Scarlett CieF / Arthur Perole  

Scarlett, Arthur Perole, CieF © Nina Flore Hernandez

Avec Scarlett pièce créée en décembre 2015  dans le cadre du festival FestivAnges à KLAP Maison pour la danse, Arthur Perole poursuit son travail autour de la notion de regard, initié avec Stimmlos, pièce présentée au concours [re]connaissance 2015 et qui avait tranché avec la tonalité des autres propositions. Stimmlos, pièce autour de l’œuvre de Wagner et du romantisme noir, interrogeait notre capacité en tant que spectateur a recevoir ce qu’Arthur Perole considérait comme un nouveau romantisme porté par sa chorégraphie. Une proposition surprenante toute de lenteur et de précision horlogère, d’une sobriété austère mais qui finissait par embarquer le spectateur dans un voyage particulier, une danse où le regard s’emplit d’intensité que l’on soit sur scène ou dans la salle.

Scarlett, Arthur Perole, CieF © Nina Flore Hernandez

Scarlett, Arthur Perole, CieF © Nina Flore Hernandez

Scarlett, modernise la figure de la muse, tout en renvoyant à une culture classique, à une filiation qui serait ce lien d’influence que la Muse entretient avec l’artiste et : « qui  traverse le temps et les arts, fascine et intrigue. La pièce met en lumière des «caractéristiques» qui font de la muse l’inspiratrice première de l’artiste et questionne l’acte de représentation au cœur  de cette figure ». Réflexion sur l’acte de se donner à voir, relation narcissique qui se nourrit de multiples regards. Guide et inspiration pour l’artiste la Muse a aussi sa vie propre qui la projette en icône fascinante pour peu qu’elle sache capter et ravir (au sens fort) les regards.

Pour cette pièce qui interroge la fonction de représentation et  la relation entre créateur, inspirateur, œuvre  et public, Arthur Perole utilise une scénographie qui soutient le propos en utilisant des miroirs noirs qui démultiplient la présence des danseurs troublant le regard du spectateur. Réalité ou apparence de la présence, vision du groupe sur scène qui se métamorphose par ajouts successifs pour atteindre une frénésie qui questionne la schizophrénie provoquée par l’acte de représentation où l’on peut se perdre tout en s’exhibant.

Scarlett, Arthur Perole, CieF © Nina Flore Hernandez

Scarlett, Arthur Perole, CieF © Nina Flore Hernandez

Scarlett

Chorégraphie • Arthur Perole avec l’aide des interprètes Marie Barthélémy, Pauline Bigot, Cindy Emelie, Steven Hervouet. Musique  Giani Caserotto. Scénographie Samuel Aden. Lumière Guillaume Fesneau. Costumes  Catherine Garnier. Durée  50’.

 

Où et quand ?

 

Le mardi 31 janvier 2017 20h à la Rampe d’Echirolles dans le cadre du Concentré de danses

Scarlett – CieF/Arthur Perole from CieF on Vimeo.

Le spectacle sera précédé à 18h30 d’un  avant-propos mené par Florence Poudru, historienne, spécialiste de la danse et professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon. Ce rendez-vous avant  représentation abordent une thématique historique ou esthétique directement liée aux spécificités de la proposition. Une rencontre – à l’issue du spectacle – avec les équipes artistiques, animée par Florence Poudru, clôture la soirée.Durée 45mn | nombre de places limité. Réservation nécessaire : 04 76 400 505 | e-mail

Informations et billeterie c’est ici !

En savoir plus sur la CieF et Arthur Perole c’est  !

Image de Une, Scarlett, CieF crédit photo Nina Flore Hernandez.

est professeur et formatrice en histoire des arts, titulaire d’un DU en danse contemporaine, et danse depuis toujours. Co-fondatrice de CCCdanse.

Be first to comment