Festival Instances 16ème édition c’est à Chalon-sur-Saône

Cette édition 2018 du festival Instances est placée sous le signe du soulèvement, terme qui est aussi le titre de la nouvelle création de Tatiana Julien artiste associée. Une 16ème édition qui retrouve les murs rénovés de l’Espace des Arts et qui accueille une programmation où : « la rébellion et l’espoir, la résistance et l’enthousiasme, conviennent tout particulièrement aux artistes qui composent ».

Mélange des origines et des points de vue, Instances propose  cette année un focus sur la Catalogne en invitant La Veronal de Marcos Morau, Pere Faura et Marina Mascarell. Serge Aimé Coulibaly, Luc Sanou Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou  représenteront diverses facettes de la danse contemporaine issue d’Afrique. Poursuivant son action auprès d’artistes dont le festival suit et soutien le parcours depuis leurs débuts, Instances invite Tatiana Julien pour une nouvelle création, Soulèvement et Alban Richard, tous deux habitués d’Instances.

Programme

Visites dansées du nouvel Espace des Arts avec le Jeune Ballet Bourgogne-Franche-Comté

Jeu 15 nov à 18h30 | ven 16 nov à 20h | mar 20 nov à 20h | mer 21 nov à 20h durée : 30 min env | départ : Rotonde

Durant le festival Instances, les 10 danseurs du Jeune Ballet Bourgogne-Franche-Comté vous proposent une balade dansée dans les nouveaux lieux de l’Espace des Arts rénové. En 2017, le Conservatoire de Chalon-sur-Saône ouvre une classe préparatoire à la scène et à la création pour de jeunes danseurs. Le Jeune Ballet est né : il a pour objectif de faciliter l’insertion des jeunes diplômés dans le monde de la danse. Réservation indispensable à la billetterie de l’Espace des Arts, nombre de places limité, visites réservées aux spectateurs d’Instances.

Espace des Arts, studio noir jeudi 15 novembre 19h et 21h30 Luc Sanou, Mon Homonyme

Mon homonyme, Luc Sanou┬® Michaela Solnicka.

« Le solo Mon homonyme est la première pièce que signe le danseur burkinabé Luc Sanou. Lequel exprime comment « entre choix, pièges, contraintes et contexte, c’est un tiraillement constant plutôt qu’une traversée tranquille qui rythme le pas de celui qui suit son propre chemin ». « Je veux la tranquillité dans le monde, dans la vie, dans mon corps, mais je continue de chercher le chemin qui me mènera dans la bonne direction. » Luc Sanou. »

Chorégraphie Luc Sanou, accompagné par Issouf Dembele / interprète Luc Sanou / musicien Issouf Dembele/ regards extérieurs Irène Tassembedo, Florent Nikiéma, Adonis Nebié Avec le soutien de L’échangeur – CDCN Hauts-de-France / En partenariat avec l’Institut français / Région Hauts-de-France

Espace des Arts, Grand espace Jeudi 15 novembre 20h Serge Aimé Coulibaly et Rokia TraoréKirina

Kirina, Serge Aimé Coulibaly, Rokia Traoré, Felwine Sarr (c) Philippe Magoni.

« Kirina est un spectacle de puissance. Aujourd’hui situé en Guinée, Kirina connut, en 1235, une bataille déterminante pour la fondation de ce qui fut l’Empire mandingue. Burkinabé implanté en Belgique, Serge Aimé Coulibaly s’empare du mythe pour exalter une Afrique mise en marche. Il jette d’autres grands moyens dans sa bataille : trente figurants, cinq musiciens parmis les fidèles de Rokia Traoré, la plus grande voix d’auteur compositeur interprète de tradition et d’actualité mandingues. Le tout sur un livret de Felwine Sarr dont l’ouvrage Afrotopia vient de faire grand bruit. »

Concept et mise en scène Serge Aimé Coulibaly / composition et direction musicale Rokia Traoré / basé sur un livret de Felwine Sarr / création et interprétation Marion Alzieu, Ida Faho, Jean-Robert Koudogbo Kiki, Antonia Naouele, Adonis Nebie, Daisy Phillips / Giulia Cenni, Issa Sanou, Sayouba Sigué, Ahmed Soura / texte et interprétation Ali ‘Doueslik’ Ouédraogo / musiciens Aly Keita/Youssouf Keita, Saidou Ilboudo, Mohamed Kanté, Yohann Le Ferrand / chanteuses Naba Aminata Traoré, Marie Virginie Dembélé / 30 figurants / dramaturgie Sara Vanderieck / assistance à la chorégraphie Sayouba Sigué / scénographie Catherine Cosme / costumes Salah Barka / création lumière Nathalie Perrier / création vidéo Eve Martin Production Faso Danse Théâtre, Ruhrtriennale.

Espace des Arts, Petit espace Vendredi 16 novembre 19h Tatiana JulienSoulèvement

Soulèvement, Tatiana Julien┬®Hervé Goluza.

« Artiste associée à l’Espace des Arts, la chorégraphe Tatiana Julien, dans Soulèvement, donne à ressentir les puissances de la secousse et de la résistance, qui permettent de passer de l’immobilité à la mise en mouvement, de l’accablement à l’énergie, de la soumission à la révolte. Son mouvement se fait saccadé, persistant, frénétique. Plutôt que de se soucier de structure et de forme, sa danse travaille l’énergie, et se fie pour une part à l’improvisation. »

 Chorégraphie et interprétation Tatiana Julien / lumières, régie générale Kevin Briard / création sonore & musicale Gaspard Guilbert / documentation Catherine Jivora / regards extérieurs Clémence Galliard, Sylvain Riejou Production C’Interscribo.

Conservatoire du Grand Chalon, Auditorium Vendredi 16 novembre 21h Marina MascarellThree times rebel

Three Times Rebel, MarinaMascarell (c) Robert Benschop.

« Dans Three Times Rebel, Marina Mascarell conduit cinq interprètes dans un projet de sa propre initiative. La danse est, par excellence, un endroit où s’élaborent des images de corps conformes – ou pas – à des modèles culturels et sociaux. À partir de recherches fouillées (films, livres, imageries de toutes sortes), Marina Mascarell révèle en gestes la réalité cachée des violences symboliques, et leur reconduction dans l’éducation. Mais la magnifique sobriété de son décor – cadre mobile concrétisant les astreintes et cadres de vision – comme la richesse d’une musique au violoncelle sur le plateau, contribuent à un spectacle qui demeure celui d’une danse élégante et raffinée. »

Direction artistique, conception Marina Mascarell / chorégraphie Marina Mascarell et les danseurs / assistant à la chorégraphie David Essing / interprètes Nina Botkay, Maud de la Purification, Filippo Domini, Eli Cohen, Chen-Wei Lee / composition et musique live Yamila Rios / scénographie Ludmila Rodrigues / création lumières Loes Schakenbos / création costumes Daphna Munz / recherches Marthe Koetsier .

Espace des Arts, studio noir  mardi 20 novembre 19h Pere Faura, Sin Baile, No Hay Paraiso ( No dance, no paradise)

Sin baile, no hay paraiso, Pere Faura (c) Bernhard Mueller.

« Dans Sin baile, no hay paraíso (en français : Sans danse, pas de paradis), voilà que cohabitent John Travolta, star du disco, et Maya Plitseskaya, icône classique, sur un même plateau. Gene Kelly et Anne Teresa De Keersmaeker les y rejoignent. Le jeune artiste catalan se coule dans ces quatre silhouettes, leurs gestes, pour un hommage, souvent émouvant, autant que fantaisiste. Ce solo se parcourt comme un livre d’images, drôle et magique. Il inspire aussi des pensées sur ce qui fait un danseur, et l’énigmatique transmutation de l’art d’interpréter. »

Direction artistique et interprète Pere Faura / scénographie Desilence studio / création lumières Israel Quintero / régie tournée Sergio Roca Saiz / scénographie Jordi Queralt / regards extérieurs chorégraphiques Amaranta Velarda, Claudia Solwat / musiques Arturo Castillo, Lena Mandotter, Jorge Drexler, Mistress Barbara, Pete Ilderton / voix off Michael Heart / création son Ramón Ciércoles / assemblage musical Arturo Castillo / création costumes Txell Janot / conception du livret Joan Escofet / texte Pere Faura, Anne Teresa De Keersmaeker .

Espace des Arts, Grand espace mardi 20 novembre 21h Marcos Morau/La Veronal, Pasionaria

PASIONARIA, La Veronal Marcos Mauro┬®Alex Font.

« Présentant Pasionaria, le chorégraphe évoque un gigantesque bas-relief néo-antique visible à Bruxelles, traitant des Passions humaines. La passion inspire des sentiments ambivalents. Elle soulève et rend plus grand, authentique, au péril de s’assimiler parfois à la démence. Dans une vision christique, à l’inverse, elle peut donner à percevoir un comble d’abandon à la passivité d’une souffrance infligée. Mais alors qu’en est-il, lorsque les mutations sensibles laissent envisager qu’une part d’humanité puisse être bientôt transférée à des robots ? »

Direction artistique Marcos Morau / chorégraphie Marcos Morau en collaboration avec les interprètes / assistanat à la chorégraphie Lorena Nogal / conseil et dramaturgie Roberto Fratini, Celso Giménez / interprètes Àngela Boix, Ariadna Montfort, Núria Navarra, Lorena Nogal, Shay Partush, Marina Rodríguez, Sau Ching Wong, Jon López / scénographie Max Glaenzel / création costumes Silvia Delagneau / création son Juan Cristóbal Saavedra / direction technique, création lumières Bernat Jansà / création vidéo Joan Rodon, Esterina Zarrillo / assistance technique et effets spéciaux David Pascual / production Juan Manuel Gil Galindo, Cristina Goñi Adot.

Conservatoire du Grand Chalon, Auditorium mercredi 21 novembre 19h Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou, Ces gens là !

Ces gens là ! Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou, visuel de pré-création┬®cie Chatha.

« Dans la pièce Ces gens là !, Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou, trouvent matière à réflexion sur leur danse à partir de la chanson de Brel : que chaque interprète creuse son sillon et que tous se relient dans la variation des points de vue. Ces deux chorégraphes travaillent avec une équipe formidablement soudée depuis plus de quinze ans. Passant à un quintette, ils agrègent deux nouveaux danseurs issus d’un ballet. Le partage est passionnant, quand s’amalgame l’histoire des esprits et des corps ; ces derniers poussés jusque dans des états paroxystiques. C’est qu’Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou traitent profondément de la matière humaine. Forts du succès de leur spectacle, Narcose, dont Haythem Achour alias OGRA, personnalité de la scène électro tunisienne, signait déjà la bande son puissante et envoûtante, ils lui proposent de poursuivre leur travail commun pour cette création. »

Conception et chorégraphie Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou / interprètes Grégory Alliot, Fabio Dolce, Phanuel Erdmann, Johanna Mandonnet, Stéphanie Pignon / univers sonore Haythem Achour, Hafiz Dhaou / performer Haythem Achour – Ogra / lumières Xavier Lazarini Production CHATHA /

Espace des Arts, Petit espace mercredi 21 novembre 21h, Alban Richard avec Arnaud Rebotini, Fix me

Alban Richard et ArnaudRebotini ┬®Agathe Poupeney.

« Le quatuor Fix Me puise à une citation de Gilles Deleuze, lui inspirant de « faire du corps de ses interprètes une puissance qui ne se réduit pas à leur organisme ». Les danseurs et danseuses ont commencé par travailler équipés d’oreillettes, à l’écoute de discours de femmes, tendus vers cet objectif : le rythme, la prosodie, de femmes pasteures noires, ou encore d’artistes hip-hop. Fix Me s’inspire de la densité des « zones d’autonomie temporaire », telles les raves, ou les Nuits debout, quand une société s’invente pour ensuite se défaire et infuser. Cela résonne avec le set techno élaboré en direct par Arnaud Rebotini. »

Conception, chorégraphie Alban Richard / musique originale et interprétation live Arnaud Rebotini / créé et interprété par Aina Alegre, Mélanie Cholet, Catherine Dénécy, Max Fossati / lumière Jan Fedinger / son Vanessa Court / costumes Fanny Brouste / dramaturgie Anne Kersting / assistanat chorégraphique Daphné Mauger / conseil en analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé Nathalie Schulmann / danseurs stagiaires Elsa Dumontel, Hugues Rondepierre Production déléguée centre chorégraphique national de Caen en Normandie.

Où et quand ?

Festival Instances, du 1( au 21 novembre à Chalon-sur Saône, Espace des Arts et Conservatoire du Grand Chalon.

Pour en savoir plus c’est ici !

Image de Une, visuel d’Instances 2018 tous droits réservés photo de Soulèvement, Tatiana Julien crédit Hervé Goluza.

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