Escapades dansées 2022

Initiées à la saison 19-20 à petite échelle par La Rampe-La Ponatière d’Échirolles, les Escapades dansées avaient pour vocation de se développer à l’échelle de la métropole la saison dernière. Leur envergure a dû être repensée en raison des contraintes sanitaires et ces Escapades se sont transformées en un temps de présentation à destination des professionnels.

La saison 2021-22 prend l’ampleur de la métropole en déployant 10 propositions dansées pour tous les âges entre janvier et mai, dans les structures partenaires suivantes : La Rampe-La Ponatière d’Échirolles, L’Odyssée d’Eybens, le TMG – Grenoble, l’Amphi de Pont de Claix et Le Pacifique CDCN Grenoble. Le thème choisi pour ces nouvelles escapades est “la danse et l’humain”, il sera décliné sous différentes formes par des compagnies régionales. 

Parmi celles-ci la compagnie 47.49 de François Veyrunes s’associe à l’aventure et propose plusieurs rendez-vous tout au long des Escapades dansées afin d’enrichir les parcours des spectateurs·trices :

~ conversation avec François Veyrunes en présence d’artistes programmés dans le cadre

des Escapades dansées le vendredi 4 février 18h30 à la Maison de l’international (Grenoble)

Gratuit. Réservation indispensable auprès du TMG 04 76 44 03 44

~ atelier parents-enfants de découverte sensible de la danse avec François Veyrunes le samedi 19 mars 10h-12h à l’Odyssée (Eybens). Gratuit. Dès 7 ans (les enfants doivent être accompagnés d’un adulte). Réservation indispensable auprès de l’Odyssée 04 76 62 67 47

~ échauffement du·de la spectateur·trice par François Veyrunes. Histoire d’aiguiser son regard, un échauffement de quelques minutes avant les spectacles suivants : Dérapages, Rouge Carmin, elGed(j)i & Molo(kheya) et On ne parle pas avec des moufles.

Participation depuis les places en salle.

Programme des Escapades 

Mercredi 12 & jeudi 13 janvier à 20h RÉSONANCE, TMG – Grand théâtre, Grenoble

Résonance, François Veyrunes (c) DR.

François Veyrunes & Christel Brink Przygodda I Compagnie 47·49

François Veyrunes poursuit son exploration dans le tréfonds de l’humanité. Sept danseurs virtuoses sont plongés dans une recherche existentielle, servie par une écriture scénographique subtile et une physicalité extrême. Une création en forme de quête poétique, puissante et sensible, autour de la capacité de l’Homme à se métamorphoser. Notre monde n’a de cesse de s’accélérer et d’innover. Le contrat social se désagrège, la planète s’échauffe. Les tragédies s’enchaînent comme s’enfilent des perles sur un collier depuis l’aube de l’humanité. Face à ces constats, le besoin de toute puissance de l’Homme, artisan de sa propre destruction, semble intact. Et si la folie des hommes était de se comporter de la même façon en espérant un résultat différent ? Pour la création de ce deuxième volet de sa trilogie « Humain trop humain », François Veyrunes et ses sept interprètes se sont immergés dans des espaces naturels pour se laisser traverser par les éléments. Prendre le temps de s’ouvrir à l’altérité, étirer l’espace, distordre l’écoulement du temps et incarner davantage encore cette tension qui nous relie, entre le ciel et la terre. L’ouverture sensible à l’altérité comme une façon de reconsidérer le monde du vivant dans son ensemble et d’en saisir l’intelligence tout comme les liens subtils.

Directeur artistique François Veyrunes chorégraphes et dramaturges François Veyrunes & Christel Brink Przygodda créé avec et interprété par Gaëtan Jamard, Sebastien Ledig, Tom Levy-Chaudet, Émily Mézières, Geoffrey Ploquin, Hugues Rondepierre, Sarah Silverblatt Buser plasticien Philippe Veyrunes univers sonore François Veyrunes régie son Clément Burlet Parendel.

Mardi 1er février à 20h, Contrepoint & Ellipse, L’Odyssée, Eybens dès 7 ans

Ellipse, Yann Raballand (c) Guillaume Niemetzky

Yan Raballand I Compagnie Contrepoint

Plongée dans l’univers du chorégraphe Yan Raballand, pour qui le contrepoint est non seulement une source d’inspiration mais aussi le support d’une recherche permanente de l’alchimie entre musicalité, écriture chorégraphique et relation aux interprètes. La soirée commencera avec la pièce Contrepoint qui met en jeu un duo de danseurs pour évoquer le contrepoint comme un horizon d’inspiration. Mêlant écriture méticuleuse et musicalité du mouvement, la pièce nous donne à voir une danse fluide qui trace l’espace et dessine sous nos yeux une alchimie de relations. La seconde pièce Ellipse met en jeu un homme en prise avec un agrès de cirque, la roue Cyr, qui offre la possibilité d’un jeu permanent autour de l’équilibre. L’homme l’observe puis l’apprivoise. Il la pousse, la soulève, dompte sa force. Il guette l’instant choisi du contact pour s’unir à elle. Ellipse est le récit de la rencontre entre deux partenaires, de leur appréhension au premier frémissement, de l’abandon des corps au tournoiement virtuose.

Vendredi 4 février à 20h,Dérapages, TMG – Grand théâtre, Grenoble

Dérapages, Sylvie Guillermin (c) Jean-Pierre Maurin.

Compagnie Sylvie Guillermin

Pour cette nouvelle création, la danseuse et chorégraphe grenobloise Sylvie Guillermin associe danse, acrobatie et un élément visuel : le lightpainting. Sur scène cinq interprètes, danseurs français et circassiens marocains, dialoguent par leurs mouvements audacieux à la recherche du geste parfait. Les dérapages, l’instabilité guettent pourtant l’interprète à chaque instant. Faut-il les maîtriser, ou les cacher, les oublier ou les assumer ?

Dans cette pièce qui traite de la relation entre performance et vulnérabilité, nous sommes aussi plongé-es dans un univers onirique d’images et de matières lumineuses inédites. La technologie numérique est appréhendée comme élément autant de façon plastique que dramaturgique. Dans la réalité augmentée où lumières, corps, images et mouvements se superposent, apparaît ce qui ne serait pas visible à l’œil nu. Un langage original et unique.

Mardi 8 et mercredi 9 février à 20h, Rouge Carmin, TMG – Théâtre 145, Grenoble

Émeline Nguyen | Compagnie la guetteuse

Avoir ses trucs, ses périodes, ses lunes, ses ragnagnas, ses coquelicots… tant de façons d’en faire des métaphores sans vraiment les nommer : les règles des femmes. Rouge carmin invite à les sortir de l’ombre et propose la réappropriation de ce fluide caché. Au plateau quatre femmes s’unissent dans un même rythme, celui d’une danse qui se déploie, se propage, se synchronise, se désagrège. C’est la couleur d’un ventre qui cède, d’un souffle qui écoute, d’un mystère qui se noie. Après Louve, la chorégraphe grenobloise Émeline Nguyen marque son envie de prolonger ses recherches sur la condition des femmes. Cette pièce célèbre la nature cyclique de toute chose, de la croissance à la dégénérescence, de l’expansion à la retenue, de la vie à la mort. Cette création se veut audacieuse, militante, féministe, afin de délier les langues, dissoudre les silences et laisser libre l’expression autour d’un sujet universel et tabou à la fois.

Conception – chorégraphie Émeline Nguyen interprétation Lola Potiron, Mathilde Roussin, Louna Delbouys-Roy et Émeline Nguyen création musicale Ottilie [B] scénographie Maud Destanne création lumière Véronique Gougat regard extérieur Alexandre Del Perrugia exposition sonore Aude Fabulet et Émeline Nguyen construction décor et confection costume Ateliers du TMG – Grenoble.

Mercredi 9 février à 19h30, Ce qu’il nous reste à faire et là où nous en sommes, Le Pacifique, CDCN Grenoble

Ce qu’il nous reste à faire…, Jeanne Brouaye (c) Jeanne Brouaye.

Jeanne Brouaye

Un solo de Jeanne Brouaye tiré du diptyque J’épuiserai le blanc.

Des tasseaux de bois de part et d’autre du plateau, une liste de mots diffusée et un micro pour la voix chantée. Voici les outils dont Jeanne Brouaye s’entoure pour donner corps à un paysage-maison, une sorte d’abri où l’imaginaire se déploie. A partir de gestes d’usage – assembler, hisser, nouer – elle compose un monde fait de presque rien, un terrain de jeu en somme, où se tente un rituel mémoriel et le chemin d’un avenir autre.

Conception Jeanne Brouaye interprétation Jeanne Brouaye création sonore Jeanne Brouaye en complicité avec David Guerra sonorisation David Guerra création lumière Alice Panziera costume Marjorie Potiron.

Jeudi 3 mars à 20h, elGed(j)i & Molo(kheya), La Ponatière, Échirolles

elGed(j)i, Rafaël Smadja (c) Jody Carter.

Rafael Smadja I Compagnie Tenseï

Une soirée, deux courtes pièces, un chorégraphe. Rafael Smadja investit La Ponatière pour convoquer, avec délicatesse et poésie, ceux qui nous forgent et nous façonnent. Une soirée qui mêle danse, musique, enregistrements, voix et cuisine pour mieux questionner nos héritages. Issu du hip hop, Rafael Smadja a collaboré avec de nombreux chorégraphes. Il fonde sa compagnie en 2013 autour de l’envie de mixer les disciplines et les influences. elGed(j)i et Molo(kheya) sont comme les deux pièces d’une même histoire. elGed(j)i raconte le long voyage de Ruben, parti du Caire pour la France. Il n’était pas censé rester, c’est pourtant ici qu’il finira par se sentir chez lui. Molo(kheya) prend la suite et raconte l’histoire de Mary, sa traversée à elle et sa capacité à fédérer plusieurs générations autour de sa table, de sa cuisine et de son atelier de couture. Sur le plateau, le mouvement se répète, se transforme, s’évapore lentement ou résiste fermement face à la partition musicale. Ode à la traversée et au mouvement, Rafael Smadja témoigne avec une grande sensibilité du mouvement des êtres, de ce qu’ils laissent derrière eux, de ce qu’ils trouvent et de ce qu’ils transmettent.

Chorégraphie et mise en scène Rafael Smadja création musicale Charles Amblard création lumière Stéphane Avenas création costumes Mélie Gauthier regards sur le mouvement Cédric Gagneur (Molo(kheya)), Branca Scheidegger (elGed(j)i) regard sur la dramaturgie Jann Gallois (elGed(j)i), Clémence Richier (Molo(kheya)) scénographie et construction KI (Molo(kheya)) et David Chatel (elGed(j)i & Molo(kheya) administration et diffusion Clémence Richier (Gonna be good production).

Mercredi 6 avril à 15h30, DIY – D(u)o It Yourself, L’Amphithéâtre, Pont de Claix dès 6 ans

DIY, d(u)o it yourself, Giulia Arduca&Nicolas Hubert (c) Cie Epiderme DR.

Giulia Arduca & Nicolas Hubert

Enfants, comme tout un chacun, nous avons été fascinés par la magie du spectacle, nous avons joué à la création : faire vivre des objets, des ombres et des lumières, apparaître et disparaître, prendre l’espace, se mettre en scène. Retrouver la fraîcheur de la première fois et l’émerveillement de l’enfance. DIY – D(u)o It Yourself (fais-le toi-même), la création dansée de Nicolas Hubert et Giulia Arduca convoque l’imaginaire. Au départ, il n’y a rien que deux corps et un théâtre. Et pourtant, dans ce théâtre, que de découvertes, que d’objets et que d’histoires à inventer ! Tapis de danse, portants, pendrillons, perches, rideaux, projecteurs, etc. Les artistes détournent les objets de la scène, entendent leur passé pour leur redonner vie, créent des aventures… DIY propose une vision ludique et inventive du processus de création.

Conception et interprétation Nicolas Hubert et Giulia Arduca création sonore régie Pascal Thollet.

Mardi 3 mai à 20h, On ne parle pas avec des moufles, La Ponatière, Échirolles

Denis Plassard | Compagnie Propos

Après Dans le détail, Denis Plassard revient à La Ponatière avec un conte burlesque. Le spectacle témoigne de la rencontre entre un entendant et un sourd bloqués dans un ascenseur. Avec paroles, signes et mouvements, on plonge avec délice dans l’émotion, la complicité et l’humour qui naissent de leurs frottements. Dans un ascenseur moderne mais dépourvu de climatisation, deux personnages. Le premier, Anthony, sort d’un rendez-vous passionnant avec son architecte préférée. Le second, Denis, vient de quitter, déprimé son avocat. L’un n’entend pas, l’autre ne signe pas. Lorsque l’ascenseur tombe en panne, ils se retrouvent face à face, obligés de communiquer. Chacun raconte alors sa propre aventure et ses impressions sur son compagnon d’enfermement. Leurs récits se superposent et suivant que l’on est entendant ou sourd, l’un ou l’autre témoignage prend le dessus en tant que récit explicite. L’expérience vécue par celui dont nous ne saisissons pas la langue nous parvient uniquement de façon intuitive. Le geste agit alors comme un liant qui vient tisser un langage commun entre les deux personnages. Accompagné d’Anthony Guyon, comédien, Denis Plassard continue à nourrir sa quête autour du mouvement porteur de sens, avec humour, facétie et virtuosité.

Interprétation Anthony Guyon et Denis Plassard conception Denis Plassard texte en français Denis Plassard texte en L.S.F. Anthony Guyon chorégraphie et mise en scène Denis Plassard (avec la complicité de Géraldine Berger et Anthony Guyon) traduction et regard extérieur Géraldine Berger lumière Dominique Ryo.

Où et quand ?

Escapades dansées de janvier à mai dans divers lieux de l’agglomération grenobloise.

Tout savoir c’est ici !

Image de Une, visuel des Escapades dansées 2022 tous droits réservés.

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