Deuxième édition du Hip-Hop don’t stop festival

On vous annonçait ici avec plaisir l’an dernier, le juste retour d’un festival hip-hop dans l’agglomération grenobloise. Une initiative qui reconnaissait l’importance historique et toujours actuelle dans le développement et la transmission du hip-hop en France de ce territoire. Une façon aussi de poursuivre, en lui rendant hommage le travail développé  par la regrettée Anne-Marie Astier, fondatrice et directrice des Rencontres Internationales de hip-hop et de leur fameuse Nuit.Vincent Villenave directeur de L’Heure bleue de St Martin d’hères et co-directeur artistique du festival avec le chorégraphe Hachemi Manaa de la compagnie Citadanse s’inscrivent dans cette filiation en la réactivant lors d’une première édition Hip-Hop don’t stop festival en 2017. Les graines semées ont germé au point de réitérer l’aventure et de l’étendre dans le temps et dans l’espace avec de nouveaux partenaires.  Les organisateurs se félicitent du succès de la première édition qui a enthousiasmée plus de 2000 spectateurs durant 4 jours intenses.

Battle Hip Hop 2017 © Saint-Martin-d’Hères.

En 2018, le festival se déroule sur 6 jours et s’adjoint un nouveau lieu de diffusion L’Ilyade de Seyssinet-Pariset. L’ambition des organisateurs étant, en créant ce temps fort, de relancer la dynamique de la danse hip-hop sur l’agglomération et à terme de trouver un rayonnement régional et national. Bouba Landrille Tchouda, chorégraphe de la compagnie Malka et parrain de la première édition, soutient à nouveau le festival en ouvrant celui-ci avec son spectacle Têtes d’affiche. Un festival dont les organisateurs soignent la programmation afin qu’elle reflète la diversité de la danse hip hop sous toutes ses formes techniques et esthétiques (pièces de groupe de compagnies renommées comme Malka ou Stylistik, soirée soli avec trois figures et trois générations du hip hop, tremplin jeunes, soirée battle) sans oublier la transmission à travers des ateliers,  des masterclasses ou la réflexion avec une conférence/débat autour de l’évolution du hip hop.

Mama Blues, Fred Bendongué (c) Bruno Métra.

Le festival est d’ailleurs conçu autour de deux axes : être spectateur et apprendre et découvrir qui montre l’importance de fabriquer et fidéliser un public tout en développant la pédagogie et la transmission du mouvement hip hop.

Programmation du festival

Être spectateur

Mardi 6 février , Compagnie Malka, Têtes d’affiche, l’Ilyade de Seyssinet-Pariset à 20h30

Têtes d’affiche, Cie Malka © Fabrice Hernandez.

Entre hip hop, capoeira et danse contemporaine, Têtes d’affiche montre six personnages en quête d’humanité face à la violence ordinaire, un petit opéra sur la course au désir.

Chorégraphie Bouba Landrille Tchouda. Interprétation Sophie Carlin, Mélisa Noël, Tom Guichard, Bruno Lafourcade, Nathanaël Lecoeur, Bouba Landrille Tchouda. Dramaturgie Guy Boley. Création lumière Fabrice Crouzet. Création costumes Claude Murgia. Musiques Gilles Sornette, The Kronos Quartet, Laurent Perrier, Murcof, Aleph-1, Alexander Malter. Montage musical Bouba Landrille Tchouda

Jeudi 8 février soirée de solos, L’Heure bleue, 20h

Cie Fred Bendongué, Mama Blues

Mama Blues, Fred Bendongué (c) Bruno Métra.

Et si toutes les musiques à danser actuelles étaient nées dans les tranchées. Si la racine du blues était d’abord le chant de l’âme écartelée entre l’Afrique, l’Amérique et les Antilles Françaises, mais aussi celle d’un mouvement
culturel qui va dominer la fin du XXe siècle, la culture hip-hop. Mama Blues est un geste dansé en hommage aux soldats musiciens de la guerre 14/18. Fred Bendongué s’est plongé dans l’imagerie de ces héros de guerre
invisibles. Il s’est notamment inspiré du film «Frères d’Armes», des récits de poilus et des musiques nouvelles dont le jazz, qui ont accompagné ces soldats quatre longues années.
Création, interprétation, son, arrangements Fred Bendongué. Musique originale Ali Farka Touré, Brass Band, électro-blues hip-hop. Décors et costumes Cie Fred Bendongué. Lumière Philippe Charpenel. Images Tessalit. Productions Groupe de recherche Achac, la Fondation Lilian Thuram.

Cie Antoinette Gomis, Images

Images, Antoinette Gomis Droits réservés

Antoinette Gomis sublime l’œuvre musicale de Nina Simone à travers un solo mélangeant danse hip hop, house et langage des signes. Les paroles significatives de la chanson « Images » chantées par la diva du jazz témoignent d’une époque où les femmes noires étaient exclues de la société. Antoinette Gomis les fait résonner dans sa pièce, en questionnant la place de la Femme et de son corps dans notre société occidentale actuelle.
Chorégraphie et interprétation Antoinette Gomis. Assistants chorégraphiques et mise en scène Liz Gomis et Cyril Machenaud. Lumières, vidéo et régie Laurent Vérité.

Cie de Fakto, Aurélien Kairo, J’arrive

J’arrive, Aurélien Kairo (c) DR.

Un homme assis quelque part un bouquet defleurs à la main, attend manifestement une femme. Cette histoire raconte la quête éperdue d’amour, la vieillesse et la mort. Porté par l’univers d’une grande humanité des chansons
de Jacques Brel, un danseur navigue entre Buster Keaton et Fred Astaire et nous livre un langage de danse singulier, métissé, prenant sa source dans le hip hop.
Chorégraphie et interprétation Aurélien Kairo.  Mise en scène et dramaturgie Guy Boley. Chansons Jacques Brel.

Vendredi 9 février, L’Heure bleue, 20h

Première partie tremplin jeunes  pour des groupes ou chorégraphes de l’agglomération grenobloise : Marine Rodriguez, Ratiba Beji, Richard Mengy, Hachemi Manaa, Sylvain Nlend et Avalanche Crew.

RƎSISTANCES, Cie Stylistik  © Julie Cherki.

C’est après avoir écouté l’une des créations musicales de Thomas Millot, compositeur électro-contemporain, intitulée Sarajevo, qu’est né le désir d’Abdou N’gom de créer cette nouvelle pièce chorégraphique pour sept danseurs. Il est envahi par des images fortes, des émotions vives et visualise immédiatement des situations chorégraphiques denses. Pour répondre à ses sensations, il choisit des interprètes à la danse puissante : hip hop, krump et électro-dance.

Direction artistique et chorégraphie Abdou N’gom. Assistante à la chorégraphie Jeanne Azoulay. Regard extérieur Olivier Gabrys. Danse Jeanne Azoulay, Nacim Battou, Mélissa Cirillo, Milène Duhameau, Karim Felouki, Romual Kabore, Abdou N’gom. Musique originale Thomas Millot. Lumière Lise Poyol & Alicya Karsenty. Costumes Claude Murgia.

Samedi 10 février, Hip-hop don’t stop battle ! L’Heure bleue, 20h

Battle Hip Hop 2017 © Saint-Martin-d’Hères.

Huits crews, composés de danseurs reconnus et titrés dans le circuit hip-hop en France, sont invités pour cette battle de break 3 contre 3 : des acrobaties et de l’énergie positive au programme !
Nextape de Pontcharra/Melting Force de Saint-Etienne/Force Obscure de Marseille/Symetric de Grenoble
Tekken de Lyon/Walk Alone de Marseille/Origins de Clermont-Ferrand/Fantastik Armada de Meaux.

Une compétition départagée par un jury de renommée internationale :
B-boy Tim – Flying Step – Berlin/B-girl Nao – Kinetic Art – Tokyo/B-boy Knoof – Silent Trix – Grenoble
Soirée animée par  DJ Vientiane (Floorkillaz, Cannes).

Apprendre et découvrir

Têtes d’affiche, Cie Malka © Fabrice Hernandez.

Samedi 10 février, Espace culturel René Proby à 10 h 30
Atelier hip-hop parents-enfants

Dimanche 11 février Espace culturel René Proby et maison de quartier Paul Bert entre 10 h 30 et 15 h 30
Masterclass d’écriture chorégraphique, de footwork et tricks, de breakdance, de poppin et de beat making

Images, Antoinette Gomis Droits réservés.

Dimanche 11 février Espace culturel René Proby à 16h
Conférence / Débat sur l’évolution de la danse hip hop en Isère et Rhône-Alpes par Bouba Landrille Tchouda et Hachemi Manaa.

Tout savoir sur le festival c’est ici !

Où et quand ?

Du 6 au 11 février 2018 à L’Heure bleue de Saint Martin-d’Hères et à L’Ilyade de Seyssinet-Pariset pour les spectacles. Espace culturel René Proby et maison de quartier Paul Bert de Saint Martin-d’Hères pour les ateliers, masterclasses et conférence.

Teaser du festival à retrouver ici !

En prolongation du festival, présence en résidence de la Cie Malka à l’espace René Proby du 12 au 16 février 2018 pour la création de Vies violences-Les gens d’à côté, spectacle interprété par de jeunes adultes amateurs issus de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-D’Hères qui sera créé à L’Heure bleue le 2 juin 2018. À noter répétition publique suivie d’un temps d’échange avec le chorégraphe et les danseurs le 15 février 2018 à 17h30.

Image de Une visuel du Hip Hop don’t stop festival 2018 tous droits réservés.

Written By
More from Véronique

A vos votes pour Touche le Ciel – Danse & nouvelles technologies

La Fabrique de la danse dont les initiatives nous tiennent à cœur...
Read More