Jet lag voir la danse différemment

C’est sous ce titre que L’étoile du nord, scène conventionnée pour la danse, annonce son troisième temps fort de la saison consacré à la danse. Après Avis de Turbulences et Open Space, L’étoile du nord affirme sa volonté de soutenir la danse émergente et de lui offrir un cadre pour s’exprimer. La programmation de ce Jet Lag 2018 s’appuie sur la thématique suivante : voir la danse différemment, avec comme particularité cette année, une partie consacrée aux arts du cirque. Il est vrai que la porosité des frontières entre les arts vivants est de plus en plus active et que nombre de propositions mixent danse, cirque, voix sans parler des différents courants chorégraphiques qui s’entremêlent de plus en plus. Ainsi pour cette édition Jet Lag présente du jonglage avec balles et massues, une re-lecture du hip hop avec le krump, le break, le top rock, mais aussi un parcours avec des artistes vietnamiens.

Au programme

Mercredi 16 mai à 20h30

Carte blanche à Sébastien Ly et ses invités dans le cadre du festival Krossing over

Crossing over, Sébastien Ly (c) Anyarena.

Nha la Maison. Trio pour deux danseuses et une sculpture Chorégraphie Sébastien Ly – Interprétation Le Thi Mai Anh et Lisa Robert – Sculpture Trong Gia Nguyen – Musique An Ton That

Eudoxia. Solo danse et arts plastiques Chorégraphie et interprétation Nguyn Minh Tâm – Installation Sandrine Llouquet

Ore. Court-métrage chorégraphique Co-creation Kim-Sanh Châu et Ray Lavers – Interprétation Dng Vn Quý, Lê Quc Huy, Lê Hu Phc, Nguyn Christina, Nguyn Mnh Quyn, Nguyn Ngc Tân, Phm Ngc Anh, Nguyn V Hoàng Minh, Sabra Johnson, Trn Trng Nghĩa, Võ Hng Nhung – Musique Hazy Montagne Mystique (Chittakone Baccam) – Ingénieur son Sandy Pinteus

Vendredi 18 et samedi 19 mai à 20h30 en plateau partagé

Versatile, Renaud Roué, danse jonglage

Versatile, Renaud Roué tous droits réservés.

Les réactions face à l’échec, la réussite, la répétition du geste et l’enjeu influencent-il le jongleur ? Au-delà d’une volonté de questionner les changements d’état chez l’artiste au plateau, Renaud souhaite interroger l’humanité sur ses tendances lunatiques. Dans son travail de recherche, il souhaite approfondir et mieux connaitre cette brutalité de passage d’un état émotionnel à un autre, et ainsi se pencher sur les conséquences physiques visibles de cette soudaineté qui s’impose à nous par notre psyché

Regard extérieur et accompagnement Johan Swartwagher En partenariat avec La Maison des Jonglages, le Pôle Cirque La Cascade, Badinage Artistique, le CRAC de Lomme et l’ACERMA.

Merci, pardon, Boris Couty et Maxime Sales

Merci, pardon, Boris Couty et Alexandre Sales tous droits réservés.

 

Danse, clown et jonglage, 40 massues et un bon paquet de névroses pour exprimer et partager les émotions des 2 jongleurs. La création de ce spectacle a démarré sous la forme de défis, d’affrontements. Quels sont les enjeux qui traversent nos vies ? Qu’aurions-nous peur de vivre sur scène ? Quels défis pourrions-nous oser ? Faire voyager le spectateur d’une émotion à une autre, d’un registre à un autre. De l’écrit à l’improvisé, du beau à l’étrange, du rire à l’amer, de la réalité à la fiction. Choisir de ne pas s’enfermer dans une seule forme de spectacle, une seule manière de faire. Tout envisager pour pouvoir tout exprimer.

Coproduction La Maison des jonglages / La Courneuve, La Verrerie d’Alès – Pôle national des arts du cirque

Samedi 19 mai à 19h hors les murs > Devant L’étoile du nord

Loin, La Débordante Cie, danse de rue

Loin, La débordante Cie (c) Nicolas Joubard.

Au loin, des corps se détachent du paysage. Ils apparaissent comme un mirage, l’image est floue, leurs gestes vagues. Ils se rapprochent imperceptiblement et on distingue des mouvements plus précis, leurs silhouettes se dessinent, le paysage se transforme autour d’eux. Certains progressent plus vite que d’autres, se ravisent, repartent. Ils s’amalgament, forment un groupe, ils se soutiennent, puis se séparent et redeviennent des individus solitaires. Une voix, un chant lyrique accompagne leur progression, nourrie parfois de leurs échos. Et leurs visages se dessinent, leurs traits se précisent, on entend le bruit de leur corps, de leur souffle, ils sont tout près, ils sont ici. Loin est une proposition chorégraphique et une expérience perceptive pour un espace avec une grande profondeur de champ.

Direction artistique Héloïse Desfarges – Danse Anne-Sophie Gabert, Claire Rivera, Julie Galopin, Perrine Gontié, Sarah Pellerin-Ott – Chant Caroline Marçot – Collaboration Antoine Raimondi Durée 30’

24, 25 et 26 mai 20h30 en plateau partagé

2#Damon, Etienne Rochefort

2#Damon, Etienne Rochefort tous droits réservés.

Un danseur, son clone, une gestuelle robotique et l’hallucination s’installe. Danse et lumière fusionnent dans une atmosphère cinématographique proche du dessin animé et du manga. Ce projet, chorégraphié et interprété par Étienne Rochefort et Jérôme Douablin, met en scène un danseur et son clone, son double. Un personnage qui pourrait évoquer la solitude, l’introspection et les démons qui lui sont liés. Peut-être un reflet des questionnements d’une génération. Chorégraphie, mise en scène, interprétation Étienne Rochefort – Aide à la mise en scène, interprétation Jérôme Douablin – Lumières Odile Ribière – Musique Jimmy Febvay – Costumes Mathilde Marie – Regard extérieur Nathalie Pernette – Co-production & résidence Pôle Sud, Centre de Développement Chorégraphique en préfiguration de Strasbourg

Vestige #2 Etienne Rochefort , jeudi 24 à 15h30 Hors les murs

En présence d’un musicien, ce travail chorégraphique explore le corps des danseurs : il creuse, épure et dépoussière le mouvement de tous ses parasites afin de révéler l’animalité qui sommeille en chacun de nous.

Centre Paris Anim’ La Chapelle – 26, bd de la Chapelle – Paris 18 Gratuit sur réservation > contact@etoiledunord-theatre.com

Quelques uns demeurent, Alexandre Fandard

Quelques uns demeurent, Alexandre Fandard tous droits réservés.

Krump, hip hop, break, danse contemporaine et pantomime sont au service d’un homme seul qui, entre rêve et cauchemar, se livre à une lutte étrange, contre la folie. Que nous dit-il ? Son passé recèle-t-il un secret profond, que les mots ne peuvent plus porter ? Est-il sous l’emprise d’une force qui tue les mots, les bâillonne ? Où est-il tout simplement fou ? La vision et le mouvement se troublent ; c’est un corps fort en déclin, c’est une ombre vive qui s’efface, que le chorégraphe et interprète Alexandre Fandard donne à voirMetteur en scène, chorégraphe et interprète Alexandre Fandard – Assistante à la mise en scène Mélina Lakehal Lumière Alexandre Fandard et Mélina Lakehal – Conseil technique (conception luminaire) Geoffroy Adragna – Création sonore Noël Rasendrason et Alexandre Fandard – Costume Gwendolyn Boudon

25 mai à 20h30

Cellule, Anne-Marie Van 

Cellule, Nach © Raphael Stora.

Nach chorégraphie son propre solo à travers le krump, danse urbaine universelle, revendicative, exutoire, faite de contrôle, d’éclatement et d’extase. Une femme. Un corps, une énergie, une ombre, une lumière. Dans un espace confiné semblable à une cellule, un être survit, questionne et se rencontre en s’évadant par sa propre chair. En écho au Duende espagnol, cette danse urbaine très codifiée en appelle à l’expression des états intérieurs : être sincère et écouter le corps, recueillir l’intention qui le traverse, accepter la peur, la puissance, la possession et l’ivresse. Nourrie de son expérience de danseuse auprès du chorégraphe Heddy Maalem (accueilli en 2015 avec Éloge du puissant royaume), Nach explore dans ce langage élaboré les énergies féroces du désir, de l’excès, de la souffrance, de la peur et de la jouissance.

Lumière Emmanuel Trousse Son Vincent Hoppe Coproduction l’Espace 1789 scène conventionnée danse, Saint- Ouen, l’Atelier de Paris Carolyn Carlson, La Maison Daniel Féry, Nanterre, Le Théâtre de Fresnes, la Cie Heddy Maalem Le projet est soutenu par le Théâtre scène nationale, SaintNazaire, La Maison des Métallos, Paris, le Centre national de la danse/Pantin, ARTA/Vincennes Remerciements à Heddy Maalem et Marcel Bozonnet pour leur conseils avisés.

26 mai à 20h30

Attitude, Mathias Rassin & Léa Cazauran

Attitude, Léa Cazauran & Mathias Rassin (c) Jody Carter.

(Re) découverte d’un style peu connu : le Top Rock. Ce spectacle déconstruit les codes et puise ses racines dans les danses de couples qui ont influencées la danse hip-hop. L’histoire d’un homme et d’une femme, d’un maître et son disciple, de deux personnes ayant un même objectif. Des rapportsqui, au fil des années, ont évolué, notamment lorsque l’élève s’émancipe et vient à créer au côté de celui qui l’a formé. L’utilisation du geste est aujourd’hui commune et s’inscrit dans une identité propre à chacun. Le Top Rock est un style de danse qui appartient au break : il s’agit des pas de préparations avant d’aller au sol. L’énergie, l’attraction au sol et la musicalité sont les particularités de cette danse. Le Top Rock a été également influencé par la salsa, le jazz rock, les danses de combats ; c’est une danse individualiste, expressive et explosive.

Une création MeauxTown & Lady Rocks – Production Garde-Robe Co-production Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Käfig direction Mourad Merzouki dans le cadre de l’Accueil Studio – Soutiens IADU (Initiatives d’artistes en danses urbaines), Cent-Quatre (Paris)

Ouverture de la soirée avec la restitution publique de l’atelier « Entrée dans la danse » de Thomas Adam-Garnung

 

TEASER JET LAG 2018 from L’étoile du nord on Vimeo.

Où et quand ?

Festival Jet Lag du 16 au 26 mai à L’étoile du nord, Paris.

Image de Une visuel de Jet Lag 2018 tous droits réservés.

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