Suresnes Cités danse 2020

Suresnes Cités danse 2020 se tiendra exceptionnellement hors les murs pour sa 28ème édition, puisque depuis avril 2019, le Théâtre de Suresnes Jean Vilar a fermé ses portes quelques mois pour d’importants travaux d’agrandissement et de modernisation de sa grande scène. En voisin,  Théâtre André-Malraux de Rueil-Malmaison accueille le Festival pour quatre week-ends exceptionnels qui proposent 5 créations Bouziane Bouteldja — Telles quelles / Tels quels Nawal Lagraa Aït Benalla, Abou Lagraa — Premier(s) Pas, Mickaël Le Mer — Butterfly, Salim Mzé Hamadi Moissi — Massiwa, diffusées lors de 11 représentations. Des  spectacles signés par 6 chorégraphes et interprétés par 43 danseurs.
Suresnes cités danse, créé et dirigé artistiquement par Olivier Meyer depuis 1993, poursuit son évolution et son  interrogation constante pour faire vivre le meilleur de la danse des cités et donner droit de cité à de nouvelles formes chorégraphiques. Mêlant grandes compagnies et nouveaux talents, le festival est un espace pour fidéliser un public et attirer une nouvelle audience à travers des formes artistiques ou esthétiques différentes.

Programme

En ouverture deux créations Massiwa et Telles quelles/ Tels quels, samedi 11 janvier 21h et dimanche 12 janvier 17h

Massiwa création, Salim Mzé Hamadi Moissi

Soyons fous, Salim MZE HAMADI MOISSI aka Seush (c) Benoîte Fanton.

Après la programmation de Soyons Fous de la compagnie Tché-Za au festival Suresnes cités danse en 2019, le Théâtre de Suresnes Jean Vilar a passé commande à Salim Mzé Hamadi Moissi d’une nouvelle pièce. En ouverture de la 28e édition du Festival, le spectacle Massiwa (qui signifie «les îles» en comorien) ouvre de nouveaux horizons à la danse hip hop. Dans cette pièce pour sept interprètes, Salim Mzé Hamadi Moissi nous convie à un voyage inhabituel au sein de cet archipel volcanique de l’Océan Indien où il est né et a grandi. Pour quelles raisons aime-t-on le lieu d’où l’on vient? Qu’a-t-on envie d’en transmettre aux autres? Comment en conserver la beauté et l’originalité? Celui qui assure à ceux qui visitent les Comores : «si tu viens chez moi, tu ne voudras pas retourner chez toi tellement tu vas aimer», dresse un portrait en quatre tableaux de la vie d’un Comorien d’aujourd’hui. Inspiré par des danses traditionnelles comme le wadaha, style féminin, ou encore le shigoma et le biyaya, Salim Mzé Hamadi Moissi nous emporte sur des rythmes afro et classiques.
Interprètes : Ahmed Abel-Kassim, Fakri Fahardine, Toaha Hadji Soilihy, Mzembaba Kamal, Abdou Mohamed, Ben Ahamada Mohamed, Mohamed Oirdine. Commande et production Théâtre de Suresnes Jean Vilar / festival Suresnes cités danse 2020. Avec le soutien de Cités danse connexions. En collaboration avec la Compagnie Tché-Za (Comores).

Telles quelles / Tels quels création, Bouziane Bouteldja

Réversible, Bouzian Bouteldja (c) Gilles Rondot.

Le titre de la nouvelle pièce de Bouziane Bouteldja Telles quelles / Tels quels met d’emblée en miroir les femmes et les hommes. Avec trois danseuses et quatre danseurs, marocains et français, le chorégraphe questionne l’identité des jeunes générations dans un monde globalisé qui atténue apparemment les différences culturelles en plongeant tout le monde dans le même remix. En s’emparant des histoires individuelles contrastées de chacun, collectées au fil des répétitions, Bouziane Bouteldja veut ausculter l’évolution des rapports entre les femmes et les hommes, celle de l’égalité des sexes, de la construction du genre, de la religion. Autant de thèmes délicats et périlleux que le chorégraphe hip hop exacerbe dans une danse intense, nourrie de hip hop et de traditions, qui sait aller au contact avec l’autre. Sept ans après le duo Altérité, créé avec Coraline Lamaison, et qui remporta le premier prix du concours [Re]connaissance, Bouziane Bouteldja s’attaque une fois de plus à des questions de fond pour casser les clichés, en particulier orientalistes, et dégager une autre harmonie pour tous.
Interpètes : Mouad Aissi, Allison Benezech, Zineb Boujema, Soufiane Faouzi Mrani, Naïs Haïdar, Redouane Nasry, Fatima Zohra El Moumni. Dramaturgie Coraline Lamaison et Bouziane Bouteldja. Lumières Pocho Epifanio. 

Vertikal, Mourad Merzouki, vendredi 17 et samedi 18 janvier 21h et dimanche 19 janvier 17 h

Vertikal, Mourad Merzouki (c) Karo Cottier.


Avec le bien nommé Vertikal, Mourad Merzouki lance dix interprètes à l’assaut de hautes parois. L’enjeu de ce nouveau défi: faire basculer le hip hop et son vocabulaire du côté de la varappe et de l’envol. Equipés de baudriers, arrimés à la paroi mais décollant aussi large, les danseurs-acrobates impulsent des allers-retours permanents enveloppés par une énergie spiralée. Ils renversent les perspectives le long d’un fil élastique qui relie le sol et le ciel en faisant oublier la gravité. Libérant une énergie intense et douce aussi, ils s’accrochent, tournoient et planent, auréolant les mouvements d’une qualité inédite. Avec Vertikal, Mourad Merzouki envoie valser son écriture en propulsant la technique hip hop vers une nouvelle virtuosité. La suspension dans tous ses états convoque un lyrisme en apesanteur sur les envolées musicales d’Armand Amar.
Interprètes : Francisca Alvarez, Rémi Autechaud, Kader Belmoktar, Sabri Colin, Nathalie Fauquette, Pauline Journé, Vincent Lafif, Maud Payen, Manon Payet, Teddy Verardo. Création musicale Armand Amar. Mise à disposition d’un espace scénique aérien Fabrice Guillot / Cie Retouramont. Assistante du chorégraphe Marjorie Hannoteaux. Lumières Yoann Tivoli, assisté de Nicolas Faucheux. Scénographie Benjamin Lebreton. Costumes Pascale Robin, assistée de Gwendoline Grandjean. Production Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Käfig. 

Butterfly, Mickaël Le Mer, vendredi 24 et samedi 25 janvier 21h et dimanche 26 janvier 17h

Butterfly, Mickaël Le Mer (c) Philippe Bertheau.

Prononcez Butterfly et immédiatement des images de papillons multicolores, pures apparitions virevoltant dans l’air surgissent. Cette vision d’une beauté magique irrigue la nouvelle pièce intitulée Butterfly, de Mickaël Le Mer. En choisissant comme source d’inspiration le papillon, évoquant pour lui l’évolution, la métamorphose et la joie, le chorégraphe hip hop compte entraîner ses neuf interprètes, six hommes et trois femmes, tous hip hopeurs originaires de France, du Japon, d’Allemagne, des Pays-Bas, vers des contrées propices à la transformation. En créant un parallélisme entre le trajet d’un papillon et celui de l’humain, Mickaël Le Mer pointe la capacité permanente d’adaptation que doit développer l’homme en particulier aujourd’hui dans une société mutante qui file toujours plus vite. Il entend aussi injecter dans son geste la légèreté, l’infinie délicatesse du vol du papillon qui semble ne jamais s’arrêter. Une bulle d’euphorie se pose sur scène pour inviter à entrer dans un monde insouciant et libre. Elle s’appelle Butterfly.
Interprètes : Khalil Chabouni, Noé Chapsal, Bruce Chiefare, Maxime Cozic, Dylan Gangnant, Andréa Mondoloni, Naïma Souhaïr, Naoko Tozawa, Dara You. Scénographie. Guillaume Cousin. Régie lumière Nicolas Tallec. Régie son François Baron. Production Compagnie S’Poart.

Premie(s) Pas création, Nawal Lagraa Aït Benalla, Abou Lagraa, vendredi 31 janvier  et samedi 1er février 21h et dimanche 2 février 17 h

Premier(s) Pas, Nawal Lagraa Aït Benalla et Abou Lagraa (c) Eric Boudet.

Avec deux volets en miroir, l’un signé par Abou Lagraa, l’autre par Nawal Lagraa Aït Benalla, Premier(s) Pas reflète un double geste masculin et féminin au plus près des dix interprètes choisis pour y participer. Pour sa pièce, Nawal Lagraa, qui revendique une écriture enracinée dans l’engagement physique et mental, la résistance et une forme d’héroïsme de soi, table sur les différents langages –classique, contemporain, jazz et hip hop– des danseurs. Elle en extrait une veine chorégraphique nourrie et puissante qui fait feu de tous les styles en distinguant la singularité de chacun. Loin de toute notion de frontière et d’a priori, la chorégraphe veut faire apparaître des points communs. Sur une composition musicale d’Olivier Innocenti écrite à partir de l’Agnus Dei de Samuel Barber, ce spectacle prend à bras le corps l’espace pour y convoquer la beauté, l’innocence, la lutte et l’émancipation.

Épatant projet que Premier(s) Pas. «Une nouvelle chance pour revenir à la danse», piloté par Abou Lagraa en complicité avec Les Fondations Edmond de Rothschild. En acceptant de soutenir et de mettre en scène de jeunes artistes ayant traversé des difficultés professionnelles variées, le chorégraphe, qui a sélectionné dix interprètes hip hop, contemporain et jazz pour cette pièce, va lever un vent de rébellion et de liberté sur le plateau. En travaillant au corps les frustrations des uns, les humiliations des autres, Abou Lagraa compte sur sa gestuelle ample, organique et profonde pour rassembler chacun dans un flux miroitant de sensations. En ligne de mire de ce projet militant : retrouver l’estime de soi et la confiance en la vie pour mieux impulser un nouvel imaginaire artistique. Soufflée par des musiques de Bach, cette pièce, qu’Abou Lagraa voit comme un «révélateur», va charger les jeunes interprètes de nouvelles munitions pour se tailler un avenir selon leur désir.
Interprètes : Justine Bennaghmouch Christinn, Anne-Caroline Boidin, Yari De Vries, Valentin Genin, Margot J.Libanga, Jethro Kitutila Furaha, Johanna Maledon, Rhiannon Morgan, Larbi Namouchi, Angéla Urien. Musique Olivier Innocenti à partir de Agnus Dei de Samuel Barber, Jean Sébastien Bach, Sonates pour violon interprétées par Hélène Schmitt. Créateur lumière Alain Paradis. Costumière Charlotte Pareja Compagnie La Belle Trame. Production Compagnie La Baraka.

Autour des spectacles

Bords de scène 

A l’issue de la représentation, le public est invité à rencontrer l’équipe artistique qui répond aux questions lors d’un échange convivial en bord de scène.

Samedi 25 janvier à l’issue de la représentation de Butterfly

Samedi 1er février à l’issue de la représentation de Premier(s) Pas

Deux ateliers de danse hip hop

Atelier d’initiation hip hop, samedi 11 janvier 10h 30 à 12h 30, Médiathèque de Suresnes

Destinée aux enfants de 7 à 9 ans, cette initiation à la danse hip hop est animée par un·e danseur·seuse professionnel·le. Entrée libre sur inscription obligatoire : mediatheque-suresnes.fr ou au 01 41 18 16 69

Atelier hip hop ados-adultes samedi 11 janvier 14h à 17h

Atelier destiné aux amateurs de tous niveaux (dès 14 ans) et réservé en priorité aux détenteurs de billets d’un des spectacles de Suresnes cités danse 28ème édition. Cet atelier est accessible gratuitement sur inscription obligatoire : theatre-suresnes.fr/autour-des-spectacles ou au 01 41 18 85 94

Cités danse connexions

Cités danse connexions est né en 2007 de la volonté de soutenir la jeune création chorégraphique hip hop en initiant des rencontres entre artistes d’horizons divers et en favorisant l’émergence de danseurs et chorégraphes repérés. Depuis 2012, avec la danse hip hop comme chemin d’accès à la culture, Cités danse connexions offre à 150 collégiens et lycéens des Hauts-de-Seine un parcours artistique construit en lien avec les enseignants. Amala Dianor est, pour une nouvelle saison, chorégraphe associé à Cités danse connexion. Cette collaboration s’inscrit dans la continuité d’une complicité entamée il y a une quinzaine d’années avec ce danseur et chorégraphe.

Où et quand ?

Festival Suresnes Cités danse du 11 janvier au 2 février 2020 au Théâtre André-Malraux de Rueil-Malmaison. Tout savoir c’est ici !

Image de Une, visuel de Suresnes Cité danses 2020 crédit photo

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