La BIDU est de retour !

Non ce n’est pas un OVNI mais la Biennale Internationale de Danse Universitaire de Grenoble ! Après trois premières éditions ayant réuni des universités venues des quatre coins du monde, la BIDU avait fait une pause pour se donner le temps de se ressourcer et de réfléchir à un nouveau portage. Son créateur, Yves Riazanoff, directeur du Service des Sports de l’université Pierre Mendès France et enseignant de danse contemporaine sur le campus de Grenoble, désire aujourd’hui relancer l’aventure en s’associant au Festival Auteurs de Troubles impulsé par Dominique Audin de l’université Lyon 1, événement également conçu en biennale.

La BIDU photo Olivier Humeau

Dessiner un axe Grenoble-Lyon

L’idée est de synchroniser les deux biennales par chevauchement, dessinant ainsi sur l’axe Lyon-Grenoble un continuum valorisant l’identité propre à chaque site en matière de danse universitaire : l’art du mouvement pour le festival Auteurs de troubles, l’interdisciplinarité et la prise de risque pour la BIDU.

La Bidu photo réalisée par Olivier Humeau

Les précédentes éditions de la BIDU étaient liées à des thématiques comme danse/photographies, danse/mathématiques, danse/musique, danse/théâtre, danse/nouvelles technologies. Elles constituaient aussi l’aboutissement de projets chorégraphiques internationaux réunissant des étudiants danseurs de plusieurs pays (Grenoble-Russie, Grenoble-Tunisie) sous la direction de chorégraphes issus des pays concernés. Elle prenait appui sur un partenariat fort avec La Rampe d’Echirolles, le CDC /Pacifique et l’Hexagone scène nationale de Meylan.

La BIDU Grenoble-Tunis, photo Olivier Humeau.

A travers les trois éditions on voit la richesse des partenariats : BIDU 1 en avril 2005 : Allemagne, Espagne, Lituanie, France/BIDU 2 en avril 2007 : Allemagne, Espagne, France, Russie avec Olga Pona, Jean-Claude Gallotta, Carlotta Ikeda, Sylvie Guillermin/BIDU 3 en novembre 2009 : Espagne, Italie, France, Russie, Tunisie avec Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou, Denis Plassard, Anna Redi, Boris Charmatz, Samuel Faccioli et Bérengère Fournier (Cie La Vouivre), Sergueï Kremniov, Hee Jin Kim.

 

S’inspirer de l’existant

Qu’il s’agisse du festival lyonnais Auteurs De Troubles ou du festival Acorps dirigé par Isabelle Lamothe, les rencontres de danse universitaire offrent des visages riches et variés en fonction des partenaires qui les soutiennent, du maillage territorial existant en terme de structures de formation et de diffusion de la danse (articulation école-collège-lycée-université, conservatoires et salles de spectacle).

La BIDU, photo réalisée par Laurence Fragnol

La grande majorité des festivals de danse universitaire actifs aujourd’hui invitent des artistes chorégraphes à partager ateliers de pratique et de création avec les étudiants – à l’instar du festival Auteurs De Troubles dont la quatrième édition aura lieu du 14 au 18 avril 2014 avec le soutien de  la Maison de la Danse/Théâtre Astrée/Centre Chorégraphique Pôle Pik/ Toï Toï Le Zinc,.

La BIDU, Sinnerman, photo Olivier Humeau.

L’Université de Poitiers ajoute aux ateliers de pratique et aux spectacles étudiants et professionnels, des ateliers de lecture chorégraphique, des conférences dansées, des espaces réflexifs et de nombreux moments de convivialité. Grâce au soutien du TAP, du Centre de Beaulieu et de la forte implication de la ville de Poitiers, le festival Acorps parvient à réunir étudiants et lycéens, français et étrangers autour d’artistes professionnels internationaux de très grande qualité.

L’Édition 2014 prévue en avril prochain explore la forme solo et développe la performance en milieu urbain.

La BIDU, photo réalisée par Laurence Fragnol

 

Utiliser toutes les ressources

Yves Riazanoff, fait aussi partie de l’équipe française qui a participé au projet européen Idocde dont l’objet est la documentation de l’enseignement en danse contemporaine. Ce vaste réseau implique des acteurs chorégraphiques de stature internationale, des centres de danse, des artistes, des pédagogues, des compagnies, qui, ensemble, alimentent Idocde, plateforme unique de mutualisation des pratiques dansées, d’archivages de données et de réflexions croisées.

La BIDU, photo Olivier Humeau.

Si Idocde présente les forces et faiblesses d’un projet encore en adolescence, il n’en constitue pas moins aujourd’hui un relais performant. Vaste réseau de ressources humaines, artistiques et structurelles, il peut devenir un partenaire précieux pour l’organisation de rencontres internationales de danse universitaire.

La BIDU, atelier avec la cie La Vouivre, photo  Olivier Humeau

Ce réseau pourrait nourrir des zones de confluence entre groupes universitaires européens, chorégraphes invités, structures locales. L’articulation se faisant à travers l’expérimentation de pistes artistiques singulières, la transmission horizontale de pratiques et de savoirs – le tout offrant un espace réflexif en dialogue avec le monde universitaire.

BIDU Grenoble -Tunis photo Olivier Humeau

Yves Riazanoff souhaite également développer ou réactiver des partenariats avec les structures culturelles locales et régionales, les collectifs de chorégraphes tels que Citédanse, les structures d’accueil et de diffusion comme le CDC/Pacifique, le CCNG, La Rampe ou l’Heure bleue.

 

La BIDU nouvelle édition, nouveaux objectifs

La BIDU 4 se déroulera en mars ou avril 2015 et sera portée par l’Université Pierre Mendès France de Grenoble. L’équipe organisatrice s’appuiera sur trois pôles de ressources :

BIDU Grenoble-Russie, photo Olivier Humeau

Les universités invitées qui, mobilisées par le réseau Idocde ou les réseaux partenaires, s’engagent à participer pleinement au programme proposé – groupe accompagné d’un chorégraphe référent.

Les lieux de diffusion, de recherche, d’aide à la création qui, au regard de leur ligne artistique et de leur politique territoriale, reconnaissent dans les rencontres universitaires internationales les valeurs et les enjeux qu’ils défendent.

Les partenaires territoriaux qui engagent des ressources financières ainsi que le tissu local grenoblois et Rhône alpin désireux de proposer des croisements originaux avec la danse – champs artistiques, scientifiques, technologiques, associatifs, alpins

 

La BIDU photo Laurence Fragnol

En définitive, la synchronisation de la BIDU avec le festival Auteurs de Troubles participe d’une idée simple : Lyon et Grenoble sont des pôles à forte activité universitaire et culturelle où l’on sait organiser des manifestations chorégraphiques universitaires de qualité. S’associer, mettre en commun et mutualiser contribue à l’idée d’une entité Rhône-alpine synergique et créative.

La Bidu photo Laurence Fragnol

Si vous souhaitez soutenir ce projet, vous pouvez contacter Yves Riazanoff à l’adresse suivante :

Courriel : yves.riazanoff@upmf-grenoble.fr  Mobile : 06 84 96 30 44

SUAPS Université Pierre Mendès France de Grenoble, 151, rue des Universités – DU – BP 47 – 38040 Grenoble cedex 9

Image de Une, La Bidu. Les photos de l’article ont été prises lors des différentes éditions de la BIDU par Laurence Fragnol ou Olivier Humeau.

 

Written By
More from Véronique

Tillandsia, création 2018 d’Anne Perbal, Cie Les yeux Grands Fermés

La performeuse orléanaise Anne Perbal présente demain jeudi 18 octobre à 18h...
Read More