Glissement d’infini de Myriam Gourfink est à Uzès

La pièce de Myriam Gourfink relève d’un format inhabituel pour la danse, performance de 4 heures, éloge à la lenteur prenant pour modèle animal le  serpent, “celui qui se traine” mais aussi qui mue. S’inspirant de la la cosmogonie hindoue,où : “ le serpent Shesha Nâga, appelé encore Ananta (l’infini, le sans fin) accueille Vishnou dans l’intervalle entre la fin d’un grand cycle temporel et la création d’un nouveau. Le Nâga est le serpent gardien des richesses, de l’énergie vitale, proche de la figure de l’Ouroboros de l’ancienne Égypte et de la Grèce antique. Au début de la pièce, les danseuses rasent le sol, glissent, roulent, hissent lentement le bassin, évitent l’alignement du corps pour donner à voir volumes, lignes courbes et brisées. Distantes les unes des autres, chacune dans un petit espace, elles suivent des petits trajets sinueux. Peu à peu, leurs membres quittent le sol, elles prennent appui sur les épaules, les avant-bras, les bras, pour soulever au fur et à mesure l’ensemble de leur corps. Leurs têtes cherchent l’espace et initient la motricité.”

Glissement d’infini est une performance créée pour un espace sans frontalité, donnant la possibilité au public d’entrer, de sortir et d’errer. 

Proposition chorégraphique : Myriam Gourfink. Composition : Kasper T. Toeplitz. Danse : Carole Garriga, Myriam Gourfink, Deborah Lary, Azusa Takeuchi, Véronique Weil. Musique : Didier Casamitjana, Brice Catherin, Kasper T. Toeplitz. Lumières : Yvon Julou.Régie technique & mise en espace sonore : Zakariyya Cammoun.

Où et quand ?

À voir dans le cadre du festival Uzès danse le samedi 19 juin à 09h00, durée 4h / au Parc du duché.

Image de Une, visuel de Glissement d’infini, Myriam Gourfink, crédit photo Marie Pétry.

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