Rencontres internationales de danse de Seine Saint Denis

Cette année les Rencontres se tiendront du 12 mai au 17 juin, un peu plus d’un mois pour découvrir le travail des 28 compagnies invitées et diffusées dans 12 théâtres partenaires de 8 villes du département.

Une programmation très riche, entre soli et pièces de groupes et qui permet au spectateur de découvrir des cultures et des univers extrêmement variés.

 Programme

Vendredi 12 & samedi 13 mai 2017, Nouveau théâtre de Montreuil

Keren levi (NL/IS), The Dry Piece/XL édition 8 danseurs | 60 minutes

The Dry Piece | XL Edition  est inspiré par le chorégraphe Busby Berkeley (qui utilisait la femme comme personnage géométrique dans les années 1930) et par l’écrivaine Naomi Wolf a l’initiative de la thèse The Beauty Myth (les images de beauté utilisées contre la femme). Huit danseurs nus derrière un écran de projection, le spectateur devient voyeur : Keren Levi attire notre attention sur l’écart entre la beauté et la pornographie inhérent au violent (mâle) qui regarde le corps (de la femme).

Doris Uhlich (AT) Boom bodies | 8 danseurs et un DJ | 60 minutes

Boom Bodies, Doris Uhlich (c) Theresa Rauter.
Boom bodies, Doris Uhlich (c) Theresa Rauter.

« Je regarde les danseurs. Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Je me demande pourquoi le concept du mouvement qui s’engage a éliminer les frontières me fait autant peur. Le boom d’énergie qui se décharge déclenche quelque chose d’existentiel en moi, que je sois en train de regarder ou que je sois en train de le danser. C’est ce que j’essaye de déterminer. » Doris Uhlich.

Mardi 16 & mercredi 17 & jeudi 18 mai 2017, CND Centre national de la danse, Pantin 

Herman Diephuis (FR/NL) création, Tremor and more | Solo | 30 minutes,

L’interprète Jorge Ferreira aime jouer avec la transformation, être dans la maîtrise et le lâcher prise, se montrer a la fois féminin et masculin, ridicule et gracieux, simple et complexe. Pour ce solo, Herman Diephuis cherche a explorer cette capacité de transformation : partir du tremblement comme principe de mouvement et s’approcher, créer des arrêts comme des gros plans. Ces moments surgissent pour s’effacer à nouveau, absorbés par le rythme et l’énergie du tremblement obsessionnel.

Vera mantero (PO)Les serrenhos du Caldeirão | Solo | 70 minutes

Os serrenhos do caldeirao, Vera Mantero (c) Humberto Araujo.
Os serrenhos do caldeirao, Vera Mantero (c) Humberto Araujo.

Les Serrenhos du Caldeirão traite de la désertification et de la déshumanisation de la Serra du Caldeirão dans l’Algarve. A partir d’images réalisées par Vera Mantero dans la Serra, de chants de travail filmés par Michel Giacometti, cette pièce tire le portrait de peuples possédant une connaissance que nous avons perdue mais que nous pouvons réactiver : une connaissance dans la relation entre le corps et l’esprit, entre le quotidien et l’art.

Vendredi 19 & samedi 20 & dimanche 21 mai 201, Le Colombier Bagnolet, soirée partagée

Jasna Layes Vinovrski Public in private (HR/DE)Staying alive | Solo | 37 minutes

Montag_Modus by_Roger_Rossell_
Montag,  Modus, Jasna Layes Vinovrski (c) Roger Rossell.

Jasna Layes Vinovrski

Staying alive est une réflexion sur les notions d’ordre et de contrôle de la migration humaine et non-humaine. Outil technologique personnel, l’iPad tient un rôle d’agent de contrôle sur le corps de l’artiste qui peu a peu rentre en état de stress. La confrontation a des situations précaires et fragilisantes reflète l’idée de l’état d’urgence. « La tradition des oppressés nous enseigne que « l’état d’urgence» dans lequel nous vivons n’est pas l’exception mais la règle. » Walter Benjamin.

Mallika Taneja (IN)Thoda dyan se (be careful) | Solo | 30 minutes

« Un bref mode d’emploi destiné aux femmes pour éviter les ennuis qui les menacent, car vous savez…les temps sont durs. » Jeune comédienne indienne, Mallika Taneja aborde avec impertinence la question de la condition de la femme dans son pays. Performance irrévérente et pleine d’ironie, Thoda Dyan Se (Be careful) s’attaque aux préjugés que les femmes indiennes subissent au quotidien.

Daina Ashbee (QC-CA), Pour | Solo | 60 minutes

Daina Ashbee (c) Alejandro Jimenez.
Pour, Daina Ashbee (c) Alejandro Jimenez.

Marqué par ses origines cries, métisses (peuples autochtones du Canada) et hollandaises, le travail de Daina Ashbee oppose tradition a destruction. En levant le tabou sur ces douleurs intimes et les résonances émotives qu’elles suscitent, cette pièce interprétée par Paige Culley, allie force et vulnérabilité.

Mardi 23 & mercredi 24 mai 2017, Théâtre Berthelot, Montreuil

Séverine Rième (FR) création, Nos féroces | 5 interprètes | 50 minutes

Il y a près de deux ans, Séverine Rième est partie aux Antilles. Là, elle est frappée par la richesse de l’île, le foisonnement de la nature et l’énergie qu’elle distribue dans les corps, mais aussi la sensation de ravage de la colonisation. Au retour, elle se plonge dans Aimé Césaire, et tombe sous le choc de la force poétique de Cahier d’un retour au pays natalNos féroces s’empare donc de ce texte de manière fragmentaire et le propulse sur le plateau, comme une matière première que viennent révéler et transmettre les corps, la voix, la musique.

Jeudi 25 & vendredi 26 mai 2017, La Pop, Paris 

Jean-Sébastien Lourdais (QC-CA) & Jean-Luc Terrade (FR)Je suis une erreur, monologue pour un fumeur invétéré | Solo | 30 minutes.(Pièce immersive dans laquelle on peut se déplacer librement).

D’après Je suis une erreur de Jan Fabre (Éditions de l’Arche 1988) Manifeste proche de la profession de foi, la pièce se fonde sur un texte original de Jan Fabre. La confession brutale de l’artiste, qui avoue être une erreur, est comme une litanie qui, tout en hantant le texte, en isole certains éléments. La voix tisse sa toile d’aveux et de significations, tantôt métaphore de l’artiste, tantôt protestation. Protestation contre la réalité et ses lois, contre les évidences et le conformisme. Qui s’étonnera que ce morceau soit dédié a un cinéaste aussi subversif que Luis Buñuel et au théoricien du théâtre de la cruauté qu’était Antonin Artaud ?

Samedi 27 & dimanche 28 mai 2017, Mains d’œuvre, Saint Ouen

Vincent dance theatre (UK)Virgin territory | 8 interprètes | 90 minutes (surtitrage)

Virgin teritory, Vincent dance theatre Vincent Dance Theatre © Bosie Vincent (c) Bosie Vincent.
Virgin territory,  Vincent Dance Theatre © Bosie Vincent.

Avec l’humour noir typique du Vincent Dance Theatre, Virgin Territory porte un regard sans compromis sur ce que c’est pour les jeunes de vivre dans un monde numérique sur-sexualisé. Quatre adultes et quatre enfants négocient certaines vérités inconfortables a propos de la culture dans laquelle nous vivons : les corps y sont exposés, les identités faussées, et nos vérités les plus profondes cachées.

Samedi 27 & dimanche 28 mai 2017, La Chaufferie, Saint Denis

Alexander Vantournhout & Bauke Lievens (BE)Aneckxander, une autobiographie tragique du corps | Solo | 50 minutes

 Aneckxander, Alexander Vantournhout (c)Bart Grietens.jpg

Aneckxander, Alexander Vantournhout, Bauke Lievens (c)Bart Grietens.

Aneckxander est un solo épuré. Une nuque à rallonge, un surnom qui lui colle a la peau, quelques objets choisis avec soin et trois variations d’un morceau de piano d’Arvo Pärt. Drôle ou tragique ? Alexander/Aneckxander réécrit l’autobiographie de son propre corps en l’identifiant alternativement comme sujet, objet ou matière. Le résultat est un autoportrait cru dans lequel le corps a la fois se dénude et tente d’échapper au regard de ceux qui le regardent.

Mardi 30 mai 2017, Espace Michel Simon, Noisy le Grand

Thomas Hauert Zoo (CH/BE)Inaudible | 6 danseurs | 70 minutes

Thomas Hauert (c) Gregory Batardon.
Inaudible, Thomas Hauert (c) Gregory Batardon.

Déconstruisant les codes et les niveaux culturels, Inaudible propose un jeu entre culture savante et art populaire, entre séduction directe et déception des attentes qui donne une accessibilité au langage du chorégraphe et la rend imprévisible en même temps. Plusieurs formes d’interprétation se rencontrent pour donner naissance a l’expérience artistique : l’arrangeur invente l’orchestration a partir de la matière musicale, le chorégraphe compose avec tous la dramaturgie, les danseurs réagissent aux événements sur scène. Mais il y a aussi l’interprétation comme sens donné a un signe, un son, un geste : l’interprétation du spectateur.

Mercredi 31 mai & jeudi 1er  & vendredi 2 juin 2017, Le Colombier Bagnolet, soirée partagée

Mitra Ziaee Kia Maha (IR)Shekarpareh (Sugar candy) | Solo | 13 minutes

Shekarpareh porte un regard sur la femme moderne et sur une période passée de l’Iran, celle ou les rois avaient plusieurs femmes. Œuvre inspirée de motifs iraniens allant de la discipline a l’aléatoire, de la stabilité a l’instabilité, du calme au cri, du mouvement a la suspension, Shekarpareh est la connexion de ces deux périodes historiques différentes et de leur relation au monde, au mouvement et à la danse contemporaine.

Sina Saberi Maha (IR)Prélude to persian mysteries | Solo | 9 minutes

Trouver le chemin entre un passé invisible et un présent fragmenté, faire le lien entre une musique perse traditionnelle, un rituel ancien de l’ère des Zoroastriens et les notions spirituelles du livre sacré Avesta, tout en mouvement, la pièce explore la danse contemporaine perse.

Ruri Mito (JA)Matou | Solo | 17 minutes

Ruri Mito fait disparaître la figure humaine pour ne plus se concentrer que sur le corps, sa matérialité, ses formes, explorant les possibles, ceux contenus aussi dans le mot matou qui en japonais veut dire à la fois porter, se frotter, rouler, enrouler. Concernant cette pièce, la chorégraphe et interprète dit : « Je ne peux pas voir tout mon corps de mon vivant. Les tissus qui forment mon corps ne cessent de se renouveler et un jour ils disparaîtront. »

Ji Yeon Yang (KR), Meteor | Solo | 15 minutes

Le processus de la naissance humaine et sa mort, harmonie paradoxale dans la vie qui est squameuse mais belle, sale mais brillante, blessante mais joyeuse. Monologue du corps, la pièce évoque l’être humain transcendant, une vie d’étoiles filantes, un météore.

Oona Doherty (IE)Lazarus and the birds of paradise | Solo | 8 minutes

Oona Doherty adopte un langage corporel qui fait partie de sa marque de fabrique en tant que native de Belfast. Il s’agit du langage des rues hostiles, de la peur et de l’agression, un voile fin de vulnérabilité qui dissimule une posture provocante. Ce solo est un condensé de la jeunesse du nord et de l’enfer qu’est l’ennui. Une tentative de raviver les stéréotypes oubliés, défavorisés dans un clair-obscur lumineux de Caravage. Pour que les petits voyous, les truands, les gitans, les équarrisseurs, deviennent des oiseaux du paradis.

Vania Vaneau (BR), Blanc | Une danseuse et un musicien live | 45 minutes

Blanc, Vania Vaneau © Eric Villemain.
Blanc, Vania Vaneau © Eric Villemain.

Entre la performance, le concert et la danse, Blanc puise ses racines dans les origines brésiliennes de la chorégraphe et sa rencontre avec la culture européenne. Issu d’une recherche sur les rituels de transe chamaniques, Blanc questionne l’exposition du corps aux flux de cultures, d’histoires, d’énergie et d’émotions qui le traversent. Accompagnée par Simon Dijoud à la guitare, Vania Vaneau se prend au jeu du travestissement à l’aide de costumes chamarrés pour déployer dans l’espace les différentes couches dont l’Homme se pare comme autant de peaux et de masques.

Samedi 3 juin & dimanche 4 juin 2017, La Chaufferie, Saint Denis

Louise Vanneste (BE), création, Thérians | Duo | 45 minutes

Inspirée par Orlando de Virginia Woolf, la pièce commence par une femme et se poursuit par un homme. Ce duo soulève les questions liées a notre part de féminité et de masculinité. Les parades d’oiseaux comme base de recherche de mouvement et de présence scénique amènent un travail de vocabulaire a la fois subtil et lâché.

Claudia Catarzi (IT)40.000 Centimetri quadrati| Solo | 24 minutes

Un corps unique, réduit a l’essentiel, s’avance au sein d’un espace limité. Claudia Catarzi commence a partir du désir de redécouvrir ce que le corps peut rétablir, avec cette honnêteté inconditionnelle, autorisant l’idée de résider dans le mouvement. C’est rechercher pour trouver, au sein d’une limite précise, un accès a des conditions impossibles; c’est découvrir la flexibilité du corps dans des espaces spécifiques. Le rétrécissement affecte l’intelligence du corps qui exprime sa capacité a l’adaptation.

Jeudi 8 & vendredi 9 juin 2017, La Dynamo de banlieues bleues, Pantin, soirée partagée

Daniele Ninarello (IT) Dan Kinzelman (US)Kudoku | un danseur et un musicien live | 23 minutes

Le compositeur Dan Kinzelman et le chorégraphe Daniele Ninarello se rencontrent pour la première fois sur un territoire d’exploration commun : l’espace comme un lieu dans lequel exercer et transformer le corps sonore et physique, sa précarité, son impermanence, la fatigue de la résistance. Dan Kinzelman improvise et mixe sons électroniques, saxophone, clarinette, voix, créant des boucles et textures stratifiées. Daniele Ninarello, en constant dialogue avec ce paysage sonore, parvient à joindre les fils invisibles qui unissent le corps et l’espace.

Azu Minami (JA)Earth bound | Solo | 20 minutes

Issu d’une série baptisée Scar Tissue (Tissu de cicatrices) et inspiré par Hôsôtan de Tatsumi Hijikata (1972), considéré comme le créateur du butō, le solo d’Azu Minami puise comme son prédécesseur dans les forces obscures et les blessures pour faire naître une danse ou le corps est a la fois porteur d’une mémoire collective et de douleurs individuelles. « À travers la surface interne des cris déchirants de nos corps, nous serons sublimés par la danse. » dit la chorégraphe. La pièce est en effet née du tsunami qui a ravagé le Japon en 2011, et de la manière dont il est entré en résonance avec des cicatrices issues d’opérations qu’Azu Minami a subi enfant.

Kubilai Khan Investigations (FR), création, Black belt | Solo | 25 minutes

Avec le danseur Idio Chichava, Black Belt regarde l’Afrique en mouvement, d’après ce qu’il s’y vit et non d’après une vision fantasmée. Cette pièce se suit comme un poème agité d’une passion pour les formes vivantes et évolutives. Black Belt reconnait que nos imaginaires, africains autant qu’européens, restent imprégnés par l’histoire et le capitalisme. Parcourant une Afrique connectée, urbaine, mondialisée; cette jeunesse qui remplace le tweet au tract et qui créent ses logos sur le mur du web signerait-elle les premiers signes de son droit de réponse a son expression si souvent étouffée ?

Samedi 10 & dimanche 11 juin 2017, La Commune/L’Embarcadère, Aubervilliers

Simon Tanguy (FR), Roger Sala Reyner (ES), Fanni Futterknecht (AT), création, I wish I could speak in technicolor | Trio pour 2 danseurs et une installation | 50 minutes

Simon Tanguy (c) Christian Berthelot
I wish I could speak…Simon Tanguy, Roger Sala Reyner (c) Christian Berthelot.

Au carrefour entre la sculpture et la chorégraphie, Roger Sala Reyner et Simon Tanguy invitent l’artiste visuelle Fanni Futterknecht pour un voyage entre le rêve et l’éveil. Son installation physique devient une entité, un troisième corps dans la danse. La relation évolutive entre les organismes vivants et les surfaces vibrantes sur scène conduit à une transformation : I wish I could speak in technicolor déconstruit les identités et les formes, et se lance dans une folle expérience de la métamorphose qui pourrait bien ressembler à un voyage chamanique.

Pere Faura (CAT-ES), création, Sweet tyranny| 8 danseurs | 60 minutes

Sweet Tyranny, Pere Faura ©Tristan Perez-Martin
Sweet Tyranny, Pere Faura ©Tristan Perez-Martin

À partir des chorégraphies emblématiques des comédies musicales produites dans les années disco (1970 et 1980), la pièce dessine une analogie entre la danse comme extase et évasion, et la danse comme travail et profession. Copiant, remixant ou détruisant les chorégraphies de John Travolta et Patrick Swayze, la pièce transcende le cliché qu’ils représentent et déroule une transpirante réflexion a propos des différentes relations tyranniques qui sont inhérentes à la convention théâtrale, entre le fabricant et le marché, le chorégraphe et les danseurs, ou les interprètes et les spectateurs.

Ann Van den Broek (NL/BE), création, Accusations | 6 danseurs | 75 minutes

Accusations, Ann Van den Broek - WArdwaRD, foto Quirine Reijman, De Zagerij Ontwerpbureau
Accusations, Ann Van den Broek (c) Quirine Reijman, De Zagerij Ontwerpbureau.

Avec Auto-accusation de Peter Handke comme principale source d’inspiration, la pièce est une véritable course de relais de mouvements, d’images, de films, de textes et de sons. Ann Van den Broek donne une lecture autobiographique, et se concentre sur la frontière entre la danse et le théâtre, le concert et la performance. Les interprètes emmènent les spectateurs dans un voyage d’introspection pour trouver le meilleur d’eux-mêmes.

Mercredi 14 & jeudi 15 juin 2017, Théâtre du Garde chasse, Les Lilas

Michel Schweizer (FR)Keep calm | 10 enfants (plusieurs séances par jour en après-midi)

La proposition consiste à inviter des enfants de 10 à 13 ans à se réunir pour une activité créative qui aboutit à une performance produite exclusivement pour un public d’adultes. Il s’agit d’accompagner les enfants à réfléchir à trois questions relatives à leur niveau de connaissances concernant leur situation dans le (leur) monde et la relation qu’ils entretiennent avec le monde des adultes. Cela engage un travail d’écriture mené au sein d’une série d’ateliers qui aboutissent à des questions communément élaborées, négociées et partagées par tous les enfants dans un véritable vis-à-vis enfant/adulte.

Vendredi 16 & samedi 17 juin 2017, nouveau théâtre de Montreuil

Albert Quesada, Federica Porello, Zoltan Vakulya (Acme) & Octavi Rumbau (BE/CAT-ES), création, It’s time | 3 danseurs et 4 musiciens live | 60 minutes

It’s time réunit danseurs et musiciens qui enquêtent, interrogent et manipulent l’expérience subjective du passage du temps. It’s time propose une pause dans notre vie linéaire, chronologique, un moment pour explorer le son et le mouvement du temps vertical et dilué. À partir d’esthétiques inspirées des romans illustrés, les danseurs et les musiciens accélèrent, ralentissent, s’arrêtent et inversent leurs propres mouvements, amenant à la pièce des éléments étranges et dissociatifs. « Ce que nous avons réalisé est que l’étrange qualité qui nous fascine est la manipulation de notre sens du temps. » Albert Quesada.

Olivia Grandville (FR)Combat de Carnaval et Carême | 10 danseurs | 60 minutes

Combat de Carnaval et Carême, Olivia Grandville (c) Marc Domage
Combat de Carnaval et Carême, Olivia Grandville (c) Marc Domage.

Olivia Grandville s’empare du tableau de Bruegel l’Ancien, Combat de Carnaval et Carême et défend une liberté absolue de sa fantaisie poétique. La partition ausculte l’âme humaine de manière éminemment singulière. Dix danseurs munis de casques exécutent les consignes murmurées par la chorégraphe, les interprètes, jouent avec, pour créer un tableau vivant, toujours en mouvement.

Tout le programme c’est ici !

Image de Une, visuel des Rencontres Internationales de Seine Saint Denis tous droits réservés.

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