Podium est de retour

Podium, pour ceux qui l’ont oublié, s’articule autour de la présentation et de la diffusion d’œuvres chorégraphiques encore peu connues. En année impaire, Podium est un concours chorégraphique présentant 12 extraits de 15 à 20 minutes de pièces sélectionnés par les 17 partenaires du projet, l’année suivante c’est une tournée soutenue par le réseau partenaire et des scènes voisines, 5 régions de France ainsi que des scènes en Suisse et en Belgique constituent ainsi un vaste réseau territorial de diffusion des œuvres. En 2020, les scènes participantes avaient pris l’engagement de 26 représentations chez les partenaires et 8 chez les scènes voisines.

En 2021, le concours se tourne vers une ouverture internationale puisque 9 nationalités y sont représentées, les partenaires ont aussi sélectionné des créations qui n’ont pu être montrées ou dont la diffusion a été interrompue à cause de la pandémie.

“Cette sélection choisie collectivement par les partenaires de Podium, offre une diversité d’esthétiques et de langages chorégraphiques, du solo à la pièce de groupe, en invitant parfois le texte, le chant, l’humour, ou bien encore en creusant des sujets éminemment politiques qui font échos à notre actualité ou à notre humanité.”

Sous l’impulsion du Pacifique, Centre de Développement Chorégraphique National de Grenoble, les coopérations multiples se déploient à partir de la Métropole Grenobloise avec l’accueil du concours à La Rampe – La Ponatière, Scène conventionnée d’intérêt national Art et création – Danse et Musiques à Échirolles, et avec le soutien du CCN2, Centre Chorégraphique National de Grenoble grâce à ces soutiens et à d’autres acteurs du territoire l’objectif de Podium d’impulser une dynamique en faveur de la circulation des œuvres chorégraphiques dans une logique de coopération territoriale semble s’enraciner peu à peu dans les pratiques.

Podium c’est : 

Un jury de publics et de professionnel·le·s

Nouveauté de cette édition, deux prix du public, un par soir.

Un prix solo-duo et un prix pièce de groupe seront décernés par un jury de professionnel·le·s composé d’une artiste, d’une programmatrice danse et d’un programmateur généraliste, d’une journaliste et d’une personnalité du monde de la culture. Le jury se compose de :

Frédérique Latu, directrice des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, présidente du jury / Tiago Guedes, directeur du Teatro Municipal do Porto – Rivoli e Campo Alegre et du DDD – Festival Dias da Dança, Portugal / Joanne Leighton, danseuse, chorégraphe et pédagogue / Emilie Renouvin, chargée de mission danse à l’Institut français / Marie Sorbier, critique et journaliste à France culture.

Quatre lauréat·e·s et une tournée Podium

Les quatre lauréat·e·s se verront offrir un ensemble de représentations chez les partenaires et des théâtres voisins lors de la saison 2022-23.

Les 17 partenaires de Podium :

Le Pacifique, Centre de Développement Chorégraphique National de Grenoble, production déléguée en coréalisation avec La Rampe-La Ponatière, Scène conventionnée d’intérêt national Art et création-Danse et Musiques-Echirolles, et avec le soutien du CCN2, Centre Chorégraphique National de Grenoble / CCNR-Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape / CN D- Centre National de la Danse- Pantin et Lyon / KLAP-Maison pour la danse-Marseille / L’Empreinte-Scène nationale Brive-Tulle / Maison de la danse-Lyon / Malandain Ballet Biarritz-Centre Chorégraphique National de Nouvelle-Aquitaine en Pyrénées-Atlantiques / Manège Maubeuge- Scène nationale / La Mégisserie-Scène conventionnée-Saint-Junien / Pavillon ADC-Association pour la Danse Contemporaine-Genève / La Rose des Vents-Scène nationale-Lille Métropole Villeneuve d’Ascq / Scène nationale d’Aubusson / Scènes & Cinés-Istres / Théâtre de Liège / Le Triangle-Cité de la danse-Rennes.

Programme 

Vendredi 19 novembre dès 19h

Zeppelin bend création 2021, Katerina Andreou (Grèce— France)

Zeppelin bend, Katerina Andreou© Veronese.

Quel entraînement pour quelle performance, quelle préparation pour quelle lutte, quel effort pour quel but ? Après BSTRD et A Kind of Fierce, Katerina Andreou poursuit son exploration des pratiques physiques et questionne une nouvelle fois le libre arbitre sur scène et sa nature subjective et utopique. Dans l’activité corporelle, elle voit un exercice de rigueur et de discipline qui tient aussi du désir de se frotter à la question du contrôle et du pouvoir. Zeppelin Bend, du nom de ce nœud servant à relier deux cordes et utilisé pour amarrer les dirigeables, est une quête méthodologique : comment trouver à deux un langage corporel singulier basé sur l’effort massif et les états qu’il peut induire ? Katerina Andreou et Natali Mandila mettent en lien des danses, des actions et des sons qui engagent à la fois une discipline hardcore et une imagination psychédélique. Dans un monde où rester les pieds sur terre  ou planer sont souvent considérés comme des moyens de survie, elles vont faire les deux. Tout en cherchant des moments de liberté, elles essaient de s’ancrer dans le réel en se concentrant sur leurs corps en train de faire.

Concept Katerina Andreou. Interprétation Katerina Andreou, Natali Mandila. Création lumières Yannick Fouassier. Création sonore Katerina Andreou et Cristián Sotomayor. Collaboration son Tal Agam. Regard extérieur Myrto Katsiki.

Ever création 2021 au Pavillon ADC Genève, Laurence Yadi & Nicolas Cantillon (Suisse — France)

Ever, Laurence Yadi&Nicolas Cantillon ┬®Gregory Batardon.

Face au tumulte du monde et à la perspective de son possible effondrement, Laurence Yadi et Nicolas Cantillon font le choix d’envisager le mouvement autrement. Il et elle renoncent à la langueur des ondulations continues du FuitFuit pour placer l’idée même du combat au cœur de la création d’Ever. Pendant trois mois, les deux chorégraphes s’engagent dans un entraînement intensif pour appréhender une nouvelle grammaire corporelle ultra physique : les arts martiaux mixtes (MMA). Six jeunes interprètes les accompagnent dans cette exploration.

Hormis la très grande exigence physique de la pratique des MMA, le contexte anxiogène généré par la crise sanitaire infuse tout le travail. Et les corps à corps prennent d’autant, plus de sens que les contacts à l’extérieur du studio se réduisent au fil des jours et que la distanciation sociale devient la règle d’or du vivre ensemble en temps de COVID.

Sur scène, Ever se déploie sur un plateau blanc, froid et cru. Comme sur un ring, une cloche marque le début des hostilités. […]Laurence Yadi et Nicolas Cantillon font le choix de ne pas chorégraphier les combats. Ceux-ci diffèrent à chaque représentation, en fonction de l’esprit et de l’état de corps des danseur·euse·s. […] Comme TODAY (création 2017), Ever est une pièce de résistance.

Chorégraphie et concept Laurence Yadi, Nicolas Cantillon. Interprétation Nicolas Cantillon, Otis-Cameron Carr, Ana Isabel Castro, Ryan Djojokarso, Faissal El Assia, Alix Miguel, Benjamin Sanou, Laurence Yadi. Musique Emily. Création Lumière Ursula Degen. Costumes Eléonore Cassaigneau. Coach arts du combat Djamel Bride.

The Passion of Andrea 2 création 2019, Simone Mousset (Luxembourg)

The Passion of Andrea 2, Simone ┬®Sven Becker.

C’est comme essayer de tenir du savon quand il est mouillé. C’est la solution qui nous échappe constamment. C’est un tour de magie, un jeu mortel, une performance de danse, une farce, un débat, une comédie musicale, un monologue de science-fiction, tout en un. Se faisant passer pour une suite à une version antérieure et inexistante de lui-même, The Passion of Andrea 2 est une escroquerie espiègle sur les sentiments de malaise, l’incapacité de comprendre pleinement et le douloureux désir d’en savoir plus.

Conception et direction artistique Simone Mousset. Interprétation Luke Divall, À de la Fe, Lewys Holt, avec Alberto Ruiz Soler. Interprétation de l’extrait pour PODIUM Luke Divall, À de la Fe, Lewys Holt. Interprètes impliqué·e·s dans la création Amelia Emma Forrest, Nangaline Gomis, Mathis Kleinschnittger (distribution originale), Raisa Kröger, Michele Meloni, Andrea Rama, Raoul Riva, Elisabeth Schilling, Davide Sportelli. Son Alberto Ruiz Soler. Lumière Alberto Ruiz Soler et Seth Rook Williams. Scénographie et costumes Lydia Sonderegger. Dramaturgie Thomas Schaupp, Nikki Tomlinson. Regards Francesco Mormino (théâtre), Barbara Pierlot (chant). Remerciements Koen Augustijnen, Amy Bell, Renelde Pierlot.

Muyte Maker création 2018, Flora Détraz (France)

Muyte Maker, Flora ┬®Bruno Simao.

Flora Détraz poursuit son exploration des jeux d’association et de dissociation du corps et de la voix. Pour Muyte Maker, la joie est posée comme un postulat : la joie comme force de résistance et potentiel de création. Chanter copieusement, rire en polyphonie, danser à l’aveugle, papoter en cacophonie, des corps désobéissants et irrationnels sont mis en avant. Quatre figures féminines apparaissent telles des êtres mythologiques, en perpétuelle métamorphose, malgré les fortes contraintes que leur impose l’espace de jeu. Un étrange ballet naît de ces composantes contradictoires, où se mêlent pêle-mêle l’imaginaire médiéval, les chansons triviales et les tableaux grotesques.

Création Flora Détraz. Interprétation Mathilde Bonicel, Inês Campos, Flora Détraz et Agnès Potié. Lumières Arthur Gueydan. Son Guillaume Vesin (reprise de régie Colombine Jacquemont). Scénographie Camille Lacroix. Collaboration artistique Anaïs Dumaine.

Learning from the Future création 2017, Colette Sadler (Grande-Bretagne)

Learning from the future, Colette Sadler ┬®Giorgio Perrotini.

Un futur imaginaire, dans lequel les finalités et la nécessité du corps humain sont remises en question, constitue le point de départ de ce travail. La pièce évolue dans un décor de science-fiction habité par le prototype BODY A. Cet inconcevable corps futuriste est considéré de manière ambiguë comme étant « vivant », mais aussi comme une bio machine hautement sophistiquée. Il ne possède aucune conscience de soi et ne peut pas faire la distinction entre l’intention intérieure et l’impulsion extérieure. BODY A transcende la frontière entre une intériorité auto-perçue et une réalité physique extérieure qui s’oppose normalement à elle. La fiction de BODY A est utilisée comme un moyen poétique de spéculer sur une réalité où l’accélération des flux d’informations et de données codées pourrait dicter la manière dont les corps bougent et fonctionnent. Les objets et les corps de cet environnement artificiel partagent la même « conscience » désincarnée omniprésente ; le corps de l’interprète dans cette pièce est considéré comme un simple conteneur — un canal. Il peut être rempli et vidé. Il permet aux informations de passer à travers. Learning from the Future souhaite réfléchir sur le remplacement du corps vivant par les propriétés de l’inanimé ainsi que par la virtualité de sa représentation post-humaine. Il utilise le médium du mouvement pour amplifier le pouvoir primitif des corps dans le contexte de leur dématérialisation et de leur disparition.

Chorégraphie Colette Sadler. Interprétation Leah Marojevic. Musique Brendan Dougherty. Vidéo Mikko Gaestel. Lumières Samuli Laine. Costumes Eyal Meistel. Dramaturgie Assaf Hochman.

The Gyre création 2018, Angela Rabaglio & Micaël Florentz (Suisse — France)

The Gyre, Angela Rabaglio und Micaël Florentz ┬®Flurin Bertschinger.

La matière est en perpétuelle agitation, elle ne connaît aucun repos. De ce flux ininterrompu d’énergie s’élèvent et s’effondrent les formes de la réalité que nous connaissons.

Tout est mouvement et tout est conduit en permanence par un inextinguible besoin d’exister et de transmettre. The Gyre est une pièce évoluant à partir d’une action extrêmement simple : marcher. Cette simplicité nous transporte délicatement dans les ourlets du temps et la conscience d’un univers sans absence. Les deux interprètes tournoient inlassablement et déroulent pas à pas une partition captivante de mouvements entrelacés. La ligne qui permet de les distinguer ondule, s’estompe et finalement disparaît. De par son caractère répétitif et sa forme cyclique, The Gyre amène le·a spectateur·rice vers un état d’hypnose léger. La chorégraphie entière circule en orbite autour d’un centre fixe, en analogie avec les planètes, et génère ainsi une variation continue des perspectives. Le temps, qui tout au long de la pièce s’égrène au rythme de nos pas, va peu à peu se fondre dans la même courbure.

Concept et interprétation Angela Rabaglio et Micaël Florentz. Création lumière et scénographie Arnaud Gerniers et Benjamin van Thiel. Musique (composition originale) Daniel Perez Hajdu. Regard extérieur Dagmar Dachauer.

Samedi 20 novembre dès 17h30

Sketches création 2019, Hélène Iratchet (France)

Sketches, Hélène Iratchet ┬®Pierre Ricci.

Sketches nous invite à superposer le monde du divertissement à celui de la production industrielle, par le biais d’un système chorégraphique. Le sketch vise par nature la satire sociale. Le Clown, individu masqué et anonyme, trublion en tous contextes, dépositaire de multiples identités troubles en est l’extrême représentant. Il en est l’incarnation. C’est ce masque que nous adoptons. Ce sera ce corps, ses chutes, tics, maladresses que nous chorégraphierons, orchestrerons pour tenter de produire un semblant d’organisation. Le mot sketch désigne aussi l’esquisse, un premier jet de projet, la projection d’une production. Production industrielle, production de données : aujourd’hui, biens, données et individus circulent 24/24h, 7J/7 à l’échelle planétaire : nos clowns rejouent, incarnent cette hyperactivité en un ballet incessant de gestes, mimiques, marches, courses. Les objets eux-mêmes prennent la parole pour nous raconter leurs vies. Les deux interprètes font se succéder ou jouent simultanément ces sketches chorégraphiques, à un rythme intensif. Par sa danse le clown est tantôt humain, machine, objet lui-même. Producteur de sueur et d’émotion, recycleur, transformateur, metteur en scène de ses propres panoplies, peut-être même connaîtra-t-il lui-même un devenir réifié de clown de synthèse ?

Conception Hélène Iratchet. Interprétation Hélène Iratchet et ErGe Yu. Costumes et scénographie Rachel Garcia. Lumière Rima Ben Brahim. Musique et remixes Dan Charles Dahan. Music selector Tristan Bera.

Entropie création 2019 à la Scène nationale 71, Malakoff, Léo Lérus (France, Guadeloupe)

Entropie, Léo Lérus ┬®Celine Croze.

La pièce Entropie s’articule autour de deux axes majeurs : la continuité de la démarche de recherche de Léo Lérus autour de la conscience, de la musicalité et de la physicalité que l’on trouve dans le gwoka – musique et danse traditionnelle de Guadeloupe – et les danses, sujets et thématiques que l’on trouve au cours du léwòz, du carnaval et de l’identité guadeloupéenne ; et autour du concept d’entropie généralement considéré comme le chaos.

Léo Lérus a développé une approche précise de la danse et l’improvisation du danseur et de la danseuse dans le léwòz, événement culturel guadeloupéen où le·a danseur·euse prend une place centrale puisque, tel·le un·e chef·fe d’orchestre, il ou elle crée le développement musical par ses mouvements, ses intentions, ses choix. Ceci, tout en restant ouvert aux propositions venant d’autres horizons et faites par les interprètes. En collaboration avec Gilbert Nouno, Léo Lérus a développé une interactivité poussée et riche de possibilités grâce à l’utilisation de capteurs de mouvements qui permettent une réactivité live entre l’interprète, la musique et la lumière. Cette utilisation de nouvelles technologies donne lieu à une représentation de la symbiose (ou non) créée entre le·a danseur·euse et son environnement sonore et lumineux. À travers ses choix, la personne qui danse agit consciemment et porte une certaine responsabilité sur les conditions de la représentation et ouvre une multitude de possibilités d’interaction musicalité-physicalité. L’entropie caractérise une valeur et la phase d’état de « désordre » d’un système.

L’entropie est nulle lorsqu’il n’existe pas d’incertitude. Suite à l’entropie, le système, l’organisme doit faire des choix afin de survivre. Il arrive un moment où, si le système est fermé, il ne peut y avoir d’apport extérieur d’énergie, mais seulement perte d’énergie. Alors l’organisme finit par mourir. La notion d’entropie amène à un nouveau regard sur les sociétés humaines, sur l’être humain et sur l’art.

Chorégraphie Léo Lérus en collaboration avec les interprètes.Concept musical Léo Lérus et Gilbert Nouno. Dispositifs interactifs sonores et lumières Gilbert Nouno. Interprétation Ndoho Ange, Maëva Berthelot, Léo Lérus, Shamel PiIs. Création lumière, régie générale et régie lumière Chloé Bouju. Costumes Ingrid Denise. Regards extérieurs Clémence Galliard, Michael Getman, Julien Monty.

We are not going back création 2019, Mithkal Alzghair (Syrie – France)

We are not going back, Mithkal ┬®Alain Scherer.

We are not going back questionne la réalité politique et sociale qui nous entoure, qui nous affecte et qui menace notre existence humaine. Entre résistance et utopie, entre lutte et abandon, entre espoir et désespoir, cinq corps s’exposent sur scène afin de nous interroger sur les possibles d’un autre monde. Nous vivons dans un monde divisé par des pays, des nationalités, des religions, des couleurs de peau, des origines… Dès lors, notre existence est dépendante du choix des gouvernements d’acter sur notre sort, et pourtant, nous continuons à vivre dans une utopie de liberté et d’égalité. We are not going back est un témoignage sur le quotidien des êtres humains, sur ce qui touche notre humanité et notre existence. C’est aussi un espace de démonstration, de lutte et de revendication contre toutes les idéologies corporelles que l’on accepte et qui menacent notre intégrité. Cinq danseur·euse·s évolueront sur scène pour rendre visible les formes d’apparition du corps face au système de contrôle, et ces images se transformeront vers une tentative utopique de liberté. Traversant plusieurs formes, des corps dansants aux corps quotidiens, dans un espace de jeu gestuel et rythmique, les danseur·euse·s nous feront sentir cette tension entre corporalité éduquée et humanité espérée. De la violence vers le soin des autres, de l’abandon à la lutte, du conflit vers l’harmonie, il n’y a que de minces frontières que We are not going back cherchera à questionner.

Chorégraphie Mithkal Alzghair. Interprétation Annamaria Ajmone, Mirte Bogaert, Judit Dömötör, Yannick Hugron, Samil Taskin.Création musicale Shadi Khries. Création lumière Julien Bony et Julie Valette.

ARA! ARA! création 2021 à Radialsystem, Berlin, Ginevra Panzetti & Enrico Ticconi (Italie)

ARA!ARA! Ginevra Panzetti&Enrico Ticconi ┬®Valerio Figuccio.

ARA! ARA! enquête sur le pouvoir symbolique du drapeau, en s’inspirant de la tradition folklorique de l’agitation du drapeau. En glissant hors du tissu des drapeaux flottant constamment, les symboles héraldiques prennent forme et poids. Des êtres chimériques et des figures oniriques apparaissent, comme lorsque l’on feuillette un bestiaire armorial ou médiéval. Ils semblent nous raconter des histoires de conflits qui se sont déroulés dans le périmètre bien délimité d’un champ de bataille emblématique. ARA! ARA! est la désignation d’un symbole. Le symbole d’une puissance montante qui choisit un oiseau pour se représenter. Pas un rapace majestueux et redoutable comme l’aigle, un animal souvent utilisé comme symbole héraldique du pouvoir. Au contraire, un oiseau qui communique plaisir et tranquillité en devenant, selon un look occidental populaire, une icône exotique : le perroquet ARA. Il a été introduit au cirque pour ses capacités acrobatiques qui, avec les couleurs vives de son plumage et la capacité de répéter des sons et des mots par imitation, en ont fait un animal parfait pour le divertissement en captivité. ARA! ARA! représente un pouvoir de séduction pour son apparence amicale et festive qui, comme l’oiseau, imite et répète, ramenant des motifs du passé, ignorant les contenus et les effets.

Chorégraphie, interprétation, conception Ginevra Panzetti & Enrico Ticconi. Musique Demetrio Castellucci. Percussion, snare, enregistrement Michele Scotti. Lumières Annegret Schalke. Construction décor Laila Rosato. Conception des drapeaux Ginevra Panzetti. Costumes Julia Didier. Coach chorégraphie des drapeaux Carlo Lobina / Flag-wavers of Arezzo.

One More Thing création 2020, Adi Boutrous (Israël)

One More Thing, Adi Boutrous ┬®Ariel Tagar.

Avec One More Thing, Adi Boutrous nous invite à considérer la valeur du groupe et de l’individu au sein du groupe. Au cours d’un rituel qui traverse à la fois le contemporain et le traditionnel, quatre hommes vivent un rite de passage basé sur l’empathie, la destinée commune et l’écoute attentionnée. Grâce à cette expérience, ils ré-examinent les stéréotypes assignés à la virilité, la relation entre la masculinité et le pouvoir, le soutien potentiel inhérent, l’intensité et le désir de synchronisation.

Chorégraphie Adi Boutrous. Interprétation Ariel Gelbart, Jeremy Alberge, Uri Dicker, Adi Boutrous. Direction des répétitions May Zarhy. Création lumière Ofer Laufer. Costumes Stav Struz. Conception et montage de la bande sonore Adi Boutrous.

B4 Summer création 2020, Mercedes Dassy (Belgique)

B4 Summer, Mercedes Dassy ┬® Michiel Devijver.

Dans un processus ultra-désiré d’engagement pour une lutte globale, B4 Summer fait résonner un cri. Un cri de labeur affectif, face à la question infinie de l’engagement. Comment affronter la complexité de cette matière à 100% ? Comment se laisser submerger par ce chaos sans reculer ? Comment négocier honnêtement avec la vulnérabilité et le sentiment d’impuissance dans lesquels ces questions peuvent faire plonger ? Comment estimer l’authenticité ou la légitimité de son engagement ? À partir de ce cri, Mercedes Dassy utilise son corps comme arme, comme outil, comme obstacle, comme espace d’exploration et encore comme sujet-objet, pour tenter d’articuler ce cri. Influencée par des sources esthétiques et artistiques très diverses (la culture pop, la musique, l’art post-internet, etc.), la chorégraphe et danseuse bruxelloise Mercedes Dassy présente B4 Summer comme la deuxième partie d’un cycle de performances. Dans i-clit, son œuvre précédente, elle explorait une nouvelle vague de féminisme ultra-connectée et ultra-sexuée afin d’en interroger le pouvoir ambivalent d’émancipation et d’oppression. La danseuse inscrit sa nouvelle création dans la continuité de sa quête, en s’inspirant de représentantes réelles, symboliques ou fictionnelles pour sonder notre (in)capacité à agir et à nous engager.

Concept, chorégraphie et interprétation Mercedes Dassy. Dramaturgie, regard extérieur Sabine Cmelniski Création sonore Clément Braive. Création lumière Caroline Mathieu. Costumes, accessoires, scénographie Justin Denos. Regard extérieur, répétitrice, coach voix Judith Williquet aka Judith Kiddo. Regard extérieur Jill De Muelenaere. Diffusion Arts Management Agency (AMA).

Où et quand ?

Podium, le  vendredi 19 et le samedi 20 novembre 2021, à La Rampe-La Ponatière d’Echirolles

Pour tout savoir c’est ici !

Image de Une, visuel du concours Podium 2021 tous droits réservés.

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