La Biennale du Divers, Festival d’arts vivants au Collège des Bernardins  

La Biennale du Divers est un nouveau rendez-vous dédié aux arts vivants sous toutes leurs formes. Sa première édition, se tiendra samedi 11 juin 2016, et proposera dix heures de spectacles et de rencontres en continu. De 14h à minuit, les artistes sont invités à faire rayonner et résonner l’architecture de cette ancienne abbaye cistercienne du XIIIème siècle. Une promenade à travers les arts (danse, théâtre, musique, cirque, poésie sonore, performance, etc.), dans les différents espaces du Collège des Bernardins et pour tous les publics. Aujourd’hui le Collège est devenu lieu d’échange, de recherche et de formation. La transmission des savoirs et des regards, le métissage des formes et des cultures seront au cœur de cette journée placée sous le signe de la diversité, du partage et de l’attention.

La volonté des organisateurs est de créer un mini-festival qui reviendra à l’automne 2017 puis tous les deux ans : « La Biennale du Divers veut expérimenter de nouveaux espaces de rencontre entre les regards et les œuvres, entre les publics et les artistes. Les formes performatives et spectaculaires s’alterneront avec des temps de parole et de convivialité où chacun pourra découvrir, échanger et interpeller. La Biennale du Divers est l’occasion pour le Collège des Bernardins de renouer avec le compagnonnage initié en 2011 avec le programme « Questions d’artistes ». »

Nous ne parlons ici que des chorégraphes invités : Volmir Cordeiro, Vera Mantero et Mickaël Phelippeau. Mais de nombreux autres artistes venant du cirque, du théâtre, de la musique, du cinéma ou des arts plastiques participent aussi à l’événement.

Programme complet ici !

Programmation en danse

Mickael Phelippeau bi-portrait jean-yves_aldo abbinante
Mickael Phelippeau, bi-portrait Jean-Yves(c) Aldo Abbinante.

Mickaël Phelippeau : bi-portrait Jean-Yves (2008) à 14h et 18h dans la Nef.

Pièce chorégraphique de Mickaël Phelippeau. Interprétation : Jean-Yves Robert et Mickaël Phelippeau. Collaboration artistique : Maeva Cunci. Durée : 60 minutes

Mickaël Phelippeau introduit ce projet en écrivant : « Avec le souvenir d’avoir un jour voulu être moine, j’invite Jean-Yves, curé de Bègles, rencontré le 11 juin 2007 qui m’a lui-même accueilli en résidence à la maison paroissiale en novembre 2007. » Ce duo chorégraphique réunissant un danseur et un prêtre s’inscrit dans une démarche initialement photographique, conçue par Mickaël Phelippeau comme « prétexte à la rencontre ». L’artiste y échangeait sa tenue contre celle d’une autre personne qui revêtait l’habit de l’artiste.

Volmir Cordeiro, Rue, FIAC, 23 octobre 2015 (c) Marc Domage 1
Volmir Cordeiro, Rue, FIAC, 23 octobre 2015 (c) Marc Domage.

Volmir Cordeiro : Rue (2015) à 20h dans la Nef.

Chorégraphie et interprétation : Volmir Cordeiro. Percussion: Washington Timbó. Durée : 1h

Rue est le troisième solo du chorégraphe brésilien Volmir Cordeiro, originellement créé pour la Cour Marly du Musée du Louvre. Accompagné par le percussionniste Washington Timbó, la pièce est une réponse chorégraphique à la lecture des poèmes sur la guerre de Bertold Brecht. D’après Cordeiro « Le procédé est d’offrir mon corps au poème, afin de lui offrir une scène. Lorsque le poème s’incarne, là où la chair s’occupe des mots et de leur sens, le poème devient poudre, et ainsi dispersé, il laisse la place à des images génératrices d’autres sens. »

Vera Mantero
Vera Mantero, On peut dire de Pierre tous droits réservés.

Vera Mantero : On peut dire de Pierre (2011) à 22h30

Conception et interprétation : Vera Mantero. Bande-son : Gilles Deleuze (extraits de : Spinoza, Immortalité et Éternité). Montage son : Vera Mantero avec Vitor Rua et Antonio Duarte.Durée : 20 minutes

« En 2006, lors de la commémoration du World Dance Day, j’ai présenté une courte improvisation avec pour environnement sonore la voix de Gilles Deleuze qui donnait un cours sur Spinoza et ses concepts, présentant trois types de connaissance possibles pour l’être humain (le discours en question se concentre sur le premier type, le plus basique, celui que presque tout le monde utilise). J’ai modifié la temporalité du discours de Deleuze, mais de façon minimale, comme pour un discours qui a déjà des temporalités très particulières, j’ai ensuite basé mes mouvements sur l’insistance et la relation au sol : un corps qui s’appuie sur les espaces et les bouscule, et ce toujours vers la terre. Cette proposition est dans la même optique que plusieurs de mes autres projets, dans lesquels se rencontrent philosophie et intuition de l’interaction, le verbal et le non-verbal ainsi que le rationnel et l’irrationnel. » Vera Mantero

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Performance Pauline-Le-Boulba tous droits réservés.

Pauline Le Boulba : La Langue Brisée (2) à 15h et 18h30 dans le Cellier.

Performance de Pauline Le Boulba. Durée : 30 minutes.

« La langue brisée se réinvente à chaque nouvelle invitation mais le désir initial est toujours le même : partager une relation singulière avec une œuvre chorégraphique. Pauline Le Boulba appréhende l’analyse d’œuvre comme un espace possible pour relancer un geste, en proposer un autre, performer sa réception. Cet espace devient le lieu d’une critique autre, d’un autre genre et s’attache à rendre visible la réception d’une danse (vue, aperçue, rêvée..). Pour la Biennale du Divers, certaines œuvres programmées seront les supports au déliement de cette langue. Pauline Le Boulba mène une recherche-création au département Danse de l’Université Paris 8 – Vincennes Saint-Denis avec le soutien du Labex Arts H2H. Son travail est axé autour d’une critique en danse qu’elle déploie sous différentes formes (performances, essais littéraires, rap). »

 

Où et quand ?

Le samedi 11 juin 2016 au  Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy, 75005 Paris.

Informations et réservations

Tél. 01 53 10 74 44

contact@collegedesbernardins.fr

Image de Une, Volmir Cordeiro, Rue, FIAC, 23 octobre 2015 (c) Marc Domage.

 

 

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