Les Hivernales 2020

Les Hivernales-CDCN d’Avignon proposent cette année encore un programme riche et varié, une bien belle façon de se réchauffer au coeur de l’hiver à travers des propositions chorégraphiques nouvelles ou qui nous permettent de tisser un lien plus dense avec des chorégraphes que l’on apprécie et toujours une jolie programmation en direction du jeune public à travers les les HiverÔmomes…

Les HiverÔmomes, programmation jeune public

Marc Lacourt, Tiondeposicom ou le sourire qui scotche sur la bave au loin, 5 février 9h45  et 14h30, Les Hivernales CDCN Avignon

“Il s’agit d’un grand jeu, où tout se construit et se déconstruit. C’est du bricolage. Je me sers de matériaux précaires, qui ne sont pas intimidants (scotch, ficelle, planches de bois…). La familiarité de ces objets m’intéresse, ils permettent à chaque enfant, ou à chaque adulte, de se réapproprier ces matériaux et de se « sentir chez soi » afin d’en détourner plus tard les formes. […]. Poser la danse par le sens avec des signes.” Marc Lacourt

Chorégraphie, interprétation Marc Lacourt. Musiques, scénographie et objets Marc Lacourt. Production MA compagnie + une séance scolaire le 6 février à Montségur-sur-Lauzon en coréalisation avec le Centre Dramatique des Villages du Haut Vaucluse

Malgven Gerbes, Les Sols, 8 février 10h et 16h, Théâtre Golovine

Les sols, Malgven Gerbes (c) Claude Hilde.

Le projet Les Sols est un projet chorégraphique pour très jeune public, leurs parents et/ou accompagnateurs. La pièce est proposée en deux formats qui seront présentés dans la même journée : l’un pour plus jeunes et jusqu’à 18 mois, l’autre jusqu’à 3 ans. Les enfants accompagnés de leurs parents viennent s’installer confortablement autour d’une surface performative conçue pour mettre en exergue les sensations tactiles et visuelles des plus petits. “Et si tout était déjà là, et que le chemin vers le spectateur n’était pas d’éduquer le regard, mais tout simplement de le préserver tout au long de la croissance ? ” Malgven Gerbes

Création et chorégraphie Malgven Gerbes. Regard extérieur David Brandstätter. Interprétation Hyoung-Min Kim ou Margot Dorléans et Malgven Gerbes. Musique su – sa / Saiko Ryusui et Susanna Trotta. Scénographie Malgven Gerbes. Création costume & assistance réalisation scénographique Heather MacCrimmon. Documentation vidéographique Christoph Lemmen et Laure Delamotte Legrand. Graphisme Yoann Bertrandy. Production et diffusion Alix Pellet et Claude Hilde. Regard petite enfance et mouvement Noëlle Dehousse.

Nacim Battou, Paradoxal Wild L’indicible histoire de nos sourires, 10 février 14h30, aux Hivernales


Premier projet de la Compagnie AYAGHMA, ce solo fait suite à une commande pour le festival international d’Aix-en-Provence et de Baalbek au Liban aux côtés de nombreux artistes et notamment le compositeur et trompettiste Ibrahim Maalouf. “L’idée de produire un solo est très présente depuis quelques années… Ce voyage au Liban me permet de découvrir les prémices ardentes de PARADOXAL WILD au cœur d’un lieu singulier et chargé de sens ; le temple de Bacchus aux abords de la frontière Syrienne. […]”. Nacim Battou

Chorégraphie et interprétation Nacim Battou. Scénographie Michael “Caillou” Varlet. Créateur son Matthieu Pernaud. Régisseur lumière Maxime Chassang. Production Compagnie AYAGHMA

Carole Vergne, i-Glu, 12 février 9h45 et 15h, Maison pour tous Monclar

“Sur le plateau, un dôme géodésique — l’i.Glu. Lieu d’habitat dans le lieu habité — le Jardin. Le tout recouvert d’une toile de ciel. Le Jardin comme «espace de prolifération euphorique de la nature», comme prétexte de surgissement de formes et de matières colorées, dessinées…Le dôme comme surface de projection et d’apparition de paysages. i.Glu, projet chorégraphique et sensoriel où évoluent quatre protagonistes : un épouvantail, un danseur-cueilleur, un dôme et un musicien sous le regard bienveillant d’un hérisson-buisson.[…]”

Imagination et conception Carole Vergne et Hugo Dayot. Complicité artistique Bastien Capela. Chorégraphie Carole Vergne. Images et dessins d’animation Carole Vergne et Hugo Dayot. Lumière Mana Gautier. Régisseur lumière Stéphane Guilbot ou Serge Coquais. Musicien Benjamin Wünsch. Réalisation des mâts métalliques Christian Tirole. Plaque de l’épouvantail Laurent Rieuf. Interprétation Rémi Leblanc-Messager ou Anthony Michelet – Hugo Dayot. Administration Pascale Garbaye. Diffusion Hugo Dayot.

Pierre Rigal, Merveille, 13 février 10h et 14h30, L’Autre Scène, Vedène


“La merveille de l’opéra, c’est la voix… La voix humaine chargée d’ambivalence, de mystère, vacillant sur la crête de la justesse avec puissance ou fragilité mais toujours avec rareté… Alors les scientifiques de ce laboratoire expérimental ont dû faire ce même constat lorsqu’ils ont décidé d’appeler leur générateur d’opéra artificiel, Merveille. […] L’opéra artificiel les embarquera malgré eux dans un grand voyage vers l’inconnu comme celui d’Orphée, le plus grand des musiciens qui s’aventura dans les enfers pour retrouver sa défunte aimée. Une aventure épique et musicale.”

Conception, chorégraphie et mise en scène Pierre Rigal avec la collaboration de l’équipe artistique.Interprétation Sonia Darbois et Maxime Guillon-Roi-Sans-Sac. Musique originale Gwenaël Drapeau, Julien Lepreux (MicroRéalité) et Pierre-Damien Crosson. Collaboration à l’écriture musicale et arrangements Benjamin Laurent. Collaboration artistique Agathe Vidal. Lumières, plateau, vidéo Frédéric Stoll. Son, vidéo George Dyson, Marc De Frutos. Interprétation Mélanie Chartreux, Gwenaël Drapeau, Julien Lepreux, Laure Poissonnier, Nicolas Simeha et Bora Wee. Mise en production Sophie Schneider assistée de Nathalie Vautrin.

Noëlle Dehousse, Pompon, 15 février, crèche de Sablet

Pompon, Noëlle Dehousse (c) rootsanshoot-com-web.


Danseurs (en alternance) Valérie Seyvet, Noëlle Dehousse, Milton Paulo. Musiciens (en alternace) Gwenaëlle Chouquet, Peache. Administration Alice Roué-Chrétien. Production Minuscropik.

Programme des Hivernales

Lali Ayguadé iU an Mi, 13 février 19h30, Théâtre Benoît XII

iU anMi, Lali Ayguadé (c) Mike Rafail.

“Avec iU an Mi, Lali Ayguadé signe son second travail de grande envergure : une pièce physique empreinte d’une forte composante théâtrale ; iU an Mi questionne aussi la façon dont nous sensibilisons les gens aux événements inévitables, aux émotions exposées au collectif, à la mémoire, au passage du temps, à la réalité́ et à l’imagination. C’est la seconde pièce – après Kokoro en 2015 – d’une trilogie annoncée de la chorégraphe catalane. La production de cette nouvelle et dernière pièce de la trilogie a débuté en cette fin d’année 2019.”

Chorégraphie Lali Ayguadé. Interprétation Anna Calsina Forrellad, Nick Coutsier, Marlène Rostaing, Diego Sinniger de Salas. Composition musicale Josep Maria Baldomà. Scénographie Xesca Salvà. Lumières Fabiana Piccoli. Dramaturgie Jordi Oriol Canals.

Elodie Doñaque, Balades 1#Bruxelles + Eymen, 14 février 19h30, Théâtre des Doms et Chapelle des pénitents blancs  

Eymen, Elodie Doñaque © Patrick Lecœuvre.

“Au début il y a un lieu, un lieu de vie sur lequel je souhaite travailler. J’essaie d’en comprendre, d’en saisir à la fois tout ce qui s’y voit : l’espace, la lumière, les couleurs et, dans le même mouvement ce qui ne se voit pas, ne se voit plus : l’histoire, les souvenirs enfouis, la charge symbolique… Dans ce lieu réel saisi ainsi dans sa complexité, je viens inscrire un élément de fiction, une image (le plus souvent d’un corps à l’échelle 1). Cette insertion vise à la fois à faire du lieu un espace plastique et à en travailler la mémoire, en révéler, perturber, exacerber la symbolique.” Ernest Pignon-Ernest

“Eymen/Pour me perdre, pour l’instant, pour la paix/ Pour crier. Être. Agir/ Pour le plaisir, la douleur/ Pour guérir, s’abandonner, résister/Pour se plaindre/Pour prier/Pour le vent, les courbes, la révolte/Pour pleurer/Pour la passion, pour raconter, remplir,s’échapper, inventer/Pour revenir, unir, éveiller/Oublier/Pour le vide/Pour respirer/Se prononcer/ Eymen”

Balades 1#Bruxelles : Trapèze Elodie Doñaque. Clavier Eric Bribosia. Caméras Fred Chemama, Barrack Rima, Déborah Kempczynski (Fragments asbl), Rigging Geoffroy Dehasque. Prise de son Simon Thiérrée. Production / Diffusion Camille Granger

Eymen : Trapèze Elodie Doñaque. Piano Fabian Fiorino. Lumière Arnaud Lhoute. Production et diffusion Camille Granger


Anna Massoni, Notte, 15 février 16h, Les Hivernales CDCN

Notte, Anna Massoni (c) Angela Massoni.

Notte est un solo qui adresse la question de la porosité entre le corps et son environnement, dans la micro-sphère du théâtre mais aussi à plus large échelle, en se logeant dans cette zone de perméabilité, voire de confusion, entre le dedans et le dehors, entre ce que nous sommes et ce qu’est le monde, entre l’infiniment petit et l’infiniment grand, et par là même composant avec le corps dans sa matérialité, matière parmi les matières.[…] Notte est une « chorégraphie du détail ». J’accorde mon corps-instrument en continu, à la lisière entre visible et invisible, être solitaire sur le plateau tel un Robinson sur son île. Voir, ne pas voir, chanter sous la peau et entrevoir dans la nuit.” Anna Massoni

Conception, chorégraphie et interprétation Anna Massoni. Assistant chorégraphique Vincent Weber. Regard extérieur Simone Truong. Lumière et scénographie Angela Massoni. Assistant chant Jean-Baptiste Veyret-Logerias. Partenaire de recherche Cynthia Lefebvre.

Cindy Van Acker Shadowpieces + Knusa / Insert coins, 15 février 18h, Collection Lambert

Knusa┬CindyVanAcker®Olivier Oberson.

Shadowpieces englobe la création de onze soli d’ici mai 2020, avec les interprètes qui participeront à la création Without References, prévue à la Comédie de Genève en novembre 2020. Au cœur de cette traversée de soli d’une dizaine de minutes chacun, il y a l’idée de travailler très intimement avec chaque interprète.[…] Les soli de Shadowpieces sont des objets en soi, ayant pour but d’identifier la couleur, l’énergie, l’expressivité de chaque danseur.Ils serviront à alimenter la pièce de groupe, à la nourrir sur un mode spectral, fantomatique, théorique, concret. Ce qui sera transmuté dans Without References dépendra de ce qui sera expérimenté dans le solo. D’où l’idée du titre, Shadowpieces.”

Chorégraphie Cindy Van Acker en collaboration étroite avec les interprètes. Interprétation Stéphanie Bayle, Maya Masse, Cindy Van Acker, Daniela Zaghini. Musique Réservoir de musiques constitué par Cindy Van Acker. Son Samuel Pajand. Administration Cindy Janiaud. Diffusion Olivier Stora. Communication & logistique Dunja Stanic. Production Cie Greffe.

Christian Rizzo, ICI—CCN Montpellier, une maison, 15 février 20h30, Opéra Confluence

une maison, Christian Rizzo-┬®-Marc-Domage.

“[…] Pour le chorégraphe, une maison, n’est pas l’image qu’on attend, espace clos et protégé fermé par son bâti de murs et portes et fenêtres. Elle est davantage un espace où les corps circulent, murmurent, résonnent. Elle se compose du tracé des vies multiples qui s’y croisent. Ses fondations pourraient bien être celles des rencontres, des collaborations humaines et artistiques qui agencent gestes et utopies. Au-delà de l’absence ou de la perte qui parfois la traverse, une maison nomme ce terrain commun, peuplé, et fait entendre son intense richesse polyphonique jusqu’à son climax, la jubilation de la fête et de la fantaisie.” Irène Filliberti (mai 2019)

Chorégraphie, scénographie, costumes, objets lumineux Christian Rizzo. Interprétation Youness Aboulakoul, Jamil Attar, Lluis Ayet, Johan Bichot, Léonor Clary, Miguel Garcia Llorens, Pep Garrigues, Julie Guibert, Ariane Guitton, Hanna Hedman, David Le Borgne, Maya Masse, Rodolphe Toupin, Vania Vaneau. Création lumière Caty Olive. Création médias Jéronimo Roé. Création musicale Pénélope Michel et Nicolas Devos (Cercueil / Puce Moment). Assitante artistique Sophie Laly. Réalisation costumes Laurence Alquier. Assistant scénographie, programmation multimédia Yragaël Gervais. Direction technique Thierry Cabrera. Régie lumière Thierry Cabrera. Régie son et led mapping Jordan Dixneuf. Régie plateau Rémi Jabveneau. Coordination régie scène Shani Breton.

Arthur Perole, FOOL, 16 février 17h, Palais des Papes

FOOL, Arthur Perole@Nina Flore Hernandez.

“C’est à partir d’une réflexion sur la pratique de la danse comme lieu de libération des corps qu’Arthur Perole s’approprie l’essence du rituel de la Tarentelle. Le chorégraphe propose avec FOOL une expérience dansée, visant à la pratique collective de l’exutoire. Cette performance prend à la fois la forme de soli éclatés dans différents espaces du Palais des Papes, mais aussi celle d’un grand rassemblement initié par l’arrivée d’un DJ, laissant résonner les musiques de tarentelle entraînantes. Mutant graduellement vers un mélange de son électronique et de transe, la musique vient construire un espace d’exutoire commun. Le public est ainsi pris dans une communion mouvante et prendra, peut-être, part à la transe, à la danse, à sortir « hors de soi ».”

Conception Arthur Perole. Assistant artistique Alexandre Da Silva. Interprétation et chorégraphie Marion Carriau, Alexandre Da Silva, Philippe Lebhar, Joachim Maudet, Arthur Perole, Lynda Rahal. Chanteuse Mélanie Moussay. Musicien Marcos Vivaldi. Production / diffusion Sarah Benoliel.

Pierre Pontvianne, JANET ON THE ROOF, 18 février 18h, Les Hivernales CDCN

Janet on the roof, Pierre Pontvianne © cie Parc

JANET ON THE ROOF retranscrit un état de sidération qui finit par tout imprégner, et devient la toile de fond de nos existences. […] Dans JANET ON THE ROOF, on retrouve ces soudaines compressions du temps qui s’opèrent sous l’effet d’un choc. La première surprend le public, la deuxième déjà moins, et la troisième se transforme presque en situation habituelle. La peur nous permet peut-être de chercher des solutions, la sidération, quant à elle, éradique toute la fertilité du possible. La terreur, elle, crée une angoisse qui se diffuse et qui, par sa répétition, finit par nous engourdir.Ce qui nous surprend nous sidère et ce qui nous sidère ne nous surprend plus. La pièce dit, entre autres choses, cette érosion de nos sensibilités.”

Chorégraphie Pierre Pontvianne. Interprétation Marthe Krummenacher. Conception sonore Pierre Pontvianne. Lumière Valérie Colas. Décor Pierre Treille. Costumes Janet Crowe. Regard extérieur David Mambouch. Production Compagnie PARC.

Mette Ingvartsen, Moving in Concert, 18 février 20h30, La Garance-Cavaillon

Moving in concert, Mette Ingvartsen (c) Marc Domage.
[…] “Cette pièce tourne beaucoup autour de la question des flux et de la plasticité. […]J’aimerais que la pièce fonctionne d’un seul mouvement, contrairement à mes pièces précédentes. Les matières, comme les lampes ou les lentilles, seront présentes tout au long de la pièce. Ce sont les relations entre ces éléments et les danseurs qui se transformeront progressivement. Chaque danseur créera une matière chorégraphique qui lui appartiendra. En même temps, j’aimerais trouver une structure collective dans laquelle les lignes individuelles s’entrecroisent pour former des points de rassemblements. J’imagine un système qui se démultiplie, où tout un univers s’invente à partir de cellules indépendantes. Je cherche aussi à incorporer la technologie de manière à évoquer l’idée que celle-ci reste active dans nos corps, dans notre fonctionnement cérébral, même lorsque nous ne sommes pas en train de l’utiliser.” […] Propos recueillis par Gilles Amalvi, avril 2019

Conception et chorégraphie Mette Ingvartsen. Interprétation Bruno Freire, Elias Girod, Gemma Higginbotham, Dolores Hulan, Jacob Ingram-Dodd, Anni Koskinen, Calixto Neto, Norbert Pape, Manon Santkin. En alternance Thomas Birzan , Hanna Hedman, Armin Hokmi. Dramaturgie Bojana Cvejic. Son Peter Lenaerts. Lumières Minna Tiikkainen. Costumes Jennifer Defays. Décor Mette Ingvartsen, Minna Tiikkainen. Directeur Technique Hans Meijer. Assistant chorégraphe Christine De Smedt. Assistants de production Manon Haase, Joey Ng. Technicien son Filip Vilhelmsson. Fascia Training Anja Röttgerkamp. Remerciements Anna Persson.

Paola Stella Minni et Konstantinos Rizos, Silver, 19 février 18h, Théâtre des Halles

Silver, Paola Stella Minni et Konstantinos Rizos,©Marc_Coudrais

“Deux actes et une scène bi-frontale.[…]. Toute l’écriture de Silver nous met dans une situation de dualité, de face à face entre nous et entre les spectateurs. La pièce joue en effet sur une bi-frontalité où les regards des spectateurs se croisent, se font face constamment: cette configuration de l’espace détermine aussi notre partition chorégraphique. C’est un jeu de rôle où le sens du temps s’élargit: une structure entre deux mondes parallèles qui soulèvent des préoccupations similaires. Une narration souterraine déclenche les événements avec une touche tragi- comique.Un dilemme moral est-il toujours d’actualité ? Quelle place donnons nous au dout dans nos choix étiques ? Et finalement faisons nous de vrais choix ? Quelle est la signification de l’éthique aujourd’hui dans l’extrême capitalisme virtuel où nous vivons ?”

Chorégraphie et interprétation Paola Stella Minni & Konstantinos Rizos. Collaboration artistique Geoffrey Badel, Silvia Romanelli. Collaboration son Antoine Briot. Lumière Marie Sol Kim. Production Francesca Pingitore, Lucille Belland. Remerciements Marion Coutel, Arthur Eskenazi, Nina Berclaz. 

NaïF Production, Petit bazar et grand déballage, 19 février 20h30, Théâtre des Carmes

NaîF Production-trio mouvement L.Onde-web

“Mesdames, messieurs, chers enfants et les autres… On s’en va ! Ou bientôt… et pour pas loin, car si notre association avec le CDCN touche à sa fin, nous n’en demeurerons pas moins icissiens, autochtones et pour tout dire avignonnais. Plus de trois années belles et riches qui virent la naissance de 4 nouveaux essais,d’envies emmêlées, de projets en pagaille… On ne va pas vous en faire un diaporama,mais on vous convie, encore une fois, à une soirée partagée où il y aura sans doute à boire et peut-être quelques souvenirs à manger, et puis on en profiterait pour vous raconter, en vivant,ce qui pour nous se trame sur le grand tapis roulant des projets à venir. Venez ! Ce sera bien.” NaïF Production.

Conception et chorégraphie Sylvain Bouillet, Mathieu Desseigne-Ravel et Lucien Reynès. Production NaïF Production.

Aina Alegre, LA NUIT, NOS AUTRES, 20 février 18h, Les Hivernales-CDCN

La nuit nos autres, Aina Alegre (c) Albert Uriach.

LA NUIT, NOS AUTRES est une expérience gestuelle et plastique autour de la représentation et de la figuration multiple de soi. Une série de rituels liés ici à la pluralité d’identités entendues comme de multiples états de présence qui habitent les corps. Je pense ici à cette phrase de l’artiste photographe Claude Cahun : « La pratique de l’invention de soi comme une forme d’altérité intérieure ». L’hybridation – la mutation – Le dédoublement – l’effet miroir – l’artifice et le masque en tant qu’outil et médium ont nourri le corpus de cette pièce qui est imaginée comme une oeuvre plastique-chorégraphique.”

Chorégraphie Aina Alegre. Interprétation Isabelle Catalan, Cosima Grand, Gwendal Raymond. Musique originale Romain Mercier. Création lumière Pascal Chassan. Scénographie James Brandily. Conseil artistique / dramaturgie Quim Bigas. Régie générale Guillaume Olmeta. Régie lumière Leslie Horowitz. Assistant des projets de STUDIO FICTIF Aniol Busquets. Production et diffusion Claire Nollez. 

La Ribot, Mathilde Monnier et Tiago Rodrigues, Please Please Please, 20 février 20h30, Théâtre Benoît XII

Please-please-please © Gregory Batardon.

“Pour que les ours puissent vivre, pour que les abeilles continuent à vivre, pour éviter la catastrophe, pour continuer à croire », pour s’autoriser à rêver. Et, les enfants leur répondent… « Please, écoute-moi ! » Telle une figure double, Mathilde Monnier et La Ribot dansent cette fragile transmission entre générations : une danse de cafard, elles sont les elfes qui hantent le plateau… Le trio, aussi singulier qu’inventif, a l’ambition de mutualiser, pour mieux déplacer, les fruits les plus indomptés de leurs pratiques respectives comme ceux nés de leur rencontre scénique inédite.”

Conception La Ribot, Mathilde Monnier et Tiago Rodrigues. Interprétation La Ribot, Mathilde Monnier. Lumière Éric Wurtz. Traduction Thomas Resendes. Scénographie Annie Tolleter. Réalisation scénographie Christian Frappereau, Mathilde Monier. Costumes La Ribot, Mathilde Monnier. Réalisation costumes Marion Schmid, Letizia Compitiello. Création musique et régie son Nicolas Houssin. Direction technique et régie lumière Marie Prédour. Régie plateau Guillaume Defontaine. Diffusion internationale Julie Le Gall –Bureau Cokot. Production Nicolas Roux. Remerciements Magda Bizarro.

Philippe Saire, Ether, 21 février 18h30, La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon

Ether, Cie Philippe Saire © Philippe Weissbrodt.

“Ce nouveau projet s’inscrit dans la série Dispositifs, où des structures spatiales ou lumineuses sont au départ des projets.Suivant le principe de cette série de création, le travail s’est en parallèle concentré sur l’image et sur la danse.[…] Sur l’image du corps positionné dans cet espace particulier en point de fuite, et sa matérialité en opposition à l’évanescence de la fumée. Sur la façon dont le corps peut interagir avec la fumée, qu’il s’y réfugie ou la fuie, s’y débatte ou en épouse lentement les formes. Les tableaux de Edward Hopper et ses postures intemporelles des corps avait intuitivement induit le choix d’un duo entre une femme et un homme. La relation entre les deux interprètes, au départ visuelle et spatiale, s’est peu à peu tissée, s’appuyant sur une tension entre l’immatériel et le matériel que le dispositif exprime.Dans cette série de pièces donc, si une narration advient, s’impose, c’est dans un second temps. Le degré de narration également. Nuages et fumée sont des éléments iconiques de l’imaginaire individuel. Aussi, la narration se veut ouverte, la fumée pouvant être autant assimilée à l’ordre du souvenir que du chimérique.”

Concept et chorégraphie Philippe Saire. Chorégraphie en collaboration avec les danseurs Marthe Krummenacher, David Zagari. Création lumières et fumées Antoine Friderici. Création sonore Stéphane Vecchione. Costumes Tania D’Ambrogio. Construction Hervé Jabveneau. Direction technique Vincent Scalbert. Régie Vincent Scalbert, Basile Weber. Production Compagnie Philippe Saire.

Abd Al Malik et Salia Sanou, Le Jeune Noir à l’épée, 21 février 21h, Salle de l’Étoile, Chateaurenard

Le Jeune Noir à l’épée, Abd al Malik ©Fabien Coste.

Jeune Noir à l’épée est d’abord le titre d’une peinture de Pierre Puvis de Chavannes qui m’a bouleversée […] Parmi les autres toiles de maîtres du XIXe siècle, que j’avais sous les yeux, comme des symboles de la construction d’un regard, de la création de l’Autre et d’un inconscient collectif racialisé, Jeune Noir à l’épée, par sa singularité criante en terme de symbolismes et de représentation de la figure noire, me racontait émotionnellement une histoire qui s’inscrivait tout naturellement dans ce monde de pauvreté et de béton que j’avais connu toute ma vie. C’est donc tout naturellement que se mit à s’exprimer sous ma plume, propulsé à notre époque, ce jeune noir, à peine sorti de prison, dans sa cité HLM. Du plus profond de mon propre vécu, je savais bien d’où venaient la lutte de ce jeune noir pour quitter la rue et la haine, sans abandonner les siens, sa relation conflictuelle à ses origines africaines et à la France, sa révolte inflexible contre l’injustice des violences policières subie par son peuple, celui des banlieues, et contre la barbarie des frontières et des crimes qui s’y commettent, pour citer Chamoiseau.”

Conception & mise en scène Abd Al Malik. Chorégraphie Salia Sanou. Interprétation (sous réserve) Salomon Asaro, Akeem Alias Washko, Vincent Keys Lafif, Bolewa Sabourin. Musiciens Arnaud Fayette Mikano et Fayette Fayette Mikano.


Mathilde Monfreux, Caring Banquise, 22 février 16h, Maison Jean Vilar

LGO, Mathilde Monfreux @ XIAO.YANG.

Banquise nous évoque une étendue. La peau. La fragilité. Caring Banquise se lie à un concept : le care. Faire banquise, ce serait refabriquer du tissu social à travers la peau, reconnaître la notion d’interdépendance de l’individu avec ses congénères jusqu’à l’étendre à une notion de milieu et d’environnement.[…]. Caring Banquise se construit au fur et à mesure des résidences et des rencontres avec les partenaires de création, en intégrant la relation avec les publics sous forme d’ateliers ou de workshop, et en collaboration avec un groupe de complices. Caring Banquise est une forme hybride, entre l’exposition chorégraphique et une performance collective. Elle intégrera par la suite une installation vidéo-danse. L’idée est de proposer au public de voir, ressentir et/ou vivre dans son corps certaines notions de solidarité, d’attention. La danse se base sur une succession emboîtements, de figures de soin et de complémentarité, toutes réversibles. C’est une forme de transe lente, à laquelle le public est invité à venir assister et répondre à la question “combien de temps vous faut-il pour vous laisser toucher ?”. “

Chorégraphie et interprétation. Mathilde Monfreux en collaboration au plateau avec Clémence Diény, Raphaële Dupire, Gaëlle Pranal, Anne-Gaëlle Thiriot, Virginie Thomas.Technicien général Sarah Gordon. Lumière Sarah Gordon. Production Compagnie des Corps Parlants.

Nach, Beloved shadows, 22 février 18h, Les Hivernales CDCN

Beloved Shadows, Nach ©André Baldinger.

“Qu’il est passionnant pour moi de donner vie à ces images, ces sensations, qui naissent en moi. Ce sont des songes, des visions, nécessaires, des hallucinations que je convoque. Un bout de mon histoire. Créer.[…] Dans ma danse, il y a mes ancêtres, il y a ces femmes, puissantes, fragiles, désirantes, belles, combattantes… des mères, des sœurs, amantes, grands-mères, exploratrices,créatrices… chairs puis cendres. À côté de moi il y a peurs, angoisses, fascinations, pour la vie, la mort, la vieillesse, pour la douleur, mêlée au plaisir et à l’ivresse. Derrière moi il y a mon expérience, celle de la communauté, celle de la solitude, celle de la découverte de territoires. Je choisis d’être là, au cœur de ce mécanisme qui cache puis dévoile Qui me fait apparaître et disparaître. Puis c’est votre tour. Quel point de vue adopter? Être regardée ou observer soi-même. Blotti dans cette peine-ombre, mystérieuse. La peine-ombre d’une cabine de Peep-show. Fantôme ou fantasme. Voyeuse ou objet. Mon désir, la puissance de l’érotisme qui m’anime pour tout, est la lumière avec laquelle j’éclaire mon existence. Mon désir est aussi celui de l’obscurité ([…].” Nach© André Baldinger

Chorégraphie et interprétation Nach. Musique originale Koki Nakano. Création lumière et scénographie Nicolas Barraud. Vidéo & régie générale Vincent Hoppe. Création image Juliette Nadel. Costumière Danielle Zuri. Administration / Production /Diffusion MANAKIN – Lauren Boyer & Leslie Perrin. Production Nach Van Van Company.

Fouad Boussouf, Oüm, 22 février 20h30, Théâtre Benoît XII

Oum, Fouad Boussouf © Bertrand Alberge.

“En clôture de cette trilogie sur le monde arabe, celui de mon enfance et de mes souvenirs, j’ai choisi la thématique des divas du monde arabe. Des années 1920 aux années 1960, entre Beyrouth et Le Caire, elles se relayaient sur les ondes comme étendards de la chanson arabe au féminin. Oum Kalthoum en particulier fait partie du paysage sonore de mon enfance. Une musique toujours présente, que j’entendais partout, à chaque coin de rue, dans chaque voiture – et en particulier celle de mon père. Je ne comprenais pas ce qu’elle disait, mais à force d’entendre sa voix, elle m’était devenue familière, et autour de moi, elle fédérait des plus jeunes aux plus anciens. Ses chansons, caractéristiques du style tarab dans lequel elle excelle, incarnent une émotion poétique et musicale, faisant appel à un large spectre de sentiments, des plus intériorisés aux plus violents : plaisir, délectation, exaltation et transe. C’est à partir de ces sentiments que mon travail prend sa source, en danse, en musique et en voix.” Fouad Boussouf

Chorégraphe Fouad Boussouf. Assistant chorégraphe Sami Blond. Interprètes Nadim Bahsoun, Sami Blond, Mathieu Bord, Loïc Elice, Filipa Correia Lescuyer, Mwendwa Marchand. Composition musicale Mohanad Aljaramani (percussion, oud, chant), Lucien Zerrad (guitare, oud). Dramaturgie Mona El Yafi. Scénographie Raymond Sarti. Costumes Samudra Sharanto. Lumière Fabrice Sarcy. Production/Diffusion Petya Hristova. Administration Sylvie Nicolas. Manager de Tournée Mathieu Morelle.

Autour des Hivernales
Des lectures, des ateliers, des masterclasses, des expos, une installation sonore, des vidéos de danse, un atelier parent-enfant, des trainings quotidiens, des stages…

Où et quand ?

Les Hivernales-CDCN-Avignon du 5 au 22 février 2020 à Avignon et alentour !

Tout savoir c’est ici !

Image de Une, affiche des Hivernales 2020 tous droits réservés.

Written By
More from Véronique

L’Automne de la Danse à Lyon

Pour accompagner l’automne en douceur et avec énergie, La Maison de la...
Read More