Solonely : quand un et un font presque deux – Cie ARCOSM

C’est à  un « two men show »  que se livrent Camille Rocailleux et Thomas Guerry dans leur dernière création : Solonely, si seuls, si doublement seuls !

Double solo, jeu de mots assumé du titre qui désarme le pathos d’entrée de jeu.

Thomas Guerry et Camille Rocailleux, Solonely, crédit photo J-C Bruet

Conte poétique qui interroge la solitude, choisie ou subie, solitude confidentielle ou tonitruante, solitude de l’anonyme ou de l’artiste. Deux solitudes parallèles qui se croisent un temps, tentent de se résoudre sans s’annuler vraiment.

Solonely crédit photo J-C Bruet

Tableaux cinématographiques, plongés dans une lumière qui évoque l’univers d’Edward Hopper, machinerie transformiste qui subvertit le drame en comédie rocambolesque ; la pièce est menée tambour battant dans un rythme de thriller. La pirouette de chute nous laisse en suspens, on s’envole dans un jeu à deux  dont l’issue nous appartient.

Ce nouveau spectacle  poursuit le travail d‘Arcosm, multipliant les passerelles entre danse, théâtre, musique, chant, percussions corporelles : tout est là  et le mélange prend. On aime le corps habité de Thomas, l’habileté musicienne des  mains de Camillle, les voix mêlées de ce duo improbable, a priori, tant leurs univers semblent étrangers. On rit des gags ou de l’absurde des situations créées, on s’émerveille de l’énergie déployée. Spectateur comblé par le show, au sens noble du terme !

Pari tenu et gagné, pour les deux complices remontés sur scène, seuls, pour nous donner ce duo, doux-amer, sombre et jubilatoire tout ensemble et on aime !

Solonely est encore à voir le 4 avril 2013 au Train Théâtre de Valence (26)

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