Sens dessus dessous 8ème édition

Lancé dès l’arrivée de Dominique Hervieu à la tête de la Maison de la Danse, Sens dessus dessous est un trait d’union artistique entre deux éditions de la Biennale de la danse. Depuis sa première édition en 2013, la création y est à l’honneur, sous toutes ses formes. Le festival accueille artistes confirmés et artistes émergents dans un joyeux mélange. Pour cette 8ème édition, la Maison de la Danse propose un nouveau rendez-vous afin d’approfondir la relation des spectateurs avec la création chorégraphique. Trois jeunes compagnies de la Région Auvergne-Rhône-Alpes montreront, lors du festival, des « maquettes chorégraphiques », lors de Créations en cours : La Compagnie Aniki Vóvó, le collectif A/R et la Compagnie Kopfkino sont les premiers invités. Le festival dispose d’un nouveau lieu de diffusion puisque Bonlieu / Scène nationale d’Annecy le rejoint et propose Crowd de Gisèle Vienne. C’est donc un festival “augmenté” qui se déroulera cette saison avec neuf propositions et deux nouveaux venus : le chorégraphe de la région Pierre Pontvianne, qui a marqué les esprits lors de la dernière Biennale de la danse, et La Veronal, étonnante compagnie espagnole interdisciplinaire. Enfin, la Maison de la Danse donne rendez-vous au public pour passer gratuitement un moment Sens Dessus Dessous, une soirée « Extra » inspirée de l’univers musical, digital et performatif du collectif (LA)HORDE, le samedi 14 mars. Dj set, courts-métrages d’art, blindtests déjantés et expériences VR…

Au programme 

La Veronal, Pasionaria, lundi 9 mars à 20h et Mardi 10 mars à 20h30, Maison de la Danse

Pasionaria, La Veronal (c) Alex Font.

Pasionaria interroge le détachement émotionnel vers lequel nous nous dirigeons. C’est une réflexion sur l’idée de progrès qui nous est imposée. Un monde artificiel où on nous entraîne et jette violemment, où l’individualisme et la lâcheté transforment notre monde actuel en un lieu peuplé d’adultes sans défense. Un futur qui évidemment est trop loin de nous.
Pasionaria / Création 2018. Conception, direction artistique et chorégraphie : Marcos Morau en collaboration avec les danseurs. Assistante à la chorégraphie : Lorena Nogal. Dramaturgie : Roberto Fratini, Celso Giménez. Scénographie : Max Glaenzel. Costumes : Silvia Delagneau. Son : Juan Cristóbal Saavedr. Vidéo : Joan Rodon, Esterina Zarrillo. Lumières : Bernat Jansà. 8 interprètes

Oona Doherty,  Lady Magma, lundi 9 et mardi 10 mars à 20h30, espace A.Camus de Bron

Lady Magma, Oona Doherty (c) Lucas Trufarelli.

Artiste associée à la Maison de la Danse depuis 3 ans, le public l’a retrouvée lors de la dernière Biennale de la danse avec Hard to Be Soft, mettant en scène les rituels de la masculinité à Belfast, la capitale de son Irlande du Nord natale. Avec une franchise singulière et un engagement physique à la mesure de ses projets ambitieux, Oona Doherty parle cette fois des femmes dans Lady Magma. Conçue comme une célébration dionysiaque, cette nouvelle pièce réunit cinq interprètes venues d’Irlande et d’Europe dans une transe commune sur fond de musique funk. En multipliant les sources, d’histoires de sorcières en rituels païens, celtiques ou hindous, Oona Doherty cherche à retrouver une connexion animale dont l’énergie est capable de cueillir le public. Ce faisant, elle offre à ses danseuses une chorégraphie en forme de libération et magnifie sans détour la force vitale et sexuelle du corps féminin.
Lady Magma/ Création 2019 • Artiste Associée. 5 danseuses – Création lumière et scénographie Claran Bagnall – Création son David Holmes – Création vidéo Lucas Truffarelli – Crédit photographique Lucas Truffarelli. Production Oona Doherty Dance, Prime Cut Productions. 

(LA) HORDE, Marry me in Bassiani, vendredi 13 mars et samedi 14 mars à 20h30, Maison de la Danse


Il y a quelques mois, les jeunes de Tbilissi manifestent sur de la techno devant le parlement de leur pays afin de contester les raids qui ont eu lieu dans plusieurs clubs de la ville ; nouveaux lieux d’émancipation de la jeunesse. Encore une fois dans l’histoire de la Géorgie, la danse devient une forme de contestation pacifique par les corps. Après nos rencontres avec des danseurs du Ballet national Sukhisvili, et en discutant avec eux, nous avons compris combien les influences essayaient de coexister dans ce pays, et combien les jeunes y étaient impliqués politiquement. Une force pour une danse contemporaine pleine de sens qui résiste aux possibilités décoratives du geste.

Marry me in Bassiani / Création en 2019. Production : (LA)HORDE. Conception et mise en scène : (LA)HORDE – Marine Brutti, Jonathan Debrouwer, Arthur Harel. Composition musicale : Sentimental Rave. Design sonore : Jonathan Cesaroni. Musique traditionnelle : Tamaz Beruashvili, Aluda Janashvili, Davit Qavtaradze (musiciens), Zaza Gochitashvili (régisseur son), Tornike Gabriadze, Ciuri Mchedlidze (chanteu.r.se.s). Mixage musique traditionnelle : Bar Zalel et remixé par Zed Barski. Scénographie : Julien Peissel, assisté de Léa Chardin et Elena Lebrun. Construction du décor : atelier du Grand théâtre de Loire-Atlantique. Conception lumière : Patrick Riou et Boris Eisenmann. Assistants artistiques : Lily Sato et Julien Ticot. Styliste costumes : Juan Corrales en collaboration avec Y/PROJECT. Regard extérieur : Jean-Christophe Lanquetin. 15 interprètes de l’ensemble IVERONI et le maître de ballet Kakhaber Mchedlidze.

Pierre Pontvianne, MASS, samedi 14 mars 2020 à 20h30,  Pôle en Scènes, Espace Albert Camus, Bron

MASS, Pierre Pontvianne©lenapinonlang.


MASS est une pièce sans retenue, c’est une pièce qui se déroule férocement. C’est une fresque, une immense image composée d’une multitude d’images. C’est une chaîne immémoriale nourrie par sa propre disparition. Elle se prolonge à l’infini. Jusqu’à ce que de nouveaux attracteurs se percutent. Jusqu’à ce que sa direction change. Jusqu’à l’inouï.
MASS / Texte de David Mambouch / Une création 2018. Chorégraphie & conception : Pierre Pontvianne. Conception sonore : Pierre Pontvianne. Extraits musicaux : Gidon Kremer & Kremerata Baltica The Art of Instrumentation: Homage to Glenn Gould. Texte original Sarabande écrit et interprété par David Mambouch. Enregistrement voix : Marion Leclercq. Lumière : Valérie Colas. Décor : Pierre Treille. 7 Interprètes

Amala Dianor The Falling Stardust, mardi 17 mars à 20h30 et mercredi 18 mars à 20h00*, Maison de la Danse

The Falling Stardust, Amala Dianor©Jeff Rabillon.


Le métissage est un prétexte à la danse. Je veux donner à voir le danseur avec son identité et son caractère pour qu’il puisse œuvrer et travailler avec les autres. Ce processus permet de raconter des histoires qui ne sont pas inhérentes à la chorégraphie mais qui permettent justement que chacun puisse créer sa propre histoire. La plupart des danseurs viennent de la danse classique mais je certains que certains soient plus proches de mon esthétique. Ce qui m’intéresse c’est de pouvoir avoir un panel de vocabulaires et d’esthétiques afin de retrouver et perdre des schémas que l’on a l’habitude d’identifier (…)
The Falling Stardust / Création 2019. Chorégraphie : Amala Dianor, assisté de Rindra Rasoaveloson. Scénographie et costumes : Clément Debras. Lumières : Xavier Lazarini. Musique : Arwir Léon. 9 interprètes

Gisèle Vienne, Crowd, mercredi 25 mars à 20h30, Bonlieu – Scène nationale Annecy

Interprétée à des rythmes très variés, tantôt rapides tantôt très lents, Crowd est une pièce hypnotique d’une liberté totale. Une exploration du rapport au corps, de l’érotisme et de la sexualité au sein d’un groupe social. Sur un sol de terre jonché de gobelets en plastique écrasés, une fête se poursuit. Les corps vêtus de tee-shirts, sweats, jeans se frôlent, s’enlacent, se repoussent au rythme de la musique techno de Detroit ; les mouvements sont saccadés, décalés ou exécutés au ralenti, tels des fragments d’un montage vidéo. La chorégraphe franco-autrichienne invente, avec son acolyte dramaturge Dennis Cooper, un véritable langage urbain sans mots : celui de la jeunesse et du rapport universel au désir et à la violence.
Crowd / Création 2017. Conception, chorégraphie et scénographie : Gisèle Vienne. Assistée de Anja Röttgerkamp & Nuria Guiu Sagarra. Lumière : Patrick Riou. Dramaturgie : Gisèle Vienne & Dennis Cooper. Costumes : Gisèle Vienne en collaboration avec Camille Queval & les interprètes. Musique Underground Resistance, KTL, Vapour Space, DJ Rolando, Drexciya, The Martian, Choice, Jeff Mills, Peter Rehberg, Manuel Göttsching, Sun Electric & Global Communication. Montage et sélection des musiques : Peter Rehberg. Conception de la diffusion du son : Stephen O’Malley. 15 interprètes

Créations en Cours, Studio Jorge Donn, Maison de la Danse

O Canto do sapo, Joana Schweizer, vendredi 13 mars à 18h30

Cie Aniki VóVó, Joana Schweizer et Gala Ognibene. Conception Joana Schweizer en collaboration avec Gala Ognibene. Chorégraphie et interprétation Joana Schweizer . Scénographie Gala Ognibene. Musicien Simon Deslandes. Son Guilhem Angot. Lumière Arthur Gueydan. Crédit photographique Nicolas Boulain.

La séance, Benjamin Coyle / Cie Kopfkino, vendredi 13 mars à 19h00

Chorégraphie Benjamin Coyle. Interprètes Benjamin Coyle et Lauriane Douchin. Musique Gilles Poizat. Plasticienne Fanny Maugey. Dramaturgie Konrad Kaniuk. Lumière Julien Poupon. Costume Marie Odin. Production Nadia Polle. Crédit photographique Garance Li.

Placement libre, Collectif AR, mardi 17 mars à 19h00

Conception, chorégraphie et interprétation Thomas Demay et Julia Moncla. Musique Franz Schubert, Paul Changarnier. Dispositif sonore et Régie son Anouk Audart. Texte Ella Balaert. Costumes Emilie Piat. Regard extérieur Marie-Lise Naud, Sébastien Hervier. Crédit photographique Anne-Laure Étienne.

Et aussi soirée C’est extra, samedi 14 mars de 18h30 à 00h, Maison de la Danse, soirée gratuite.

La Maison de la Danse sera Sens Dessus Dessous avec la soirée C’est Extra inspirée de l’univers musical, digital et performatif du collectif (LA)HORDE. Dj set, courts-métrages d’art, blindtests déjantés et expériences VR sont au programme et à découvrir gratuitement dans les différents espaces de la Maison de la Danse.

Au vidéo-bar Ginger & Fred 19h et 21h Blindtest. Des Rolling Stones à Dalida, en passant par Beyoncé et les Pixies, Nina & Simone en donnent pour tous les goûts et font gagner des cadeaux Maison !

De 21h45 à 00h DJ Set – Warum X Neskeh. Le duo promet un design sonore sensible et singulier, un dancefloor mélodique et rythmé.

Dans la salle Jacques Demy projections de films (LA)HORDE avec comme sujet le corps en mouvement, le collectif développe des scénarii dans des problématiques contemporaines. A découvrir 5 de leurs vidéos d’art de 18h30 à 21h30.

Dans l’espace exposition tirées du catalogue VR 360° d’Arte, cinq productions numériques 360° et une fiction VR, Gloomy eyes, sont à voir de 18h30 à 23h.

Dans la grande salle spectacle Collectif (LA)HORDE Marry me in Bassiani à 20h30 – Spectacle payant

Où et quand ?

Festival Sens dessus dessous du 9 au 25 mars 2020 à la Maison de la danse de Lyon, à l’espace Albert Camus de Bron et à Bonlieu, scène nationale d’Annecy. Tout savoir c’est ici !

Image de Une, visuel de la 8ème édition du Festival Sens dessus dessous tous droits réservés.

Written By
More from Véronique

L’Automne de la Danse à Lyon

Pour accompagner l’automne en douceur et avec énergie, La Maison de la...
Read More