DanSONs à Gradignan !

 

Le festival DanSons,  proposé par le Théâtre des Quatre Saisons de Gradignan, combine danse et musique, la relation entre les deux arts étant un fil conducteur de la programmation.

Calendrier des spectacles

Samedi 3 mars 20h15 9 Hélène Blackburn – Cas Public, sera présenté du 6 au 9 avril à l’Opéra National de Paris.

9, Hélène Blackburn (c)Damian Siqueiros.

« Comment faire corps avec la musique alors qu’on la perçoit a priori de manière lacunaire ? Cai Glover, danseur au sein de la compagnie Cas Public, est malentendant. La chorégraphe Hélène Blackburn prend ce handicap comme point de départ à son processus créatif. Dans cette pièce chorégraphique, elle explore les mystères de la perception en confrontant l’expérience de son danseur à la musique d’un compositeur qui devenait sourd. Lorsqu’il compose sa 9e symphonie, l’ouïe de Beethoven lui fait en effet défaut. 9 donne à voir un combat. Le combat pour percevoir, ressentir, saisir ce qui nous entoure, en dépit des obstacles et des infirmités. Dans ce spectacle, la danse repousse les frontières du silence. La différence se tait, le corps devient langage. »

Chorégraphie Hélène Blackburn avec Cai Glover, Alexander Ellison, Robert Guy, Daphnée Laurendeau et Danny Morissette. Dramaturgie Johan De Smet. Musique Martin Tétreault. Film Kenneth Michiels. Création lumière Emilie B - Beaulieu, Hélène Blackburn. Scénographie Hélène Blackburn. Costume Michael Slack, Hélène Blackburn.

Mardi 13 mars 20h15 Palimpseste Solo/Duo Karlheinz Stockhausen – Michèle Noiret

Palimpseste solo /duo, Michèle Noiret, David Drouard (c) Sergine Laloux.

« Avec Palimpseste Solo/Duo, Michèle Noiret interroge une nouvelle fois l’influence qu’a eu sur elle l’un de ses mentors. Elle a 16 ans lorsqu’elle rencontre Karlheinz Stockhausen à l’école Mudra, fondée par Maurice Béjart à Bruxelles. Durant une quinzaine d’années, elle se fait l’interprète du système de notation du mouvement conçu par le compositeur allemand en étroite relation avec ses partitions musicales. Un travail qui influencera grandement son écriture chorégraphique. En 1997, elle crée le spectacle Solo Stockhausen, qui inverse et renouvelle l’apport de Stockhausen à l’œuvre de la chorégraphe. Cette dernière s’attache alors à créer une danse qui trouve sa place au sein de l’œuvre musicale tout en préservant son identité propre. En 2004, elle travaille ce solo avec le cinéaste Thierry Knauf. De cette collaboration naît un film en noir et blanc, Solo. Michèle Noiret laisse ce travail de côté pour s’y replonger dix ans plus tard et le réinventer sous le nom de Palimpseste (2014). Puis lui vient l’envie d’ouvrir cette œuvre à un second interprète, le danseur et chorégraphe David Drouard. Le solo devient un duo, avec la transmission pour maître-mot. »

Conception et chorégraphie Michèle Noiret Musique Karlheinz Stockhausen avec Michèle Noiret David Drouard. Piano Thomas Besnard, Clarinette Hannah Morgan. Scénographie Xavier Lauwers, Michèle Noiret. Création lumière et régie Xavier Lauwers. Collaboration artistique Dominique Duszynski. Assistante Marielle Morales.

Samedi 17 mars 20h15 Le syndrome Ian Christian Rizzo, sera présenté du 19 au 20 mars au Cent-Quatre- Paris

Le syndrome Ian, Christian Rizzo © Marc Coudrais.

« C’est en fondant un groupe de rock que Christian Rizzo débute sa carrière. Il n’a donc pas été insensible aux tendances musicales de la fin des années 70, période qui vit émerger le mouvement cold wave sur la scène britannique, avec Joy Division et son chanteur Ian Curtis pour figures de proue. En 1979, Christian Rizzo fait sa première sortie en discothèque et découvre la danse si particulière inspirée aux noctambules par cette musique sombre. Des mouvements heurtés et convulsifs, exécutés dans une transe collective. Il n’est pas question dans le syndrome ian de rendre hommage à Ian Curtis ou de reconstituer l’ambiance clubbing de cette époque, mais de partir à la recherche des traces que ces nuits et ces danses ont laissées au chorégraphe. Sur scène, Christian Rizzo a réuni neuf danseurs qui s’abandonnent à la musique, portés par les sub-bass et les mélodies hypnotiques. »

Chorégraphie et scénographie Christian Rizzo / ICI—CCN Montpellier avec Miguel Garcia Llorens, Pep Garrigues, Kerem Gelebek, Julie Guibert, Hanna Hedman, Filipe Lourenço, Maya Masse, Antoine Roux-Brifaud, Vania Vaneau et un figurant. Création lumière Caty Olive. Création musicale Pénélope Michel et Nicolas Devos (Cercueil / Puce moment). Assistante artistique Sophie Laly. Costume et objets lumineux Christian Rizzo. Réalisation costume Laurence Alquier. Direction technique Thierry Cabrera. Régie lumière Yannick Delval. Régie son Antonin Clair. Régie de scène Shani Breton.

Mardi 20 mars 20h15 La Lumière Antigone Beñat Achiary, Gaël Domenger

La Lumière Antigone, Benat Achiary, Gaël Domenger © Dominique Piollet.

« Œdipe, qui a tué son père et épousé sa mère, quitte Thèbes aveugle et accablé par sa faute. Suivi d’Antigone, il s’engage dans une longue errance qui le conduira à Colone. Sur la route, Clios, le guerrier qui tente de séduire puis de violer Antigone, est vaincu et épargné par Œdipe. Il se joint à eux avec son mystère. Les épreuves peu à peu les révèlent à eux-mêmes. Dans cette quête vers la connaissance de soi et finalement vers leur libération, Henry Bauchau convoque le chant, la danse, le rêve et le délire. Antigone réveille en elle et en nous les forces de vie de sa jeunesse ardente, généreuse, combattante. Dans cette création, Beñat Achiary, Gaël Domenger et toute leur équipe s’appuient aussi bien sur les textes antiques que sur des œuvres récentes, comme celle de George Steiner, et en particulier les romans d’Henry Bauchau (Œdipe sur la route et Antigone). La Lumière Antigone est une sorte d’opéra concret où la musique s’incarne et le corps devient instrument, caisse de résonnance. Ici, tout chant est danse et toute danse est chant. »

Composition et chant Beñat et Julen Achiary. Chorégraphie Gaël Domenger avec Beñat Achiary (chant), Julen Achiary (chant et percussions), Gaël Domenger et Mai Ishiwata (danse).Percussions Julen Achiary. Électro-acoustique Pierre Vissler. Création lumière Laurent Davaille.

Jeudi 22 mars 20h15 Deux propositions pour une même soirée…

Création Mirage Thibault Lac et Tobias Koch,

« Formé au conservatoire de Bordeaux et à l’école P.A.R.T.S. dirigée par Anne Teresa de Keersmaeker à Bruxelles, le danseur Thibault Lac a travaillé avec des chorégraphes de renom tels qu’Eleaonor Bauer, Trajal Harrel, Daniel Linehan, Mathilde Monnier ou Jérôme Bel. On a pu le voir à plusieurs reprises au Théâtre des Quatre Saisons, qui l’a remarqué et lui a confié cette création. Il a choisi pour cela de faire appel à Tobias Koch, avec qui il avait déjà collaboré auparavant, notamment sur Dive, un concert chorégraphique immersif où les mouvements organiques du danseur faisaient écho aux infra-basses du compositeur allemand. Unis par une fascination commune pour l’expérience live, les deux artistes proposent au public d’imaginer ensemble, ici et maintenant. »

Chorégraphie Thibault Lac Composition Tobias Koch Avec Thibault Lac, Tobias Koch Cette pièce sera donnée dans l’espace « rez de prairie ».

 Rock’n Chair Arthur Perole – CieF

Rock’n Chair, Arthur Perole © Nina-Flore Hernandez.

Construit comme un jeu évolutif et participatif, ce spectacle explore les liens qui unissent l’espace de la danse, l’interprète et le spectateur en proposant à ce dernier de découvrir les ressorts de la création choré- graphique. Un jeu de carte, dont les règles se complexifient au fil du spectacle, détermine les possibilités de phrasés, de placements, de partenaires. Rythmée par des enregistrements live issus de différents concerts des Doors, la pièce se déploie sur un plateau coloré où les danseurs s’évitent, se croisent et se rencontrent. Le public, ayant pris part à la (dé)construction du processus créatif, assiste dans la dernière phase du spectacle à une création originale dont les codes lui sont à présent familiers.

Chorégraphie Arthur Perole avec Pauline Bigot, Steven Hervouet, Joachim Maudet, Arthur Perole. Assistant Alexandre Da Silva. Lumière Nicolas Galland, Julien Lafosse. Scénographie Louise Sari. Son  Benoit Martin. Musique The Doors. Costume Camille Penager. Diffusion Sarah Benoliel.

Dans le cadre du festival une exposition de photographies de danse proposée par la Cie Pedro Pauwels est ouverte au public du 3 au 23 mars du lundi au vendredi de 14h à 18h et les soirs de représentation,  Viril mais correct – se présente comme : « Un dialogue photographique à propos de la danse masculine » à travers les clichés de deux photographes Olivier Houeix et Nathalie Sternalski alors que Philippe Vérrièle est l’auteur des textes de l’exposition dont nous vous avions parlé ici dans le cadre de la 3ème Biennale de la photographie de danse !

Où et quand ?

Du 3 au 23 mars 2018 au Théâtre des Quatre Saisons, scène conventionnée musique(s ), Parc de Mandavit, 33170 Gradignan. En savoir plus au 05 56 89 03 23 ou ici !

Image de Une, visuel Rock’n Chair, Arthur Perole © Nina-Flore Hernandez.

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