Les Plateaux de la Briqueterie 2018

Installés au Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine et à la Briqueterie, Les Plateaux ouvrent 4 jours dédiés à un condensé d’émotions dansées, du solo aux pièces de groupe, la singularité des écritures proposées promet un voyage étonnant voire détonnant puisque dans cette édition il est « question de résistance, de déflagration  ». À noter que  la plupart des spectacles sont présentés en intégralité et que l’on retrouve des artistes de la sélection Aerowaves notamment Christos Papadopoulos remarqué précédemment avec Elvedon, ouvrira Les Plateaux 2018 avec OPUS suivie des pièces Wreck, Scarabeo et Forecasting.

Des artistes venus des lointains seront présents cette année ; en complicité avec Dance House de Melbourne les australiens Lilian Steiner et James Batchelor alors qu’Andréane Leclerc pour la première fois en France et Manuel Roque, découvert dans le projet européen Migrant Bodies  donneront un aperçu de la jeune danse québécoise. Plus proche mais à découvrir pour ceux qui n’ont pas encore croisé son énergie et sa poésie Roser López Espinosa avec Hand to hand (on l’avait beaucoup aimé dans Lowland)  et une clôture qui promet d’être jubilatoire avec Molar de Quim Bigas Bassart.

Sans oublier des artistes à découvrir ou dont le travail incite à méditer le NOIRBLUE d’Ana Pi, Etienne Rochefort, Calixto Neto et Raphaël Soleilhavoup.

Programme

Mercredi 26 septembre Les Plateaux à La Briqueterie

Hand to hand, Roser López Espinosa  © Tristan Pérez-Martin.

19h30 Roser López Espinosa Hand to hand studio ouest

Hand to Hand est un Lac des Cygnes singulier sous la forme d’un combat de judo. Une proposition où la danse se rapproche des arts martiaux et joue avec ses tactiques et sa cadence. Le doute est là : s’agit-il de mouvements typiques du judo ? Y a-t-il trop de tours, de renversements, de longues pauses et de regard intenses ? Dès que la partition de Tchaïkovski commence à résonner, le jeu se transforme…

Conception et direction : Roser López Espinosa, en collaboration avec les danseurs Interprétation : Magi Serra, Roser López Espinosa.

Opus, Christos Papadopoulos ©Yana Lozeva.

20h30 Christos Papadopoulos OPUS studio scène

Comment regardez-vous la musique ? Christos Papadopoulos enquête sur notre façon automatique de la percevoir. En nous apprenant à regarder et à suivre son quatuor de danseurs qui deviennent instruments, en amplifiant progressive – ment sa chorégraphie à travers le prisme de l’Art de la fugue de Jean-Sébastien Bach, le chorégraphe grec nous attire dans son monde immaculé, loin de notre quotidien

Leon & the Wolf Chorégraphie : Christos Papadopoulos. Interprétation : Amalia Kosma, Maria Bregianni, Georgios Kotsifakis and Ioanna Paraskevopoulou. Cie Aerowaves Twenty 18.

Jeudi 27 septembre Les Plateaux à La Briqueterie

Memoir for rivers and the dictator, Lilian Steiner ©Gregory Lorenzutti.

19h Lilian Steiner Memoir for Rivers and the Dictator studio ouest 

« Chacun de nous est le paysage, le dictateur, le public. Chacun d’entre nous est le pacifiste et l’agresseur. Nous sommes le temps et l’intemporel – un artefact en mouvement. Il n’y a pas de linéarité ou de personnage central dans cette histoire. Nous faisons tous partie de ce récit. »

Chorégraphie : Lilian Steiner. Interprétation : Lilian Steiner et Reuben Lewis.

Forecasting, Giuseppe Chico et Barbara Matijevic © Jelena Remetin.

19h30 Giuseppe Chico & Barbara Matijevic’ FORECASTING studio ouest

Le duo croate-italien s’est engagé depuis 2008 dans une trilogie intitulée D’une théorie de la performance à venir où le seul moyen d’éviter le massacre serait-il d’en devenir les auteurs ? Dans ce dernier opus l’image sort de ses cadres pour épouser le corps en scène et une nouvelle narration naît.

Conception : Giuseppe Chico et Barbara Matijevic’. Interprétation : Charlotte Le May. Cie Aerowaves Twenty 18.

WRECK, Pietro Marullo @Yana Lozeva.

21h Pietro Marullo WRECK studio scène

WRECK, spectacle inclassable de Pietro Marullo mêle les langages de la danse, de l’art plastique, du son et de l’installation. WRECK nous parle de migration et de la condition humaine dans une fascinante dérive métaphorique de la matière et des corps.

INSIEMI IRREALI Company. Conception, mise en scène et chorégraphie : Pietro Marullo. Interprétation : Helena Araujo, Paola Di Bella, Paola Madrid et Anaïs van Eyecken. Manipulateurs : Adrien Desbons et Noèmi Knecht. Cie Aerowaves Twenty 18.

Vendredi 28 septembre Les Plateaux au Théâtre Jean-Vilar

bang bang, Manuel Roque ©Marilyne Bastien.

15h Manuel Roque bang bang

« Objet scénique pour soliste kamikaze » bang bang est une ode à la gravité et aux sensations physiques. La partition chorégraphique que Manuel Roque a conçue pour lui-même est une épreuve. Il se met de manière ultime face à l’injonction de performance qui nous est faite chaque jour. Provoquant le sens de l’épreuve comme métaphore de nos rythmes de vie occidentaux contemporains, la danse se poursuit jusqu’à la perte de soi..

Chorégraphie et interprétation : Manuel Roque avec le soutien de la Délégation générale du Québec.

Oh! rage, Calixto Neto © Calixto Neto.

16h Calixto Neto oh!rage

Calixto Neto travaille à rendre visibles les corps minoritaires et à remodeler leurs imaginaires. Cette intention critique s’incarne sur scène dans une stratégie d’adresse elle-même subversive. Son corps, lieu de production de multiples subjectivités, se réinvente ainsi entre lamentation et révolte, protestation et célébration.

Chorégraphie et interprétation : Calixto Neto.

NOIRBLUE, Ana Pi © DanielNicolaevsky.

17h Ana Pi NOIRBLUE

« Bleue » n’existait pas. Certaines langues anciennes n’avaient pas de mot pour définir cette couleur. Les scientifiques justifient cette absence de mot parce que le bleu n’est pas aussi présent dans la nature que d’autres couleurs. Dans certains idiomes, le mot créé pour le définir a émergé de « noir ». La danse noire existe. NOIRBLUE interroge l’absence, la présence, le discours et le temps pour créer, une danse liée à deux couleurs : la couleur noire de la peau et le pigment bleu outremer.

Chorégraphie, dramaturgie, costumes et objets, interprétation : Ana Pi.

Les Plateaux à La Briqueterie

19h Raphaël Soleilhavoup Low Cost studio scène

 

Low Cost – Teaser from Les Quinconces – L’espal on Vimeo.

Low Cost est un spectacle hybride entre danse, théâtre, performance et musique. Chaque interprète peut jouer tous les rôles, assurer toutes les fonctions de l’entreprise. Tous semblent interchangeables, multitâches ; seul objectif : réduire les coûts ! Le chorégraphe interroge le principe du low cost : comment en rendre compte ?

Conception : Raphaël Soleilhavoup. Interprétation : Corinne Lopez, Ghislaine Louveau, Gerry Quévreux, Annabelle Rosenow.

Cherepaka,  Andreane Leclerc© Svetla Atanasova.

20h30 Andréane Leclerc CHEREPAKA studio scène

Conçu comme un tableau scénique, cet essai cherche à déconstruire le spectaculaire de la contorsion, afin de faire de ce langage acrobatique un langage du corps. La démarche est inspirée de tableaux de Francis Bacon afin de travailler la « logique de la sensation » (Deleuze). CHEREPAKA représente la mort d’une tortue. Composée d’une carapace et de chair, la tortue porte en elle la dualité de l’éternité de sa coquille qui traverse le temps et de la mort de sa fibre qui se décompose avec le temps.

Nadère Arts Vivants Conception et performance : Andreane Leclerc avec le soutien de la Délégation générale du Québec.

Samedi 29 septembre Les Plateaux à La Briqueterie

Hyperspace, James Batchelor  © Morgan Hickinbotham.

14h30 James Batchelor Hyperspace parvis

En réponse à une expédition de deux mois en mer qui étudiait des volcans actifs dans l’océan, James Batchelor a imaginé un triptyque que composent Deepspace, Redschift (2017) et Hyperspace. En questionnant comment le corps participe à une recherche scientifique et comment ce corps sent, mesure et cartographie l’inconnu, le chorégraphe australien propose une étude du corps vu au prisme de la cosmologie. Combinant mouvement, son et installation, Hyperspace s’efforce de trouver des moyens pour que la danse puisse être une conversation, une collaboration et un échange avec d’autres disciplines et communautés.

Chorégraphie : James Batchelor. Interprètation : James Batchelor, Morgan Hickinbotham.

No(s) terres, Olivier Renouf © Delphine Micheli.

15h15 Olivier Renouf No(s) terres studio ouest

Après plusieurs pièces imprégnées du thème de « l’homme et la nature », Olivier Renouf propose un duo, l’histoire d’une rencontre. « Ce qui nous réunit au départ, c’est la danse bien sûr, mais aussi notre rapport particulier à la terre, que ce soit dans une sorte d’attachement ou d’arrachement. Moi parce je viens d’un monde paysan, Sarath parce qu’il a dû en fuyant le Sri Lanka en guerre quitter sa terre natale. De ce déracinement géographique naîtra No(s) terres, et tous les sens qu’elle englobe, avec l’envie de questionner notre rapport au sol, d’appartenance à un territoire, de confronter nos chemins respectifs. »

Conception, scénographie : Olivier Renouf. Chorégraphie et interprétation : Sarath Amarasingam et Olivier Renouf.

Vestige, Etienne Rochefort © Gilles Rondot.

15h20 Étienne Rochefort Vestige #2 – Vestige #3 jardin

Le projet Vestige est constitué de trois petites formes seules les deux premières sont présentées ici. Étienne Rochefort a choisi de centrer son processus d’écriture sur la singularité de chaque interprète et après un travail d’épure à su identifier la couleur et l’énergie brute les plus caractéristiques de chacun. Le résultat met en scène des formes aux énergies lisibles et contrastées, gestuelle syncopée ou à l’opposé énergies reptiliennes, alliant performance physique et pure virtuosité

Cie 1 des Si Chorégraphie, mise en scène : Étienne Rochefort. Vestige #2 interprétation : Maxime Cozic. Musique live : Nicolas Mathuriau. Vestige #3 interprétation : Lorraine Dambermont. Musique live : Jimmy Febvay.

Scarabeo, Andrea Costanzo Martini © Yair Meyuhas.

16h30 Andrea Costanzo Martini SCARABEO, Angles and the Void studio scène

Scarabeo désigne en italien scarabée. Ce coléoptère est aussi, dans l’Égypte Ancienne, le symbole de la renaissance ou de la régénération. Mais il est également le nom du Scrabble, où les lettres sont utilisées plusieurs fois pour former des mots différents. À partir de cette polysémie, le chorégraphe italien qui sous-titre Scarabeo, traite le corps de l’interprète comme une matière purement physique plutôt qu’un générateur d’émotions.

Ass. Culturale VAN SCARABEO. Chorégraphie : Andrea Costanzo Martini. Interprètation : Avidan Ben-Giat, Andrea Costanzo Martini. Cie Aerowaves Twenty 18.

Molar, Quim Bigas Bassart, ©Quim Bigas.

17h30 Quim Bigas Bassart MOLAR parvis

MOLAR est un voyage à travers un fichier d’images et de représentations sur la notion du bonheur. Un bonheur comme un état avec des normes établies de comportement. À travers le développement d’un dispositif qui (re)présente une gamme d’images se rapportant au bonheur (une publicité Coca-Cola, l’euphorie d’un but, quelques comédies musicales, l’émotion d’une personne hyper motivée, etc.), Quim Bigas nous présente différentes (re) personnifications du bonheur avec le corps.

Conception et interprétation : Quim Bigas Bassart.

Où et quand ?

26-27 28-29 sept 2018 Journées professionnelles ouvertes au public au Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine et à la Briqueterie.

Image de Une, visuel des Plateaux 2018 tous droits réservés.

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