Festival de Royaumont 2020


Le festival de Royaumont aura lieu cette année malgré la poursuite à bas bruit de l’épidémie de covid et si les conditions restent les mêmes, se tiendra du 6 septembre au 31octobre 2020. Royaumont c’est de la musique mais aussi de la danse et cette année le temps fort chorégraphique aura lieu le dimanche 27 septembre avec une belle programmation qu’on vous laisse découvrir ci-dessous :

Dimanche 27 septembre 11h et 14h30 

Oural [Spectacle en famille] de Caroline Grosjean

Deux danseuses s’immergent dans un paysage désertique et lunaire et se confrontent à son immensité. Oural s’ouvre sur un espace blanc. Banquise ? Steppe à l’abandon ? Planète à conquérir ? Deux danseuses s’immergent dans ce paysage désertique et lunaire et se confrontent à son immensité. Elles le parcourent, se le partagent, le façonnent, lui donnent vie. Par touches successives, elles y créent des territoires poétiques et sensibles. Aux prises avec une matière mouvante, les corps de Caroline Grosjean et Magali Albespy disparaissent pour réapparaître, dévalent pour gravir à nouveau, se laissent absorber pour mieux rebondir. Peu à peu, la création sonore spatialisée de Zidane Boussouf amplifie la sensation de profondeur, le décor monochrome se pare de couleurs et la chorégraphe recrée un monde à son image. Dans cet ailleurs à la fois proche et lointain, cet entre-deux riche de tous les possibles, cette frontière à risque, Caroline Grosjean dépeint une nature que l’homme modèle et malmène. Les mouvements qu’elle esquisse, ses métaphores ouatées interpellent en douceur jeunes et moins jeunes spectateurs sur leur rapport au vivant. Un voyage initiatique marquant qui invite à laisser nos imaginaires flotter bien au-delà du plateau.

Première de création 2020 Duo tout public, à partir de 6 ans. Distribution : Caroline Grosjean, conception, chorégraphie, danse. Magali Albespy, danse. Benoît Colardelle, création lumière et direction technique. Zidane Boussouf, création sonore.

Lieu : Grand comble – Durée : 50 min – Tarif : 10 €. Représentations scolaires en partenariat avec la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France : lundi 28 et mardi 29 septembre 2020, à 10h et 14h.

Dimanche 27 septembre  12h, 14h, 17h

Andy de Groat : Fan Dance – La danse des éventails, Compagnie Les Tournesols

Six trop courtes minutes d’une danse à la fois hiératique et lyrique, classique et novatrice, tourbillonnante et apaisée…

Andy de Groat décrivait cette pièce, qu’il avait intitulée Walk (waiting for Godot fan dance), comme un « bref hymne à la beauté géométrique, à la musicalité dansante, à la coordination physique, mentale et sensorielle, à la discipline du groupe et à la liberté personnelle ». Pour être brève, cette Danse de l’éventail est brève : six courtes minutes qui filent à toute vitesse, à la fois hiératiques et lyriques, classiques et novatrices, tourbillonnantes et apaisées… Un an après sa disparition, une compagnie du Val d’Oise a décidé de rendre hommage au chorégraphe d’origine américaine en reprenant, en lien avec l’association CCINP – andy de groat, cette création de 1978 et en l’offrant au public de Royaumont.

Distribution : Patricia Alcala, Christian Bourrigault, Sylvie Desponds, Stéphanie Prandhi, Sandrine Telliez, Chrystelle Albert, Sylvie Noyal, Françoise Cohen, Christine Léger, Brigitte Sigaud, danse. Christine Léger, direction de la compagnie. Do Brunet, transmission de la danse.

Lieu : parc et jardins de l’abbaye – Durée : 6 min – Tarif : gratuit pour les visiteurs et les spectateurs.

Dimanche 27 septembre 15h30 

Inori, Adoration pour un ou deux solistes danseurs (1974) de Karlheinz Stockhausen, avec Emmanuelle Grach et Jamil Attar.

Inori, Stockausen, Emmanuelle Grach, danseur Jamil Attar, photo Festival de Royaumont tous droits réservés.

L’audacieux compositeur allemand orchestre 13 gestes de prière dans une cérémonie à voir autant qu’à écouter… Pionnier de la musique électroacoustique et de la spatialisation du son, le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen a passé sa vie à expérimenter, ouvrant sans cesse de nouvelles voies, qu’une myriade de personnalités des musiques populaires, de Miles Davis à Björk, ont empruntées à sa suite. Avec Inori (un terme japonais qui se traduit par «adoration» ou «invocation»), c’est le champ de la danse qu’il investit. Aux 13 hauteurs de son qui forment le noyau central de sa partition correspondent 13 gestes de prière que le compositeur a imaginés. 46 ans après leur création, la chorégraphe Emmanuelle Grach et le danseur Jamil Attar réveillent ces mouvements inspirés des temples d’Angkor, du yoga ou du rite chrétien de la messe. Leurs mains et leurs bras qui s’éloignent ou s’approchent de la poitrine, du cœur, du visage, semblent modeler la musique, sa durée, ses nuances… Comme Olivier Messiaen, dont il avait suivi l’enseignement, Stockhausen était un homme profondément croyant. Chacune de ses créations avait pour ambition de ré-orchestrer l’univers. Inori est le rituel qu’il nous a laissé : une cérémonie à voir autant qu’à écouter.

Œuvre de Karlheinz Stockhausen (diffusion sur bande). Distribution Emmanuelle Grach, Jamil Attar, danse.

Lieu : Réfectoire des moines – Durée : 72 min – Tarif : 10 €

Jeudi 1er octobre 10h, 11h, 14h, séance scolaire 

Charcoal de Caroline Grosjean

Les métamorphoses d’un corps et de l’espace dans lequel il évolue font naître de puissantes images dans l’esprit des enfants.

Nomade au sommet d’une montagne, chamane en équilibre sur un éboulis, architecte dans sa tanière, femme oiseau survolant un cairn… Dans ce spectacle conçu pour le jeune public, les métamorphoses du corps succèdent aux mues de l’espace. L’interprète dompte, dessine, gravit des paysages sans cesse renouvelés. La matière, inerte, devient vivante et se laisse caresser par la danse. Au plus proche des spectateurs, Charcoal joue avec les formes, les images, les couleurs, les échelles de grandeur, les profondeurs de champ. Le son et sa spatialisation – voix chuchotée et chantée, jeu d’amplification, sons réels et enregistrés – sont au cœur de ce dispositif à la forte dimension plastique. Entre danse archaïque et odyssée contemporaine, Charcoal résonne différemment dans l’imaginaire de chacun des spectateurs.

Distribution Caroline Grosjean, scénographie, chorégraphie, interprétation. Magali Albespy, interprétation. Benoît Colardelle, création lumière et direction technique. Zidane Boussouf, création sonore. Yann Norry, machinerie.

Lieu : Grand comble – Durée : 45 min – Tarif : accès gratuit pour les élèves des écoles de la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France.

Où et quand ?

Festival de Royaumont du 6 septembre au 31 octobre 2020, à l’abbaye de Royaumont et à Grand comble, tout savoir c’est ici !

Image de Une, affiche du festival de Royaumont 2020 tous droits réservés.

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