Montpellier danse 2019

Un trente-neuvième festival marqué par le centenaire de la naissance de Merce Cunningham, par la notion d’avant-garde, mais qui reste aussi ancré dans l’actualité et les préoccupations des chorégraphes actuels qui disent le monde à travers leurs œuvres. Jean-Paul Montanari, dédie son édito à la mémoire d’Andy de Groat, disparu cette année, autre grande figure de la danse contemporaine, autre américain ayant choisi de vivre en France. Le festival comme chaque année propose une programmation extrêmement riche comptant de nombreuses créations ou première en France et des reprises de répertoire incontournables. La danse va irriguer le territoire montpelliérain comme chaque été à travers des spectacles, des performances, des rencontres, des grandes leçons de danse, des projections, des ateliers ou des stages, on s’en réjouit !

Au programme

Une maison, Christian Rizzo, samedi 22 et dimanche 23 juin 20h Théâtre Jean-Claude Carrière Domaine d’O. Création

Une maison © Christian Rizzo.

« Une maison est avant tout un espace qui réunit et permet d’être ensemble. Sur l’espace du plateau, c’est une maison habitée – même si elle est fantomatique – par une communauté de 14 danseurs. Les notions de motifs et de composition innervent cette création, avec des allers-retours constants entre une pratique de danse abstraite et des états de corps fictionnels. Dans une maison, il y va de la mémoire, de la transmission et de la disparition, à la fois comme points de départ et d’arrivée, avec une grande présence de l’invisible. » Extrait d’entretien avec Christian Rizzo propos recueillis par Nathalie Becquet et Maïwenn Rebours.

Chorégraphie, scénographie, costumes, objets lumineux : Christian Rizzo  Interprétation : Youness Aboulakoul, Jamil Attar, Lluis Ayet, Johan Bichot, Léonor Clary, Miguel Garcia Llorens, Pep Garrigues, Julie Guibert, Ariane Guitton, Hanna Hedman, David Le Borgne, Maya Masse, Rodolphe Toupin, Vania Vaneau Création lumière : Caty Olive Création médias : Jéronimo Roé Création musicale : Pénélope Michel et Nicolas Devos (Cercueil / Puce Moment) Assistante artistique : Sophie Laly  Réalisation costumes : Laurence Alquier Assistant scénographie, programmation multimédia : Yragaël Gervais Direction technique : Thierry Cabrera Régie générale : Marc Coudrais Régie de scène : Jean-Christophe Minart .

This Bridge Called My Ass, Miguel Gutierrez, samedi 22 et dimanche 23 juin 17h Studio Bagouet, Agora, création

This Bridge Called My Ass, Miguel Gutierrez ©  Ian Douglas.

« Je suis très attaché à la métaphore du pont, qui unit deux espaces distincts. Gay, imprégné d’une double culture, issu de la première génération d’immigrants et ayant travaillé aux États-Unis et en Europe, toute mon expérience se fonde sur cette notion de pont. Je me trouve en permanence au carrefour des langues, des cultures, des générations et des disciplines. Quels sont les avantages et enjeux propres à cette perspective, à cette capacité à lier ce que tout sépare sans toutefois jamais parvenir à atteindre complètement les deux rives ? Le titre de l’œuvre fait allusion à This Bridge Called My Back : Writings by Radical Women of Color de Cherrie Morága et Gloria Anzaldua. » Miguel Gutierrez, extrait.

Chorégraphie : Miguel Gutierrez Avec : Alvaro Gonzalez Dupuy, John Gutierrez, Xandra Ibarra, Nibia Pastrana Santiago, Evelyn Sanchez Narvaez Dramaturge et assistante : Stéphanie Acosta Lumières : Tuçe Yasak Coproduction : Festival Montpellier Danse 2019, Chocolate Factory, Centre National de la Danse (Pantin).

The Falling Stardust, Amala Dianor, dimanche 23 et lundi 24 juin 22h Théâtre de l’Agora, création

The Falling Stardust, Amala Dianor © Jeff Rabillon.

« The Falling Stardust peut-il se traduire par « la déchéance de l’amour » ? Pas du tout ! Je le traduirais plutôt par « poussières d’étoiles », celles qui sont tombées au sol et que l’on a mises de côté, car rattachées à une technique précise, et qui sont juste réduites et identifiées à cette technique. Ce qui m’intéresse c’est, au-delà de la virtuosité, de mettre en lumière les différentes couches qui composent l’individu et le danseur afin qu’il puisse se découvrir autrement, dans une autre manière d’aborder le mouvement. » Entretien avec Amala Dianor propos recueillis par Maïwenn Rebours.

Compagnie Amala Dianor Chorégraphie : Amala Dianor Avec : Mourad Bouayad, Lucie Dubois, Baptiste Lenoir, Charlotte Louvel, Sandra Mercky, Keyla Ramos, Yukie Spruijt, Jeanne Stuart, Elena Thomas Scénographie : Clément Debras Lumières : Xavier Lazarini Assistante chorégraphe : Rindra Rasoaveloson Musique : Awir Léon Production : Compagnie Amala Dianor.

31 rue Vandenbranden, Ballet de l’Opéra de Lyon Peeping Tom Gabriela Carrizo & Franck Chartier, lundi 24 juin 20h Opéra Berlioz le Corum

31 rueVandenbranden, Peeping Tom © Michel Cavalca.

« 32 rue Vandenbranden est créé en 2009 par la compagnie Peeping Tom, la pièce est reprise et adaptée en 2013 à l’Opéra de Göteborg sous le titre de 33 rue Vandenbranden. Pour le Ballet de l’Opéra de Lyon, les deux chorégraphes ont créé une nouvelle version, baptisée cette fois 31 rue Vandenbranden. »

Ballet de l’Opéra de Lyon Direction : Yorgos Loukos Conception, chorégraphie et mise en scène : Gabriela Carrizo et Franck Chartier / Peeping Tom Pièce pour 15 danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon Mezzo-soprano : Eurudike De Beul Dramaturgie : Hildegard De Vuyst et Nico Leunen Composition sonore : Juan Carlos Tolosa et Glenn Vervliet Décors : Peeping Tom, Nele Dirckx, Yves Leirs et Frederik Liekens Lumières : Filip Timmerman et Yves Leirs Costumes : Diane Fourdrignier et HyoJung Jang Coproduction Opéra de Lyon – Biennale de la danse.

Un jour avec Merce C. mercredi  26 juin

10h30 à 11h30 Parvis Buren du Musée Fabre Classe du matin par Ashley Chen Technique Cunningham pour danseurs professionnels

11h45 à 12h Kiosque Bosc Esplanade DanceForms Restitution publique de l’atelier accueilli à l’Agora les 21, 22 et 23 juin Par Trevor Carlson et les participants

14h30 à 15h30 Studio Cunningham Projection Channels Inserts de Charles Atlas et Merce Cunningham (1981, 32mn). Présentation, par Jacqueline Caux, du Journal d’un ballet, écrit par Cunningham pendant le tournage du film

15h30 à 16h30 Studio Cunningham Causerie avec Jacqueline Caux

16h45 à 18h15 Salle Béjart / Agora Projection du film If the Dancer Dances de Lise Friedman et Maia Wechsler (2018, 83 mn, en anglais non sous-titré). En présence de Stephen Petronio

17h Studio Bagouet / Agora Spectacle – Ashley Chen Chance, Space & Time

19h Opéra Comédie Spectacle – Trevor Carlson Not a moment too soon

21h Opéra Berlioz / Le Corum Spectacle Ballet de l’Opéra de Lyon Merce Cunningham Summerspace / Exchange

Summerspace, Ballet Opéra de Lyon, Merce Cunningham © Michel Cavalca.

« La danse ne vous donne rien en retour, ni manuscrit à vendre, ni peinture à mettre sur les murs, ni poème à imprimer, rien que cette sensation unique de se sentir vivant. » Merce Cunningham

Chance, Space & Time, Ashley Chen mardi 25 juin 18h, mercredi 26 juin 17h Studio Bagouet, Agora

« Chance, Space & Time est une pièce pour trois corps dans l’espace, dont les vecteurs artistiques, (chorégraphie, musique et éclairage) seraient indépendants et complémentaires.[…] Il est important pour moi de créer une matière propre à la pièce, en passant de mouvements simples et habituels à des représentations physiques plus élaborées de certains termes ou images. La chorégraphie a un nombre de sections, appelées partitions, établies au hasard au début de la pièce. Chacune des partitions est établie avec plusieurs paramètres : Action / Espace / Orientation / Durée / Vitesse / Départ / Arrêt. Chaque paramètre a un dé qui lui est attribué. Ceux-ci sont ensuite lancés pour permettre de définir la partition de chaque cellule. » Ashley Chen, extrait.

Cie KASHYL Conception, chorégraphie : Ashley Chen Interprétation : Ashley Chen, Philip Connaughton, Cheryl Therrien Direction musicale : Pierre Le Bourgeois Création lumières : Eric Wurtz Création costumes : Catherine Garnier.

 Not a moment too soon, Trevor Carlson & Ferran Carvajal, mardi 25 juin 20h, mercredi 26 juin 19h, Opéra Comédie

« Not a moment too soon est un portrait théâtral en mouvement pour la scène, constitué de danse, de texte, de musique et de vidéos. Cette production retrace l’existence du chorégraphe Merce Cunningham et de son directeur exécutif et complice Trevor Carlson. […]Travailler avec un grand nombre d’extraits jamais diffusés et tournés par Merce Cunningham en personne est important pour l’œuvre. Cela lui confère non seulement une énorme valeur artistique mais transporte également le public au moment même où les deux êtres étaient réunis. » Ferran Carvajal, extrait.

Une création de Ferran Carvajal Avec : Trevor Carlson Scénario et dramaturgie : Albert Tola Vidéo : Miquel Ángel Raió Décor : Max Glaenzel Musique : Jaume Manresa Lumières : Maria Domènech Costumes : Alejandro Andújar Artiste visuel : Casey Curran Coach pour les mouvements : Joan Palau Documentaliste : Elisabet Prandi .

Summer space (1958) et Exchange (1978) Ballet de l’Opéra de Lyon Merce Cunningham, mercredi 26 juin 21h Opéra Berlioz, le Corum

« L’acte de danser est aussi éphémère et précis que celui de respirer. » Merce Cunningham

Ballet de l’Opéra de Lyon Direction : Yorgos Loukos

Summerspace (1958) Pièce pour 6 danseurs Chorégraphie : Merce Cunningham Musique : Morton Feldman, Ixion Décor, costumes : Robert Rauschenberg Lumières : Aaron Copp Supervision technique : Davison Scandrett Répétition : Banu Ogan Pianistes : Futaba Oki et Agnès Melchoir.

Exchange, Ballet Opéra de Lyon, Merce Cunningham © Michel Cavalca.

Exchange (1978) Pièce pour 15 danseurs Chorégraphie : Merce Cunningham Musique : David Tudor, Weatherings Design sonore : Phil Edelstein Costumes, décors, lumière : d’après les dessins originaux de Jasper Johns Supervision technique : Davison Scandrett Répétition : Patricia Lent et Andrea Weber.  Summerspace (1958) and Exchange (1978) by Merce Cunningham © Merce Cunningham Trust. All rights reserved Production : Ballet de l’Opéra de Lyon.

Merce Cunningham Tread, Yvonne Rainer Trio A With Flags, Steve Paxton Goldberg Variations, Stephen Petronio American Landscapes, Stephen Petronio Company, vendredi 28 et samedi 29 juin 22h Théâtre de l’Agora

Stephen Petronio Company Avec 10 danseurs : Bria Bacon, Taylor Boyland, Ernesto Breton, Jaqlin Medlock, Tess Montoya, Ryan Pliss, Nicholas Sciscione, Mac Twining, Megan Wright Artiste invité : Brandon Collwes.

Tread (1970) Chorégraphie : Merce Cunningham Musique : For 1, 2, or 3 People de Christian Wolff, interprétée en direct par Composers Inside Electronics Décor : Bruce Nauman Costumes : Merce Cunningham Lumières : Richard Nelson Mise en scène : Jennifer Goggans Tread (1970) by Merce Cunningham © Merce Cunningham Trust. All rights reserved

Trio A with flags (1966/1970) Chorégraphie : Yvonne Rainer Musique : In the Midnight Hour de The Chambers Brothers Lumières : Joe Doran Mise en scène : Pat Catterson.

Goldberg variations  (extrait) (1986) Chorégraphie : Steve Paxton Musique : Goldberg Variations, Variations 16-23, de J.S. Bach, interprétée par Glenn Gould, courtesy of Sony Classical, by arrangement with Sony Music Licensing Lumières : Ken Tabachnick.

American landscapes (2019) Chorégraphie : Stephen Petronio Musique originale : Jim Jarmusch et Jozef Van Wissem Images : Robert Longo Lumières Ken Tabachnick Curator : Jill Brienza Production : Stephen Petronio Company Ce projet est soutenu par la Fondation Mid Atlantic Arts par l’intermédiaire d’USArtists International, en partenariat avec la National Endowment for the Arts, la Fondation Andrew W. Mellon et la Fondation Howard Gilman.

 間(ma, aïda), Camille Boitel & Sève Bernard, jeudi 27, vendredi 28 juin 20h Théâtre des 13 vents Grammont

« C’est un spectacle que l’on écrit comme avec un montage cinématographique, tous les moments seront juste l’équivalent de leur surgissement, nous retirerons tout ce qui dépasse, à l’image de cette scène saturée de meubles qui sont coupés dès qu’ils dépassent du cadre de la scène qu’il nous reste, à la fin, le piano est tranché net (mais il fonctionne encore) et la commode dont les vêtements pliés sont rangés dans les tiroirs nus, on voit le balancier d’une vieille horloge faire ses allers-retours dans le vide d’un fond tranché net. « Camille Boitel & Sève Bernard, extrait.

Compagnie L’immédiat Écriture (chorégraphie, scénographie, lumière, son) : Camille Boitel et Sève Bernard Interprétation (sur la scène) : Tokiko Ihara (musicienne), Jun Aoki (manipulateur d’objets), Camille Boitel, Sève Bernard Interprétation (sous la scène) : Hugo Frison, Kenzo Bernard Opérateur son : Yuki Suehiro Régie générale : Hugo Frison Chef d’atelier : Vincent Gadras Construction : l’atelier de la Maison de la Culture Bourges Production : L’Immédiat production Coproduction : Festival Montpellier Danse 2019…

The Quiet, Jefta van Dinther, vendredi 28 et samedi 29 juin 18h, Théâtre La Vignette

The Quiet, Jefta van Dinther © Creative direction Martin Falck. Photography Ninja Hanna.

« The Quiet réunit cinq femmes dans une troublante chorégraphie de l’ordinaire. Elles sont calmes dans leurs actions, animées par des expressions de tradition orale. Par le récit, le chant et la prière, elles évoluent avec vigueur au sein et en dehors de cadres définis et à définir, propulsant le quotidien vers la transcendance. En attirant l’attention sur le transfert générationnel, The Quiet aborde la question du temps sous certains de ses aspects les plus oubliés : la prise, le passage et l’effondrement du temps. » Jefta van Dinther, extrait.

Chorégraphie et direction : Jefta van Dinther Créé et interprété par : Linda Adami, Alexandra Campbell, Lisa Drake, Cecilia Roos, Agnieszka Dlugoszewska, Kristine Slettevold Lumières : Minna Tiikkainen Décors et costumes : Cristina Nyffeler Son : David Kiers et Slowdive (pour Falling Ashes) Voix : Lisa Drake Texte : Jefta van Dinther, Alexandra Campbell, Lisa Drake, Cecilia Roos et Mandoline Whittlesey Assistant chorégraphie : Thiago Granato Conseil artistique : Gabriel Smeets Coordination technique : Bennert Vancotttem Technicien son : Stephan Woehrmann Merci à Anna Grip et Pia Krämer Production : Jefta van Dinther Manager Emelie Bergbohm / Bohm Bohm Room Responsable de production : Annie Schachtel.

Winterreise, Angelin Preljocaj, lundi 1er, mardi 2 et mercredi 3 juillet 20h, Opéra Berlioz le Corum, création

Winterreise, Agelin Preljocaj ©-e-Amisano-Teatro-alla-Scala.

« La découverte de Winterreise amène Angelin Preljocaj à vivre un voyage corporel et sonore, une métaphore de la mort. Pour la première fois, le chorégraphe crée pour les artistes du Théâtre alla Scala un ballet dans lequel les émotions suscitées par la musique développent des résonances avec la danse. »

Musique Franz Schubert Baryton basse Thomas Tatzl Pianoforte James Vaughan Ballet Preljocaj Pièce pour 12 danseurs Chorégraphie : Angelin Preljocaj Musique : Franz Schubert, Die Winterreise Baryton basse : Thomas Tatzl Pianoforte : James Vaughan Scénographie : Constance Guisset Lumières : Éric Soyer Commande de La Scala de Milan Production : Ballet Preljocaj, Grand Théâtre de Provence (Aix-en-Provence) Coproduction Festival Montpellier Danse 2019 Résidence de création Les Salins – Scène Nationale de Martigues. Première avec le Ballet de La Scala de Milan le 24 janvier 2019.

Monument 0.5 : The Valeska Gert Monument, Eszter Salamon & Boglàrka Börcsök, lundi 1er, mardi 2 juillet 18h, Théâtre La Vignette

Monument-0.5, Eszter Salamon ©Ursula Kaufmann, Boglàrka Börcsök.

« Valeska Gert était une artiste d’avant-garde. Dès le début des années 1920, elle a cultivé un art de la scène mêlant théâtre, danse, cinéma, poésie et chanson, un assortiment de modes d’expression propres à la scène de cabaret berlinoise de l’époque. Valeska Gert a créé une approche scénique radicale expérimentant les questions de genre, de race, d’identité nationale et d’esthétique. En dépit de son audace artistique, de sa provocation et de son intensité anarchique sur scène, l’influence de Valeska Gert sur l’histoire de l’art et de la danse a longtemps été ignorée. Bien qu’oublié, le passé peut toujours être inventé : c’est ce que suggère le Monument Valeska Gert. » Eszter Salamon, extrait.

Concept et direction artistique : Eszter Salamon Collaboration artistique : Boglàrka Börcsök Chorégraphie et texte : Boglàrka Börcsök, Valeska Gert et Eszter Salamon Performance : Boglàrka Börcsök, Eszter Salamon Son : Bart Aga, Marius Kirch Lumières et scénographie : Sylvie Garot et Eszter Salamon Régie générale : Matteo Bambi Costumes : Anne-Catherine Kunz Couturières : Maria Eva Rodriguez, Gisèle Charles Construction du décor : Atelier de Nanterre-Amandiers Production : Botschaft GBR – Alexandra Wellensiek, Studio E.S -Elodie Perrin.

A Quiet Evening of Dance, William Forsythe, mardi 2, mercredi 3, jeudi 4, vendredi 5 juillet 20h Opéra Comédie, création

A Quiet Evening of Dance, William Forsythe  © Bill Cooper.

 « Je voulais que cela soit mis en avant car il s’agit d’un usage inhabituel du ballet. L’ensemble des mouvements s’appuie sur le vocabulaire classique mais offre néanmoins une structuration alternative des supports académiques. Cela crée un espace où le ballet peut prospérer, sans mise en scène, costumes ou orchestre. Tout repose sur l’organisation mesurée du ballet. C’est une œuvre qui se veut aussi bien sonore que visuelle. Vous pouvez l’entendre battre la mesure. » William Forsythe.

Chorégraphie : William Forsythe Avec : Brigel Gjoka, Jill Johnson, Christopher Roman, Parvaneh Scharafali, Riley Watts, Rauf “RubberLegz” Yasit, Ander Zabala Production : Sadler’s Wells London Coproduction : Festival Montpellier Danse 2019, Théâtre de la Ville – Paris, Théâtre du Châtelet et Festival d’Automne à Paris, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, The Shed – New York, Onassis Cultural Centre-Athens, deSingel international arts campus (Anvers) William Forsythe est lauréat du prix FEDORA – VAN CLEEF & ARPELS pour le ballet 2018.

We are not going back, Mithkal Alzghair, mercredi 3 et jeudi 4 juillet 20h, Théâtre des 13 vents Grammont, création

« We are not going back questionne la réalité politique et sociale qui nous entoure, qui nous affecte et qui menace notre existence humaine. Entre résistance et utopie, entre lutte et abandon, entre espoir et désespoir, cinq corps s’exposeront sur scène afin de nous interroger sur les possibles d’un autre monde. Nous vivons dans un monde divisé par des pays, des nationalités, des religions, des couleurs de peau, des origines… Nous sommes séparés par des frontières faites de murs, de barbelés, de barrages. Le système capitaliste les construit pour se protéger. Il asservit les hommes, fait d’eux son moteur et les oblige à vivre dans ce système clos. Aujourd’hui, l’homme migrant, celui qui cherche à accéder aux espaces protégés, est utilisé comme prétexte pour renforcer la politique de contrôle des gouvernements sur l’ensemble des citoyens. » Mithkal Alzghair, extrait.

Compagnie HEK-MA Chorégraphie : Mithkal Alzghair Pièce pour 5 danseurs : Annamaria Ajmone, Mirte Bogaert, Yannick Hugron, Samil Taskin, Judit Dömötör Création musicale : Shadi Khries Production : HEK-MA.

Infini, Boris Charmatz, jeudi 4, vendredi 5 juillet  22h Cour de l’Agora, création

Boris Charmatz ®Caroline Ablain.

« « infini » …quelque chose qui n’a pas de limite en nombre ou en taille… …les danseurs, depuis des siècles, comptent jusqu’à  4, 6 ou 8, puis recommencent… dans les chorégraphies modernes, il arrive qu’ils comptent de manière plus complexe, avec des treize et des cinq qui se combinent… mais qu’arriverait-il s’ils comptaient à l’infini ?… qu’arriverait-il si au lieu d’atteindre un but, une fin, une mesure, un rythme cyclique, ils comptaient comme on s’endort, comme on meurt, comme on regarde les étoiles éteintes par notre sur-luminosité urbaine ?… Que serait le chiffre s’il marquait l’abandon, le passage, la métamorphose infinie ?… le nombre de la recherche, et non de la détermination ?… … le mouvement de la recherche et non de la détermination… … certains chiffres sont sanglants, d’autres sont intimes, certains ont des valeurs particulières, un nombre peut être date, elle-même oubliée ou légendaire, ou bien mesure, minime ou immense… les nombres sont devenus des codes et des data à collecter, stocker, mémoriser, vendre… dans notre projet, on ne s’arrête pas, la suspension du temps a lieu dans cette fuite… on ne s’arrête pas à 1989, on ne s’arrête pas à 2000, on ne s’arrête pas à 2015, 2016, 2017, 2018, 2019,… … » Boris Charmatz, extrait.

Boris Charmatz | Terrain Chorégraphie : Boris Charmatz Interprétation : Regis Badel, Boris Charmatz, Raphaëlle Delaunay, Maud le Pladec, Solène Wachter, Fabrice Mazliah Assistante : Magali Caillet-Gajan Lumières : Yves Godin Son : Olivier Renouf Costumes : Jean-Paul Lespagnard Travail vocal : Dalila Khatir.

CUTLASS SPRING, Dana Michel, vendredi 5 et samedi  6 juillet 18h Studio Bagouet, Agora, création

« CUTLASS SPRING c’est comme un chapitre dans l’équation de ma vie. Le sujet, c’est le sexe. Je pars de cette idée puis je me laisse totalement aller autour de cette thématique. Le mot « cutlass » signifie couteau. Je pense spécifiquement aux Caraïbes et à l’outil qu’on utilise dans l’agriculture des bananiers. On coupe pour faire de la place. Pour « spring », le printemps est le moment de l’année où, à Montréal, les gens sortent de chez eux : les postures changent, on a moins de vêtements, on se sent plus léger. Les possibilités s’ouvrent devant nous et il y a de ça dans le titre aussi. Je pense aussi au savon Irish Spring, très parfumé, hyper-sexy, « masculin », et en décembre je suis passée devant la vitrine d’un magasin à New York où il y avait une dizaine de boîtes de cet Irish Spring : c’est là où le titre est apparu : CUTLASS SPRING. » Entretien avec Dana Michel propos recueillis par Maïwenn Rebours, extrait.

Création et interprétation : Dana Michel Élan artistique : Ellen Furey, Peter James, Mathieu Léger, Heidi Louis, Roscoe Michel, Yoan Sorin, Karlyn Percil, Alanna Stuart Conseiller son : David Drury Conception lumières : Karine Gauthier Direction Technique : Caroline Nadeau et Karine Gauthier Production : Dana Michel Production déléguée Par B.L.eux Diffusion : Key Performance.

Moving Alternatives, réinterprétations d’œuvres de Ruth Saint-Denis et Ted Shawn, Anne Collod & Guests, vendredi 5, samedi  6 juillet 18h, Théâtre La Vignette, création

« Ce travail s’inscrit dans la continuité de ma démarche qui articule recherche, recréation et création. En recréant des œuvres chorégraphiques du passé, j’interroge la façon dont ces œuvres questionnent notre présent et modifient nos représentations de ce qui a été. Après la recréation de chorégraphies de Doris Humphrey et d’Yvonne Rainer, j’ai poursuivi ce mouvement en réinterprétant des œuvres d’Anna Halprin. Cela m’intrigue et me passionne de tenter de comprendre comment une partie de la danse moderne s’est inventée en Californie, au tout début du XXe siècle et a pu donner naissance et imprégner les travaux des générations qui ont suivi. C’est une deuxième strate d’exotisme qui se déploie avec Moving alternatives et la recréation de pièces de Ruth Saint-Denis et Ted Shawn. « Anne Collod, extrait.

Conception, direction artistique : Anne Collod Chorégraphie : Anne Collod en collaboration avec les interprètes À partir des œuvres de Ruth Saint-Denis & Ted Shawn Interprétation : Sherwood Chen, Ghyslaine Gau, Nitsan Margaliot, Calixto Neto, Pol Pi, Shantala Shivalingappa Création sonore : Prieur de la Marne Création lumière : Florian Leduc Création costumes : La Bourette Collaboration artistique : Matthieu Doze, Cécile Proust Production … & alters Administration, production La Magnanerie.

Les six concertos brandebourgeois, Anne Teresa De Keersmaeker & Amandine Beyer, vendredi 5 et samedi 6 juillet 20h, Opéra Berlioz Le Corum

Les six concertos brandebourgeois, ATDK, Rosas © Anne Van Aerschot.

« La musique de Jean-Sébastien Bach fait incessamment retour dans l’œuvre d’Anne Teresa De Keersmaeker : Les six concertos brandebourgeois est déjà son cinquième spectacle inspiré par la musique du compositeur allemand. Il s’agit pourtant d’une passion tardive : c’est en 1994 — soit douze ans après sa première chorégraphie, Fase — que la chorégraphe se jette, avec Toccata, dans le flux musical du Cantor. »

Musique Jean-Sébastien Bach Jouée en direct par B’Rock Orchestra

Rosas & B’Rock Orchestra Chorégraphie : Anne Teresa De Keersmaeker Direction musicale : Amandine Beyer Créé avec et dansé par : Boštjan Antončič, Carlos Garbin, Frank Gizycki, Marie Goudot, Robin Haghi, Cynthia Loemij, Mark Lorimer, Michaël Pomero, Jason Respilieux, Igor Shyshko, Luka Švajda, Jakub Truszkowski, Thomas Vantuycom, Samantha van Wissen, Sandy Williams, Sue Yeon Youn Musique : Jean-Sébastien Bach, Brandenburgische Konzerte, BWV 1046–1051 Jouée en direct par : B’Rock Orchestra Violons : Amandine Beyer (violon solo), Jivka Kaltcheva, Vadym Makarenko ; Violes : Manuela Bucher, Luc Gysbregts, Marta Páramo ; Violoncelles : Rebecca Rosen, Frédéric Baldassare, Patrick Sepec ; Viole de gambe : Frédéric Baldassare, Patrick Sepec ; Contrebasse et violon : Tom Devaere ; Traverso : Manuel Granatiero ; Hautbois : Jean-Marc Philippe, Stefaan Verdegem, Jon Olaberria ; Basson : Benny Aghassi ; Trompette : Bruno Fernandes ; Cor : Bart Aerbeydt, Mark De Merlier ; Flûte à bec : Bart Coen, Benny Aghassi ; Clavecin : Sebastian Wienand Costumes : An D’Huys Scénographie et lumières : Jan Versweyveld Dramaturgie : Jan Vandenhouwe.

Et aussi

Du 22 juin au 6 juillet retrouvez Montpellier danse dans la métropole, à Castries, Clapiers, Cournonsec, Cournonterral, Jacou, Lavérune, Montpellier, Pérols, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézéry, Saint-Georges d’Orques avec Kader Attou & Le N.I.D. Epsedanse Anne-Marie Porras The Roots (extraits) et Ashley Chen C,S&T Xtended.

Où et quand ?

Festival Montpellier danse du 22 juin au 6 juillet 2019 à Montpellier et sa zone métropolitaine.

Tout le programme est ici !

Image de Une, affiche de Montpellier danse 2019 ©  lesproduitsdelepicerie tous droits réservés.

 

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