JET LAG 8 quand la danse fait du bruit

JETLAG8

Le festival Jet Lag 8 se tient du 4 au 31 mai à l’Étoile du Nord, il mêle danse et musique pour une rencontre où la danse fait du bruit et où la musique se danse !

Au programme

Jeudi 4 mai à 15h Des lustres Marjory Duprés

Des Lustres, Marjory Duprés - Copyright Tiffany Duprés

Des Lustres, Marjory Duprés – Copyright Tiffany Duprés

Des Lustres prend pour sujet la mémoire intime et sa résonance collective. Véritable travail sur les souvenirs, Des Lustres évoque leur apparence sensible et leur présence/absence au creux de l’hyper réalité de nos quotidiens. À travers une composition palimpseste, les matières convoquées visent à relier intime et universel, travaillant de concert avec l’oeil et l’esprit du public. Les axes autour desquels s’organise le travail de l’équipe pour la création, prévue en décembre 2017, sont le parti pris den l’intime, l’autonomie des médiums (notamment pour le lien entre danse, matière sonore et texte), l’immersion et l’intermédialité afin de construire une dramaturgie interactive : corps, son et image.

Jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 mai à 20h30 Rendez-vous sonores Nadia Vadori-Gauthier et h o m e de Paul Changarnier

Rendez-vous sonores

En janvier 2015, suite à l’attentat de Charlie Hebdo, Nadia Vadori-Gauthier s’est engagée dans un projet quotidien de résistance poétique : Une minute de danse par jour. En ouverture du spectacle home, elle nous convie à une performance, chaque soir différente, en compagnie d’un musicien : Paul Changarnier le 11 mai/Théo Lawrence le 12 mai/Adrien Kanter le 13 mai.Chorégraphe Nadia Vadori-Gauthier.

H o m e, © Guillaume Ducreux

H o m e, Paul Changarnier © Guillaume Ducreux.

h o m e 

Après avoir collaboré avec les chorégraphes Yuval Pick et Maud Le Pladec, Paul Changarnier, musicien au corps investi, décide de confronter sa pratique rythmique à celle de la danse. h o m e, cette première recherche chorégraphique, s’inspire des cinéastes Martin Arnold et Peter Kubelka pour créer un langage corporel singulier. Basée sur des principes de répétitions et d’accidents, h o m e est une pièce où le cut-up physique, ce « bégaiement de l’action », veut réorganiser une perception du temps par le mouvement et vient questionner la relation du couple dans son quotidien. La pièce interroge un rapport image/son sur une partition musicale originale entre musique contemporaine, électronique et noise pour une batterie et dispositif électronique.

Jeudi 18, vendredi 19 et samedi 20 mai à 20h30 Instant Sébastien Ly et L’Enfant phare Marion Uguen

 Instant

Instant, Sébastien Ly Copyright Sem Brundu

Instant, Sébastien Ly Copyright Sem Brundu

Instant invite à une plongée dans un temps suspendu durant lequel danse et musique deviennent les supports à un voyage intérieur propre à chaque spectateur. Traversé par des paysages contrastés, le corps se déploie de l’infime mouvement respiratoire à une déflagration incisive dans tout l’espace. La musique et le chant font se succéder rythmes puissants et silences. De cette rencontre entre le son et le geste naît Instant. Chorégraphie et interprétation Sébastien Ly. Compagnie Kerman. Musique live et chant Vahan Kerovpyan

L’Enfant phare Marion Uguen

L'Enfant Phare, Marion Uguen Copyright Sanford McCoy

L’Enfant Phare, Marion Uguen Copyright Sanford McCoy.

L’Enfant phare est un récit initiatique composé de tableaux dansés-chantés à entrées  multiples : adulte ou enfant chacun y trouve son conte. Du baume au cœur, beau mot cœur, beau moqueur, l’enfant phare fait des boucles et rond et rond petits pas tapant le rythme de ce chant. En route, suivons l’odyssée de l’enfant assoiffé de vie à la recherche de l’eau, de l’autre. Munie de son sac à dos, Marion Uguen conte sa danse, transforme les objets du quotidien en paysages sonores et visuels : un thermos faisant office de phare, d’instrument de percussion ou de longue vue, des cartes routières devenant montagnes

Mercredi 28, Lundi 29, mardi 30 et mercredi 31 mai, De Otoño, Valérie Onnis et Daniel Darius avec l’orchestre Silbando

DE OTONO - DR

De Otono, Valérie Onnis, Daniel Darius – DR

Dans ce spectacle pour un chanteur, 4 musiciens et 2 danseurs, l’univers fantastique de Julio Cortázar nourrit le tango argentin, lui apportant une nouvelle identité, déconstruite et contemporaine. Plutôt que d’être la représentation romantique d’une thématique passionnelle, le tango est pour la compagnie Argos/ Otrotango, une façon d’être au monde, comme le jazz. C’est une musique dont la forme est ouverte à différents champs d’exploration. Les représentations collectives du tango argentin en font une danse de couple selon les éternels qualificatifs de « sensualité », « passion », « force » ; dans l’imaginaire d’un large public, le tango serait une danse qui exacerbe la passion du couple dans des chorégraphies sexuées, où l’homme et la femme se confrontent dans la force et la virtuosité. Mais le tango s’ouvre sur bien d’autres thématiques que celle de l’homme et la femme : le tango chante le rêve, la solitude et les thématiques métaphysiques comme l’enfance, la vie et la mort.

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Image de Une, visuel du festival Jet Lag 8 tous droits réservés.

est professeur et formatrice en histoire des arts, titulaire d’un DU en danse contemporaine, et danse depuis toujours. Co-fondatrice de CCCdanse.

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