festival Signes de printemps

Dès mars toute l’équipe du Regard du cygne et ses partenaires convie le public à son festival Signes de printemps, suivant le cycle des saisons la danse est toujours présente, se renouvelle ou se transmet, s’agite, se met en danger ou nous réconforte. Le festival Signes de printemps propose spectacles, atelier, exposition, projection, dédie deux week-ends au féminin et une journée aux familles de quoi fêter l’arrivée du printemps joyeusement !

Agenda du festival 

Spectacles sauvages  Jeudi 5 mars 16:00 et 20:00

Des artistes jeunes ou confirmés font le choix de la mise en danger, de la prise de risque artistique, de l’expérimentation. Avec des formes courtes et des extraits bruts, leurs talents s‘exposent sur notre plateau pendant ces deux jours de rencontres chorégraphiques et ludiques.

Phoenix Luna Paese

Phoenix, Luna Paese (c) J. Brody.

Peut-on arriver à communiquer avec cette plante verte, installée là sur le plateau ? Luna Paese fait le pari que oui. Ses capacités de médium en poche, elle nous fait accéder à d’autres langages. Phoenix traverse le miroir, décentre l’humain, s’efface, renaît de ses cendres et pose ainsi les premiers pas d’une écologie : celle de l’attention à l’autre, celle d’une communication avec tous les vivants.

Chorégraphie et interprétation : Luna Paese. Musique : Daniele Guaschino. Conseil artistique : Mandoline Whittlesey. Regard extérieur : Joao Costa Espinho. Remerciements : Claire Filmon, Sveva Scognamiglio. Production : Synesthesies, Associazione Perypezye Urbane (DanceMe)

Attitudes habillées Balkis Moutashar

Les vêtements sont-ils vecteurs de transformations ? Quelles traces les corsets, faux-culs, paniers ou coiffes ont laissés dans nos imaginaires ? Conçu comme une étude, ce solo d’Attitudes Habillées prend le vêtement à bras le corps. Aussi nécessaires que futiles, universels pourtant teintés de cultures, entre les mains de Balkis Moutashar, les habits deviennent conteurs des plus grandes histoires.

Chorégraphie : Balkis Moutashar. Interprétation : Marion Peuta. Musique : Niccolo Paganini (caprice n°3). Arrangements : Géraldine Foucault. Production : association Kakemo-productions : Ballet National de Marseille, Compagnie Système Castafiore.

A-Tique Sophie Blet

A-Tique, Sophie Blet (c) Jean-Pierre Andrieu.

« Dehors le monde est glacé, mais dedans c’est une fournaise. J’habite sans moi dans le cratère d’un terrible volcan. » Birger Sellin est le premier auteur autiste à être publié en Allemagne en 1993. Ce sont ces témoignages que Sophie Blet interprète dans ce solo. A-Tique met en mouvement ces pensées sans voix oscillant entre urgence fulgurante et pure sincérité.

Création et interprétation : Sophie Blet. Costume : Pauline Pénelon. Musique : Exomène. Création lumière : Nieves Salzmann. Soutiens : CitéDanse, Centre chorégraphique La Manufacture, Hôpital psychiatrique de Limoux, Association Tempo Danse-Sophie Barbaza.

Beauté bâtarde Rémi Esterle

Beauté bâtarde, Rémi Esterle (c) Sonia Blin.

Né en Amérique du Nord dans les années 70’ pour l’un, apparu en Amérique latine à la fin du XIXe siècle pour l’autre, le Rap et le Tango ne semblent pas, à première vue, avoir beaucoup à se dire. Mais en réunissant un couple de danseurs et un rappeur, Rémi Esterle provoque la rencontre de ces deux langages qui ont émergé dans des contextes similaires de métissages. La collision est d’une Beauté bâtarde.

Chorégraphie : Rémi Esterle. Interprétation : Cécile Rouanne, Rémi Esterle, Marius Hoël. Création sonore : Nicolas Esterle. Regard extérieur : David Llari. Production : Compagnie Tres Esquinas. Co-production : CCN de Créteil

Dentelle dans la matrice Alexis Hedouin

Dentelle dans la matrice, Alexis Hédouin (c) Vanessa Moselle.

Parfois appelée « dentelle utérine », l’endomètre est une muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. Elle provoque de fortes douleurs lorsqu’elle se développe en dehors. En voulant comprendre la maladie de sa soeur, Alexis Hedouin a eu envie de lui écrire un solo. Dentelle dans la matrice fait danser les symptômes, affronte la peine, nous immerge dans des états intérieurs et relie le concret à l’abstraction.

Chorégraphie et mise en scène : Alexis Hedouin. Interprétation : Coralie Hedouin. Assistante à la mise en scène : Sarah Deppe. Regard extérieur : Mélanie Favre. Création sonore et musicale : Théophile Langer. Soutiens : SEPT CENT QUATRE VINGT TROIS, Ballet du Nord-CCN, Le Regard du Cygne.

Spectacles sauvages jeune public vendredi 6 mars 14:30 et 17:30

Cabanes Marie Simon

Cabanes, Marie Simon (c) Bernard Bousquet.

Telle la tortue qui porte sa maison sur son dos, peut-on se fabriquer un abri avec le corps comme unique matériau ? Marie Simon et le danseur Hip-hop Barima Osei transportent leurs espaces intérieurs pour construire et déconstruire ensemble des cabanes qui cavalent. En s’agrippant, en se portant, en se tirant ou en s’enveloppant du corps de l’autre, leurs cabanes dansées sont de vrais jeux d’enfant.

Chorégraphie : Marie Simon. Interprétation : Marie Simon et Barima Osei. Soutiens : La compagnie ACTA, l’Association Danse en Seine, La Fabrique de la Danse, Le Générateur.

L’Éclosion, Bérangère Roussel et Jean-Gérald Dupau

L’Éclosion, Bérangère Roussel et Jean- Gérald Dupau (c) CcCie.

Dans un jardin musical et coloré, un jardinier cultive la Terre avec attention. Un jour, il découvre une plante qui danse mais qui ne sait pas dans quel sens pousser. Destinée aux tous petits, L’Éclosion est une fable chorégraphique, musicale et écologique qui raconte ce moment où l’on naît pour soi et le monde. Bérangère Roussel et Jean- Gérald Dupau y sèment des mouvements qui invitent à un bal joyeux.

Chorégraphie : Bérangère Roussel. Jeu de clown : Jean-Gérald Dupau. Création musicale : Bastien Lacoste. Chant : Chloé Zamboni. Scénographie : Claire Laborde. Costumes : Clémentine Monsaingeon. Soutiens : 193 Soleil, La Fine Compagnie et la Villa Mais d’Ici.

Week-end du féminin  Samedi 7 mars de 10:00 à 22:00

Atelier We are dancing Valeria Giuga 10h à 13h

We are dancing, Valeria Giuga (c) Cie Labkine.

L’atelier We are dancing permet d’expérimenter un «chœur de mouvement» créatif et ludique.

# Female pleasure Barbara Miller 14h30

Affiche de #Female Pleasure de Barbara Miller tous droits réservés.

Inspirant, le film #Female Pleasure décrit les violences et discriminations liées au genre, vécues par 5 femmes de cultures différentes et la manière dont celles-ci proposent de faire évoluer les mécanismes patriarcaux.

Film. Suisse/Allemagne 2018. Réalisation : Barbara Miller. Image : Anne Misselwitz,Gabriela Betschart, Akiba Jiro. Montage : Isabel Meier. Musique : Peter Scherer. Protagonistes : Deborah Feldman, Leyla Hussein, Rokudenashiko, Doris Wagner,Vithika Yadav.

Jam – Jig and mix Mié Coquempot 18h à 20h

Cornelius Cardew, partition de Treatrise pour le Jam de Mié Coquempot.

« Il n’y a presque plus d’espaces pour les échanges spontanés, ludiques et libres » énonçait Mié Coquempot. Avec un plateau 100% femmes, sans hiérarchie entre danse et musique, deux performeuses, une musicienne et une médiatrice nous invitent à rejoindre l’immersion dans un jeu ténu entre espace et temps. N’ayons pas peur de nous confronter à ce qui surgit de l’inconnu.

Conception : Mié Coquempot. Distribution : Vinciane Gombrowicz, Valérie Castan, Annabelle Pulcini, Mÿ.

Vernissage exposition Jam – Jig and mix Mié Coquempot 20h30

En résonance avec la Jam – Jig and mix, l’exposition de fragments d’oeuvres et matériaux de travail de Mié Coquempot prolonge l’exploration des relations entre danse et musique, écriture et improvisation.

Week-end du féminin Dimanche 8 mars de 11:00 à 19:30

Atelier Danser le corps féminin Ingrid Bizaguet. Réservé aux femmes (bébés et jeunes enfants acceptés) 11h à 13h

Danser le corps féminin, Ingrid Bizaguet (c) Philippe Forestier.

Ingrid Bizaguet, chorégraphe et Pauline Higgins, sage-femme, proposent une rencontre à la fois cercle de femmes et atelier de danse-contact afin de (re)trouver la puissance qui vient du centre.

# Female pleasure Barbara Miller 14h30

Inspirant, le film #Female Pleasure décrit les violences et discriminations liées au genre, vécues par 5 femmes de cultures différentes et la manière dont celles-ci proposent de faire évoluer les mécanismes patriarcaux.

Film. Suisse/Allemagne 2018. Réalisation : Barbara Miller. Image : Anne Misselwitz,Gabriela Betschart, Akiba Jiro. Montage : Isabel Meier. Musique : Peter Scherer. Protagonistes : Deborah Feldman, Leyla Hussein, Rokudenashiko, Doris Wagner,Vithika Yadav.

Ma robe Amy Swanson 17h

Une vaste robe recouvre tout l’espace. Son drapé s’étire, irradie et se plisse autour d’un corps. Ma Robe est une chorégraphie enracinée et vivante qui puise dans des souvenirs intimes : ceux de naissances, de filiations spirituelles entre femmes, de transmissions de mères en filles.

Chorégraphie : Amy Swanson. Interprétation : Lilly Zetterberg.

Atelier Consentement dansé, Rémi Esterle 19h30
Le tango est une exploration de la relation à deux basée sur le consentement mutuel et l’interdépendance des corps.

Convives Johanna Levy / Cie Ten Mercredi 11 et jeudi 12 mars à 20:00

Convives, Johanna Levy/Cie Ten (c) Max Ruiz.

Comme tirée d’une scène du célèbre film danois Festen, autour d’une grande table, une famille se réunit pour une occasion dont la raison n’est pas vraiment la question. Mais, passée la joie des retrouvailles, le repas prend une toute autre tournure. Entre théâtre et danse, dans une atmosphère cinématographique, les gestes se font maladroits, les silences appuyés, des regards se baissent et les jambes se frôlent. Et si le repas était le lieu et l’endroit de nos rituels contemporains, là où se révèlent les véritables intentions de ses Convives ?

Chorégraphie : Johanna Levy. Interprétation : Marie Barbottin, Jeremy Deglise, Gaétan Jamard, Philippe Lebhar, Sara Orselli. Musique originale : Juan Guillermo Dumay. Lumières : Nieves Salzmann. Costumes : Claire Binet. Production : Compagnie Ten. Coproduction : La Faïencerie, Théâtre de Creil, CCN de Tours – Thomas Lebrun, Danse Dense.

Bounce back Christina Towle / Kivuko Cie Vendredi 13 mars à 16:00

Bounce Back, Christina Towle/Kivuko Cie (c) DR.

Christina Towle nous convie sur le terrain de jeu de Bounce back, sa prochaine création qui allie danse contemporaine, musique live et basket-ball. Trois interprètes, autant danseurs que grands sportifs, se réunissent autour d’un ballon rond et tout le match va se jouer là, dans les rebonds de leurs relations. Bienveillance, camaraderie, esquive, fuite ou résistance, c’est dans le chaos que s’organisent les règles d’un dialogue constant,entre la force et l’écoute. Mais comment maintenir une harmonie, la clé qui fera gagner l’équipe toute entière ?

Chorégraphie et conception : Christina Towle. Interprétation : Bastien Lefèvre, Dahlila Cortes, Joël Beauvois. Assistant Laban : Camille Chaigne. Coach Basketball et collaborateur chorégraphique : Sylvain Lauret. Création musicale et Musique Live : Sylvain Olliver. Scénographie : Flore Dupont et Christina Towle. Costumes : Cécile Fraysse et Christina Towle. Mentorat dans le cadre de Les Femmes sont là : Christine Bastin

Les prouesses de l’échec Sylvain Ollivier Mardi 17 mars à 16:00

Les prouesses de l’échec, Sylvain Ollivier (c) Benoît Chapon.

Avec Marine Colard, Sylvain Ollivier a d’abord écrit un duo sous la forme d’une question : Y aller ou pas (?) Aujourd’hui, avec l’humour qu’on lui connaît, le chorégraphe transforme son hésitation en hypothèse. En tordant le cou à l’injonction quotidienne de l’ultra-performance, en dédramatisant les défaites et les fiascos, Les Prouesses de l’Échec assume pleinement de foncer droit dans le mur. Leur recherche en cours est pleine de promesses : celle de ratés, d’ambitions mal placées, de maladresses et accidents qui à coup sûr, finiront en beauté.

Conception : Sylvain Ollivier. Création et interprétation : Marine Colard et Sylvain Ollivier. Production : compagnie LFA.

“Dresse le pour moi” Nancy Naous / Cie 4120.CORPS Jeudi 19 mars 20:00

« Dresse le pour moi », Nancy Naous (c) Murat Dürüm.

Performant, érectile, dominant, dur ou conquérant, sont autant d’adjectifs que les garçons reçoivent comme injonctions dès leur naissance ; tel un dressage qui leur garantit un avenir viril. Marquée dans l’enfance par la glorification de son petit frère, Nancy Naous s’interroge : mais, ça veut dire quoi devenir un homme ? Traversé par la Dabké (danse traditionnelle qui frappe vigoureusement le sol) et des mouvements de Baladi (danse orientale d’Egypte), “Dresse-le pour moi”, regarde dans les yeux ce qui construit le corps masculin dans les sociétés arabes.

Conception, chorégraphie et direction : Nancy Naous. Interprétation : Nadim Bahsoun et Alexandre Paulikevitch. Dramaturgie : Abdullah Alkafri. Regard scénographique : Bissane Al-Charif. Régisseur général : Alexandre Vincent. Costumes : Julie Deljehier. Musique : Blue (the Blaze Remix) de Fjord, Hafla Fil Dar (composition originale) de Hadi Zeidan, Syria de Anders. Production : Cie 4120.CORPS. Co-production : Arab Funds For Arts and Culture.

Family day Samedi 21 mars de 10:00 à 18:00

Spectacle À nous deux Claire Jenny 10h et 16h30

T’es qui toi ? , Claire Jenny (c) Patrick Berger.

T’es qui toi ? est une question posée aux autres comme à soi-même. En écho à cette création, À nous deux déploie encore un peu plus les enjeux de la relation. « L’issue c’est l’autre » fonde ainsi la démarche de Claire Jenny. C’est à rebours de l’invasion des écrans dans nos champs de vision que les danseurs de ce nouveau duo s’essayent à la création d’images, animées, lumineuses et organiques. Ils se regardent, s’écoutent, s’évitent, se complètent ou s’opposent. Dans ce vertige de la rencontre, les danseurs s’avanceront-t-ils jusqu’à nous ?

Chorégraphie : Claire Jenny. Interprétation : Jérémy Déglise, Bérangère Roussel. Vidéo : Ludivine Large-Bessette. Musique : Mathieu Calmelet. Costumes : Agnès d’At. Scénographie : Pascal Dibilio.

Atelier parent-enfant Claire Jenny 11h et 17h30

Et toi, t’es qui ? Parents et enfants sont amenés à se retourner la question dans un atelier qui joue avec les volumes, les contours et différences de son corps et de celui de l’Autre. Les explorations dansées et compositions menées par Claire Jenny nous font voyager avec des actions simples : se regarder, s’imiter, échanger, se compléter ou s’opposer, se superposer, se toucher, se manipuler, s’aider.

Pile ou frasq Performances

Mardi 24 mars à partir de 19:30 au Regard du Cygne et mercredi 25 mars à partir de 19:30 hors les murs au Générateur à Gentilly

Pile ou frasq, Le Générateur 2019 (c) Bernard Bousquet.

« À l’avenir, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale » affirmait l’artiste américain Andy Warhol à la fin des années 60. Dans Pile ou Frasq ce ne sont pas 15 minutes de gloire mais 10 minutes maximum pour chaque artiste où, entre les murs du théâtre, tout est possible. Scènes ouvertes à l’insolite, à l’étrange qui dérange, au geste dans sa définition la plus large possible, à la performance en somme, ces deux jours côté Pile et côté Frasq promettent paris les plus fous et découvertes inattendues. De quoi nous faire sortir de notre zone de confort. Une proposition initiée par LE GÉNÉRATEUR depuis 2017 et partagée avec un lieu partenaire et complice.

She was dancing Valeria Giuga Vendredi 27 mars 20:00

She was dancing, Valeria Giuga (c) Nikolaz Le Coq.

Ils sont quatre, perruques brunes sur la tête, bleus de travail sur les épaules. Ils sont drôles mais un peu pathétiques. Ils répètent une litanie chorégraphique et sonore, une boucle qui imagine la rencontre entre Isadora Duncan, pionnière de la danse libre, et Gertrude Stein, poétesse américaine qui dressa le portrait de son amie. Nul ne sait quelle danse l’auteure a vu, ni en quelle année les deux femmes se sont rencontrées. Alors, Valeria Giuga remplit ce creux de l’histoire avec She was dancing, un ballet millimétré et délicatement chaotique.

Chorégraphie : Valeria Giuga. Interprétation : Valeria Giuga, Aniol Busquets, Antoine Arbeit. Batterie, voix, texte, conception musicale : Jean-Michel Espitallier. Lumières : Sylvie Debare. Texte d’après Orta or one dancing, Gertrude Stein.

Restitution de l’atelier We are dancing le Samedi 28 mars à 15:00 et 16:00 sur la Place des Fêtes.

Où et quand ?

8e édition des Signes de Printemps du 5 au 28 mars 2020 au studio Le Regard du Cygne 210, rue de Belleville – 75020 Paris, et Le Générateur 16 rue Charles Frérot – 94250 Gentilly

Pour tout savoir c’est ici !

Image de Une, affiche du festival de danse Signes de printemps 2020 tous droits réservés.

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