Riche saison danse à La Rampe d’Echirolles

Pourquoi développer ici spécifiquement la programmation danse de La Rampe d’Echirolles ? Pour son accueil réitéré du concours chorégraphique (Re)connaissance et pas plus tard qu’en2017. Pour ses résidences de création d’artistes chorégraphiques (CieMalka, Cie Epiderme, Cie Arcosm). Pour son soutien à des projets chorégraphiques participatifs, Vies violences de la cie Malka. Pour son implication à œuvrer sur le territoire grenoblois à la diffusion de la danse contemporaine sous ses formes les plus diverses et en programmant artistes locaux comme internationaux. Pour toutes ces raisons, mais aussi pour saluer le travail de son ancien directeur Jacky Rocher et pour souhaiter bienvenue à sa remplaçante Joséfa Gallardo, nous avons eu envie de le faire.

Au programme solo, duos ou pièces de groupe, du répertoire réinterprété, des découvertes et des éblouissements poétiques, de la danse mâtinée de vidéo, du burlesque et aussi le monde dans sa complexité, une palette de techniques et chaque fois une exigence artistique assumée pour un voyage chorégraphique au long cours.

Triple Bill#1 Kader Attou, Jann Gallois et Tokyo Gegegay jeudi 4 et vendredi 5 octobre 20h

Triple Bill #1 – photo Tokyo Gegegay – © Arisak.

La saison démarre en fanfare avec Triple Bill#1 pièce diffusée dans le cadre de la Biennale de la danse de Lyon et de Japonismes 2018, pièce événement qui regroupe 3 chorégraphes Kader Attou, Jann Gallois et Tokyo Gegegay autour d’une collaboration artistique mêlant culture française et japonaise de la danse hip hop. Un plateau partagé pour un projet inédit et une danse plurielle. Répétition publique le jeudi 4 octobre à 14h30. Gratuit. Places limitées, réservation conseillée.

Flux, Yan Raballand, Cie Contrepoint jeudi 18 octobre 20h

Flux, Yan Raballand (c) Olivier Bonnet.

La compagnie Contrepoint de Yann Raballand nous invitera ensuite dans un Flux qui s’interroge sur le passage de l’immobilisme au mouvement. Pièce dialogue pour 8 interprètes et six projecteurs automatiques qui sera répétée et créée sur le plateau de La Rampe. Pièce précédée d’un avant-propos à 18h30 avec Florence Poudru, historienne de la danse (gratuit, places limitées, réservation conseillée) et suivie d’un bord de plateau avec les artistes à l’issue de la représentation.

SEИS Thomas Gerry, Cie Arcosm, mardi 6novembre à 20h, mercredi 7 novembre à 10h en scolaire puis à  14h30

SEИS, Cie Arcosm © Nicolas Sénégas.

On retrouve la Cie Arcosm qui a occupé le plateau de la Rampe régulièrement ces dernières saisons avec Bounce!, Sublime, Subliminal, Surprises Party en juin dernier. Thomas Guerry revient et réunit pour l’occasion quatre interprètes d’origines et d’âges variés avec l’envie d’inviter les spectateurs à perdre la logique pour plonger dans les sensations, les émotions et le moment présent. L’expérience commence avant le spectacle avec un court-métrage que chacun peut visionner de son côté. Pour visionner le court-métrage avant de découvrir le spectacle, c’est ici ! : https://vimeo.com/262186786

Troubler les sens dans une expérience joyeuse à partager en famille ou en tribu ! Après le spectacle, venez danser avec la Cie Arcosm le mercredi 7 de 16h30-18h tous sont invités à prolonger ensemble le spectacle autour d’un temps de pratique !

Giselle Dada Masilo, mercredi 21 et jeudi 22 novembre à 20h

Giselle, Dada Masilo © Stella Olivier.

Après Carmen et Swan Lake, Dada Masilo et ses onze danseurs sud-africains, poursuivent leur relecture du répertoire classique pour le déconstruire et en proposer une interprétation très personnelle. Sa Giselle est n’est plus la frêle jeune fille prête au sacrifice, elle ne pardonne pas ! Le deuil, le chagrin, la colère et la revanche seront au cœur de cette relecture. Giselle devient une icône féministe sur une partition sonore inédite mêlant musique originale, percussions africaines et voix. Pièce précédée d’un avant-propos le jeudi 22 novembre à 18h30 avec Florence Poudru, historienne de la danse (gratuit, places limitées, réservation conseillée) et suivie d’un bord de plateau avec les artistes à l’issue de la représentation.

Un instant 220 volts – saison 1, Cie Propos, La Ponatière jeudi 6 décembre 20h

Un instant-220 volts, Cie Propos @ Emmanuel Rojas et Denis Plassard.

Proposition particulière pour laquelle Denis Plassart se place en meneur de jeu et fixe toute une série de règles pour un appel à projet ouvert à tous les créateurs, porteurs d’un projet chorégraphique singulier. Pour cette première saison de 220 volts, chacun des quatre créateurs retenus doit proposer une version chorégraphique d’une photographie commune mettant en mouvement trois mêmes interprètes. Une seule exigence technique : une prise branchée sur 220 volts. Cela donne Moitié-Moitié pour Claire Lefèvre et ses sirènes avec perruques blondes, strass et harpes, alors que se déploient les Volutes de Mélanie Lomoff qui imagine un magma énergétique quand Christophe Garcia avec  Fugue #2, rêve de ciseler dans le mouvement les mailles serrées d’un filet alors Philippe Vuillermet croit que son Ressac peut déchirer l’espace. Représentation suivie d’un bord de plateau avec les artistes à l’issue de la représentation.

Sisyphe heureux, François Veyrunes, Cie 47•49, jeudi 13 décembre à 20h

Sisyphe heureux, François Veyrunes © Guy Delahaye.

Le dernier volet de Une Trilogie Humaine, Sisyphe heureux après être passé cet été à Avignon, vient enchanter le plateau de La Rampe par la calligraphie des corps de ses six danseurs et la poétique subtile du mouvement qu’il compose, François Veyrunes signe un spectacle puissant, empreint de beauté, de douceur et de virtuosité dans lequel il convoque et questionne notre capacité à agir sur le monde. Répétition publique à 15h30. Gratuit. Places limitées, réservation conseillée. Un éclat chorégraphique  de Sisyphe heureux sera présenté dans le hall de l’Hôpital Sud le jeudi 15 novembre à 17h.Entrée libre et gratuite.

Les déclinaisons de la Navarre, PJPP La Ponatière, jeudi 10 janvier à 20h

Les Déclinaisons de la Navarre, PJPP © Claire Hardant.

Henri de Navarre rencontre la future reine Margot. Claire Laureau et Nicolas Chaigneau décident de rejouer cette scène à l’infini et à leur manière, du drame romantique à la comédie burlesque. Détournements de situations, caricatures, contraintes physiques décalées, ralentis, flashbacks, tout est bon dans ces variations stylistiques, sonores et musicales, pour se jouer du dialogue original.. Au fil de ces déclinaisons, ils réécrivent les dialogues et trouvent une multitude d’angles d’attaque.. Entre danse, théâtre et performance, les scènes s’enchaînent à un rythme effréné sans perdre le fil d’une écriture exigeante qui réussit le pari de parler d’amour en joignant la poésie à l’humour. Représentation suivie d’un bord de plateau avec les artistes à l’issue de la représentation.

Les rois de la piste, Thomas Lebrun, jeudi 24 janvier à 20h

Les rois de la piste, Thomas Lebrun © Frédéric Iovino.

Soirée de feu et de folie assurée avec ces dancing queens et kings d’un soir ! Ambiance disco, imprimés panthère et chaînes en or pour cinq interprètes qui donnent vie à une galerie de près de quarante personnages prêts à tout pour être vus. C’est hypnotique, burlesque, vif, cruel et audacieux ! Défilant à la vitesse du stroboscope, sur des musiques disco, funk, house, techno, sur une piste d’un mètre par un mètre, on croise un moustachu en santiags, un bellâtre gay mal fagoté, un James Brown de pacotille, une sexy-pétasse à perruque rouge… Progressivement les soli deviennent duos, trios pour finir dans un unisson mêlant les genres, les milieux et les époques et dévoilant en toute crudité une comédie sociologique du paraître pour mieux exister. Disco dance floor, 5 personnages des Rois de la piste vous retrouvent après le spectacle pour enflammer la piste de danse et vous replonger joyeusement dans les 80-90’s !

BJM – Les Ballets Jazz de Montréal, mardi 12 et mercredi 13 février à 20h

Ballets Jazz de Montréal © Qiqi.

Deux soirées pour retrouver la virtuosité des Ballets Jazz de Montréal qui allient esthétique classique à d’autres types de danse, on les retrouve pour un programme de trois pièces : Kosmos d’Andonis Foniadakis, où des mouvements de masse et d’agitation urbaine se dégage une danse fédératrice, jouissive et libératrice ; quelques extraits de Dance Me, Annabelle Lopez Ochoa et Ihsan Rustem, création exclusive inspirée de l’œuvre riche et profonde du poète, artiste et auteur-compositeur Leonard Cohen ; et enfin, O Balcao de Amor d’Itzik Galili pièce dynamique, décontractée et infusée de touches humoristiques qui lui confèrent une belle folie.

PREGNANCE, Giulia Arduca, Cie Ke Kosa, La Ponatière vendredi 8 mars à 20h

PREGNANCE, Cie Ke Kosa © Pascale Cholette.

 

Projet participatif et singulier entre danse et théâtre mettant en jeu et en scène un groupe amateur de femmes enceintes, PREGNANCE est un zoom sur un moment unique et puissant de la vie d’une femme. Avec des corps non form(at)és, Giulia Arduca souhaite porter une réflexion sur la transformation, les origines et une certaine force féminine.

Bien sûr, les choses tournent mal, Kubilai Khan Investigations, mardi 19 mars à 20h

Bien sûr, les choses tournent mal, Kubilai Khan Investigations © Benoit Chapon.

Frank Micheletti poursuit ses recherches sur les mutations et les dérives climatiques qui bouleversent notre monde. « J’espère que je me trompe, mais toutes les données scientifiques indiquent que j’ai raison. Je pense que nous sommes foutus ». Cette citation de Stephen Emmott est l’une des sources d’inspiration de Franck Micheletti pour la création de ce spectacle. Les interprètes viennent du Mozambique, du Mexique, de Singapour, de Belgique et de France. Cette création rend compte de l’urgence à agir tout autant que notre incapacité à réagir face aux innombrables stimuli négatifs que nous renvoient les médias. Tout cela va s’effondrer, c’est sûr, mais pour le moment, continuons à danser sur le volcan ! À tester en mouvement le lundi 18 mars à 20h. Embarquez pour une expérience dansée menée par un danseur de la compagnie pour rechercher, improviser ou questionner le rapport du corps aux espaces qui nous entourent ! Gratuit. Places limitées, réservation indispensable. Lieu à préciser.

La forêt ébouriffée, Christian et François Ben Aïm, mardi avril à 20h. Scolaires mardi 26 mars à 10h et 14h30 et mercredi 27 mars à 10h

La forêt ébouriffée, Cet F Ben Aïm © Estelle Brugerolles.

Un spectacle de danse vidéo pour jeune public empli de poésie pour une plongée ébouriffante au cœur de la forêt ! Tiré de l’histoire La forêt de Racine de Mélusine Thiry, le spectacle des Frères Ben Aïm dépeint avec grâce et douceur l’univers de l’enfance, la difficulté et le plaisir de grandir. Quand Racine, petit garçon pas comme les autres, réalise qu’une forêt lui pousse sur la tête, il prend peur face à sa grand-mère et ses camarades railleurs et s’enfuit. Accompagné par son amie imaginaire, il entame une course effrénée au cœur d’une forêt envahissante. Le duo de danseurs nous transporte au cœur de cette histoire dansée et contée, mise en mouvement et en profondeur par un ingénieux dispositif vidéo qui dessine des images fascinantes.

Le silence du sable, Maëlle Reymond, Cie Infime entaille, La Ponatière jeudi 4 avril à 20h

Le Silence du Sable, Maëlle Reymond © Gérard Vallet.

Le Silence du Sable est un récit physique. On y plonge comme dans un secret, inquiétant et fascinant. Maëlle Reymond nous plonge dans un univers surréaliste rempli de petits miracles. Grâce à une corporalité surprenante, elle nous mène, avec ruse et tendresse, vers l’instant ambigu où notre perception de spectateur peut être troublée et chamboulée. Elle met en mouvement un jeu de transformations, fragile et résistant, comme une toile d’araignée. Une fois la forme humaine effacée, il semblerait que toutes sortes de choses puissent exister. À partir petits riens, elle raconte des histoires qui ne se disent pas avec des mots mais avec des gestes. Le son, la lumière et la vidéo, subtilement mêlés, accompagnent en direct cette métamorphose, comme dans un conte, où la situation initiale se transforme en poésie de l’extraordinaire et du fantastique.

Les Forains Ballet urbain, Anthony Egéa, Cie Rêvolution, mardi 30 avril 20h. Scolaires à 14h30

Les Forains ballet urbain, Cie Rêvolution © Pierre Planchenault.

Reprenant, Les Forains, le ballet imaginé par Roland Petit en 1945 sur la musique d’Henri Sauguet, Anthony Egéa lui insuffle un sacré coup de jeune. La place du village devient rue de banlieue et les saltimbanques d’après-guerre se transforment en joyeux hip hopeurs. Portée par la musique symphonique de Sauguet, enregistrée par l’Orchestre de l’Opéra de Limoges, et les délires électroniques de Franck2Louise qui se glissent et se mêlent à la partition originale, la danse se charge de légèreté et d’élégance propres au classique et s’imprègne des fulgurances du hip hop. Se déploie sous nos yeux un univers baroque, inspiré des Freaks et du cirque contemporain. Véritable fête de la jeunesse et de la danse, Anthony Egéa nous livre un dialogue réjouissant et survitaminé entre invention et répertoire. Visite du décor à 18H avec le régisseur du spectacle. Gratuit. Places limitées, réservation conseillée. Pièce précédée d’un avant-propos à 18h30 avec Florence Poudru, historienne de la danse (gratuit, places limitées, réservation conseillée) et suivie d’un bord de plateau avec les artistes à l’issue de la représentation.

Dans ce monde, Thomas Lebrun, mercredi 22 mai à 14h30. Scolaires mardi 21 mai à 10h et 14h30 et mercredi 22 mai à 10h

Dans ce monde , Thomas Lebrun © Frederic Iovino.

Thomas Lebrun et son équipe s’invitent une seconde fois dans la saison pour un voyage musical dansé à travers le monde. Pensé en trois formats différents, adaptés aux tout-petits et aux plus grands, ce spectacle nous offre une trêve poétique pour oser voir le monde autrement. Porté par une écriture chorégraphique contemporaine et un choix subtil de musiques du monde, d’étoffes, d’objets et de matières de tous les pays, Thomas Lebrun veut nous emmener loin du folklore, des images conventionnelles et des clichés culturels. Trois possibilités de voyages s’offrent à nous. Il y a d’abord Le petit voyage, dès 2 ans, dans lequel deux danseurs nous font visiter quelques pays. Avec Le plus long voyage, dès 6 ans, deux danseurs nous font traverser les continents, des chants du froid glacial aux voix du désert. Enfin, avec Le tour du monde, quatre danseurs nous font voyager par des paysages et des îles méconnues, en solo, duo puis quatuor. Le petit voyage (dès 2 ans, durée 25 min.) est présenté en séance scolaire mardi 21 et mercredi 22 mai à 10h et Le tour du monde (dès 6 ans, durée 1h) est présenté en séance scolaire mardi 21 mai 14h30 et en tout public mercredi 22 mai à 14h30.

La programmation complète de La Rampe est ici !

Visuel de Une, Le Silence du Sable, Maëlle Reymond, Cie Infime entaille © Gérard Vallet.

 

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