Portrait : Anasma, danseuse de belly-dance fusion

Anasma, danseuse, chorégraphe, professeur de danse, chanteuse et productrice ( !) nous raconte le belly-dance fusion.

Tu développes le concept de « belly dance fusion » ou « liquid fusion » de quoi s’agit-il ?

« Belly dance fusion » est un champ très vaste, dont le principe est de mélanger la danse orientale avec d’autres styles de danse (hip hop, flamenco, etc.). Regardez la programmation du festival Bellyfusion à Paris et ça vous donnera une idée de la créativité collective de notre milieu !

Anasma photographie de Dale Langdon

En « oriental fusion » beaucoup de danseuses sont ouvertes à tous types de mélanges (oriental flamenco, bellywood, oriental hip hop, tribal fusion…) Les danseuses de tribal fusion sont fanas de yoga en général.

« Liquid fusion » est une de mes fusions, qui désigne mon mélange hip hop et oriental très empreint de « waving », ou « smurfing » en français. Il s’agit du travail de vagues que j’ai pratiqué avec mon maître et ami Daniel E. Kelley III, dit Future, basé à NYC.

C’est une approche du mouvement très zen, très liée, où la fluidité ne s’arrête pas, la vague connecte une partie du corps à l’autre. C’est une forme très « holistic » comme disent les anglo-saxons, c’est à dire basée sur l’idée que tout ne fait qu’Un : on ne fait qu’un avec le monde, les autres, soi-même, le souffle et le mouvement, le physique et le mental, l’esprit et le corps, la main avec le pied et tout le chemin qui les relie. Passent au travers du corps la goutte d’eau, la rivière, la profondeur de l’océan, les animaux qui l’habitent, le tsunami…

Je travaille aussi sur une fusion salsa orientale, salsa hip hop orientale, wushu (qui est un art martial) oriental, le « World Fusion Théâtral », qui reprend toute la liste ci-dessus avec une approche théâtrale, éventuellement mimée… C’est du « Anasma » quoi !

La technique, les techniques… ne sont que des outils. Ce qui compte, c’est ce qu’on en fait ce qu’on construit avec… Le plaisir de développer sa trousse à  outils et l’expertise efficace et juste de leur maniement, c’est très important mais ce n’est pas la fin, c’est le moyen.

Comment expliques-tu le succès de ta pratique en Europe et aux Etats-Unis ?

Je pense que c’est une combinaison de travail et de chance.

La chance : une conjoncture favorable à la fusion dans le monde oriental, une envie de nouveauté, notamment grâce à la jeune génération de danseurs… Et une danse qui a été  popularisée mondialement par la tournée des Bellydance Superstars à partir de 2004 et la diffusion de leurs DVDs. Et puis de très belles rencontres qui sont aussi des tremplins pour ma carrière.

 

Le travail : je pense aussi que j’ai su me démarquer au sein de l’univers Oriental grâce à mon travail de danse-théâtre, au développement de personnages, à mes expressions faciales, à ma Fusion en elle-même. Je définis mon style comme Theatrical World Dance.

 

Pour suivre le travail d’Anasma :

 

Stage le 4-6 avril 2013 à Paris avec  Linda Faoro.

Facebook

Sortie de l’album Chance is Back en avril / mai.

Et bientôt : un spectacle solo, une troupe, une comédie musicale, un ou plusieurs spectacles interactifs, des DVDs…

« Beaucoup de projets, une seule vie, et 24 heures seulement dans une journée ! »

 

Photo de Une:  Joe Marquez

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