YAMA de Laura Arend

spectacle_item_66795a8b3f6f60b3920d13585651b265

On connaît encore peu, Laura Arend jeune danseuse française formée au CNSMD de Lyon en 2006 passée par le Merce Cunningham Studio puis interprète pour la Kibbutz Contemporary Dance Company (Israël) de 2011 à 2013 avant qu’elle ne crée en 2014 le premier festival de danse hip-hop d’Israël Hamafteah. Parallèlement en 2011,elle fonde sa compagnie Laboration Art Company (LAC) dont le siège social est en France mais qui se nourrit rencontres multiculturelles et dont les projets s’inscrivent dans un esprit d’échanges et de collaborations multipliant les passerelles artistiques. LAC a pour vocation de créer des pièces internationales qui s’inspirent de la culture des pays où ont lieu les créations et de la personnalité de danseurs venus du monde entier. À l’image du projet YAMA (création 2016 tirée du voyage en Inde de Laura Arend).

Yama, Laura Arend, cie LAC tous droits réservés.

Yama, Laura Arend, cie LAC tous droits réservés.

Marquée par un séjour d’un mois en Inde où elle suit une formation pour être professeur de Yoga, Laura Arend s’inspire de cette pratique et surtout de la philosophie bouddhiste  pour imaginer YAMA, mot sanskrit signifiant contrôle de soi, austérité, refrènement, devoir moral.

Confrontation entre valeurs occidentales (égocentrisme, besoin de possession et d’acquisition, jugement permanent de soi et des autres, violence, culte de l’apparence) et valeurs bouddhistes (renoncement, bienveillance, sincérité, probité, modération, détachement, absence de convoitise).

Forte de cette expérience et du choc culturel qu’elle reçoit en Inde, elle construit sa pièce « comme un véritable voyage, une exploration toujours plus poussée vers l’affranchissement personnel […]. Pour se faire, elle : « cherche l’authenticité du moment, crée des séquences dansées à partir des mouvements spontanés des danseurs. L’improvisation et l’urgence occupent une place centrale dans la création. Sans réfléchir, sans auto-jugement, le mouvement spontané devient source d’écriture chorégraphique. »

Partant de situations difficiles inspirées de la réalité qui nous entoure, la pièce s’interroge sur le rapport au bonheur proposé dans les deux cultures, comment les 5 Yamas (extraits des Yogas Sutras de Patanjali) : la non-violence, la sincérité, l’honnêteté, la modération dans les désirs, et le contentement peuvent s’exprimer dans les corps occidentaux. Une danse physique, comme un combat pour atteindre l’essentiel et développer une culture du vivre-ensemble.

Teaser de YAMA, Laura Arend, compagnie Laboration Art Company (LAC)

YAMA Chorégraphie : Laura Arend / Pièce pour 6 danseurs (3 femmes, 3 hommes)

Assistante chorégraphique : Lola Mino / Danseurs : Eli Cohen, Olivia Caillaud, Thomas Demay, Nicolas Zemmour, Damien Sengulen et Laura Arend / Création lumière : Jean-Yves Beck /Montage musical : Nicolas Pfeffer.  Durée : 50 minutes

Où et quand ?

vendredi 20 janvier 2017 – 20h Théâtre de Ménilmontant

Tournée avec les alliances françaises d’Inde en avril 2017 : Pune, Amritsar, Bombay, Jaipur, Delhi, Chennai, Pondichery…

Et en attendant YAMA vous pouvez voir Laura Arend dans IRMA, solo  inspiré par le parfum Chanel N°5 dans le cadre des Rencontres chorégraphiques du mouvement contemporain, premières recherches pour  Five sa nouvelle création 2017.

Irma, Five, Laura Arend 2017©Idan Ben Simon

Irma, Five, Laura Arend 2017 © Idan Ben Simon

7 janvier 2017 à 20h30 au Théâtre Douze, Paris IRMA (première étape de travail)

En savoir plus sur LAC c’est ici !

Image de Une, YAMA, Laura Arend, tous droits réservés.

 

 

 

 

est professeur et formatrice en histoire des arts, titulaire d’un DU en danse contemporaine, et danse depuis toujours. Co-fondatrice de CCCdanse.

Be first to comment