Gustavia de et avec Mathilde Monnier et La Ribot à la MC2

Gustavia est une pièce qui réunit deux artistes chorégraphiques aux parcours très différents, animées par de communes réflexions autour des questions du devenir de l’art et de la représentation en particulier. Mathilde Monnier, est à la tête du Centre national de la danse de Pantin et chorégraphe. La Ribot, originaire d’Espagne et Genevoise d’adoption, travaille au croisement de la danse contemporaine, des arts vivants, de la performance et de la vidéo.

Gustavia, Mathilde Monnier et La Ribot © Marc Coudrais.

Ce spectacle prend appui sur l’univers du burlesque classique. Le Burlesque classique possède des codes et des techniques qui lui sont propres et qui traversent à la fois le cinéma (Peter Sellers, Tati, Marx Brothers, Keaton, Chaplin, Nanni Moretti…) mais aussi la scène et la performance (Leo Bassi, Anna et Bernard Blume…) et les arts plastiques (Bruce Nauman…). Techniques du renversement, du coup et de l’esquive, le burlesque est un art de la transformation de l’incompétence en compétence. Il permet de distinguer les héros burlesques des héros contestataires. Il surgit dans l’excès de parole comme dans son absence. Le burlesque du corps se niche dans la dépense gratuite, dans la répétition, dans l’accident. Ce qui est nécessairement lisible dans le burlesque est caché dans la danse, puisque cette dernière n‘est pas ou très peu comique par essence.

Gustavia, Mathilde Monnier et La Ribot © Marc Coudrais.

Gustavia, créé en juillet 2008 au Festival Montpellier Danse, est toujours en tournée : Gustavia est un nom de femme mais surtout un faux nom de scène. Gustavia tente de parler de grands sujets qui la dépassent, des sujets classiques intemporels : la femme, la mort, le théâtre, la représentation, se représenter, l’artiste. Le burlesque n’étant pas un genre, il offre un cadre à des pratiques, à des manières de penser et de faire.

À travers une utilisation détournée des outils du burlesque, Gustavia tente de parler librement de son métier ; dérives, inquiétudes, catastrophes et bonheurs des rapports de l’art contemporain et de la vie.

Gustavia de et avec Mathilde Monnier et La Ribot

Lumière Eric Wurtz, réalisation sonore Olivier Renouf, collaboration scénique Annie Tolleter, costumes Dominique Fabrègue assistée de Laurence Alquier.

Où et quand ?

Gustavia à la MC2 de Grenoble salle René Rizzardo. Le  mardi  10 mai 20h, mercredi 11 mai 20h et jeudi 12 mai 20h. Pour réserver c’est ici !

Et aussi, Les Exclusives – MASTERCLASSES

Profitant de la venue sur le bassin grenoblois d’artistes qui présentent leurs pièces dans les salles de la Métropole, Le Pacifique, le CCN2 et la MC2 initient Les Exclusives – Masterclasses, en partenariat avec La Rampe. Danseurs et danseuses, pros ou semi-pros, venez (re)découvrir les pratiques spécifiques de ces artistes, et (re)trouvez leurs pièces sur scène.

Masterclass 11/05 à la MC2 ( petit studio) · 10h-13h avec Mathilde Monnier

Inscription : billetterie@mc2grenoble.fr. Modalités : CV à adresser à la préinscription, 15€ la masterclass de 3h, tarif privilégié pour assister au spectacle associé.

Image de Une, visuel de Gustavia, Mathilde Monnier et La Ribot, crédit photo©Marc Coudrais.

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