blessures de l’enfance (L’Atelier en pièces, Déroutes), d’oser les rencontres artistiques (La place du singe avec Christine Angot, 2008 vallée avec Philippe Katerine) ou de revisiter les classiques (Pavlova 3’23).

A travers ce beau livre (dans tous les sens du terme) on approche de façon sensible, pudique et vibrante l’art de la chorégraphe. On visite ses lieux, on s’invite à ses rencontres, on approche ses danseurs, on assiste à son travail, on applaudit à ses spectacles.

© MATHILDE

Le graphisme de François Olislaeger donne corps et chair aux personnages, la magie de la rencontre opère et une fois le livre refermé c’est dans la tête que la danse se poursuit.

MATHILDE Danser après tout

Mathilde Monnier et François Olislaeger

Une co-édition Denoël Graphic et Centre national de la danse

176 p., 24, 90 euros

En librairie le 7 mai 2013

Disponible sur Amazon :

 

Amateurs de BD de danse, découvrez notre article sur « Polina », de Bastien Vivès, ici. 

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